Urbanisme

lundi 31 décembre 2007

Urbanisme : « Un PLU pour faire de Puteaux une ville de villages » par Stéphane Pétrault

PuteauxvueaeriennePuteaux a semble-t-il bien du mal à se doter d’un PLU et continue à gérer l’utilisation du sol avec un Plan d'Occupation des Sols (POS). Le PLU va au-delà du POS et constitue une démarche plus réfléchie et élaborée. S’inspirant vaguement de l’étude de l’Université de Paris 7, le PLU de Puteaux en est encore à l’état de projet. Dans sa dernière mouture, l’ébauche de PLU présente «12 propositions» qui semblent n’avoir convaincu personne. En attendant que le PLU voit le jour et pour amener notre pierre à l’édifice, nous nous permettons ici d’avancer quelques idées et réflexions.

QU’EST-CE QU'UN P.L.U. ?

Le PLU est un outil d’expression et de mise en œuvre d’une politique d’urbanisme à long terme. Le PLU comprend des documents d’analyse de la trame urbaine, d’intention d’aménagement et d’application réglementaire et cartographiée.

Le PLU nécessite avant toute chose un diagnostic territorial pour en identifier les composantes, les mécanismes et les enjeux. Ce diagnostic comprend une analyse fine du territoire urbain et fait la synthèse sur deux points spécifiques que sont l’habitat et l’environnement.

L’autre volet du PLU est le Projet d’Aménagement et Développement Durable (PADD) qui définit les objectifs et les lignes de conduite d’une politique urbaine à long terme et énumère les projets d’aménagement à mettre en œuvre.

PUTEAUX, UN TERRITOIRE SOUS CONTRAINTES

Presque entièrement urbanisé, Puteaux reste un territoire sous contraintes :

- un tissu urbain est dense et peu d’espaces verts
- un centre ville et des commerces de proximité en perte de vitesse
- des quartiers à la structure urbaine décousue
- des liens et une circulation entre quartiers irrationnels
- un marché de l'immobilier soumis à de fortes tensions
- d’importants besoins en logements à loyer modéré à couvrir
- un parc de logements HLM ancien –voire vétuste- et fortement concentré sur certains quartiers (haut de Puteaux)
- un résiduel de logements insalubres
- des nuisances générées par des axes de circulation à fort trafic
- un trafic de transit par le centre ville excessif
- un reliquat d’espaces naturels de plus en plus menacés
- la présence d’une installation classée en milieu résidentiel, source de CO2
- une partie du territoire de la ville exposée à des risques d’inondations
- peu de réserves foncières disponibles, ce qui contraint toute politique urbaine

Géographiquement Puteaux est engoncée entre Nanterre à l’Ouest, Suresnes au Sud, la Défense au Nord et bordée à l’Est par la Seine. Les solutions d’expansion territoriale quantitative sont inexistantes.

PUTEAUX, TERRITOIRE EXCEPTIONNEL

Puteaux est en même temps un territoire exceptionnel parce qu’une des composantes du Grand Paris, lieu d’édification d’une grande partie de la Défense et d’urbanisation dressée en bord de Seine.
Puteaux bénéficie d’un bon accès aux réseaux routier et de transports en commun de l’agglomération parisienne et de la présence immédiate d’un environnement de qualité (l’île de Puteaux, le bois de Boulogne).

Puteaux compte nombre d’édifices à l’architecture remarquable : outre la Défense, citons le groupe scolaire Marius Jacotot et sa piscine, exemple remarquable de bâtiment de briques rouges des années 30, l’hôtel de ville, édifice colossal sur sa vaste place ou la symbolique Tour France de 1973. Puteaux c’est également ces innombrables témoignages du début du XXe siècle que sont ces immeubles sur cours, écoles, boutiques, remises, garages, pavillons et jardins.

Son site marqué par un dénivelé lui confère les caractéristiques d’une ville à étages (on parle du bas et du haut de Puteaux).

DIAGNOSTIC ET PROPOSITIONS DE L'UNIVERSITE PARIS-DIDEROT (PARIS VII)

Le rapport élaboré par l’Université Paris-Diderot apporte des propositions pour le Projet d’Aménagement et de Développement Durable. Nous retenons les idées suivantes :

- Pour La Défense, trouver une nouvelle dimension culturelle grâce à l’implantation de grands équipements permanents et renforcer ses fonctions de convivialité.
- Les franges du quartier de la Défense seront traitées pour faciliter les liaisons avec la Défense. Proposition est faite de transformer le boulevard circulaire en boulevard urbain, ce point étant d’ors et déjà acté.
- Au quartier des Bergères, créer une centralité secondaire et s’interroger sur le devenir paysager de cette entrée de ville. Il est recommandé d’accentuer l’action de réhabilitation, de céder une partie des logements sociaux des ensembles afin d’introduire une mixité sociale et de programmer la construction de logements neufs.
- Pour le centre ancien, relancer les ZAC et prolonger l’OPAH. La place du piéton et la circulation doivent être reconsidérées. La ZAC du Théâtre a pour rôle d’affirmer le Centre Ancien par une place plantée située sur un parking souterrain bordée de commerces en rez-de-chaussée. Il est proposé de lancer une réflexion sur l’avenir de l’îlot industriel Ellis.
- Etudier un aménagement piétonnier et cycliste des berges côté ville pour faciliter l’approche du pont et la traversée vers l’île. Une passerelle pourrait être envisagée.
- Un programme global de circulation alternative à l’automobile et de stationnement est à entreprendre. Les bus se déplacent et stationnent partiellement en sites propres.
- La lutte contre le bruit par un travail commun avec la RATP, la SNCF et l’aviation civile
- Un inventaire du patrimoine bâti de la ville pour apporter des mesures d’aide au ravalement et à la rénovation.
- La démarche Haute Qualité Environnementale adoptée pour les programmes d’équipement.

Logo_mairie_fleuriePUTEAUX, VILLE DE VILLAGES...

A ce niveau de la réflexion sur les orientations urbaines de Puteaux, Nous vous proposons l’élaboration et la mise en forme d’une politique urbaine autour de 4 axes majeurs :

1- Renforcer l’identité de chaque quartier et préserver les sites :

- Faire du centre-ville un pôle équilibré, le rendre agréable et attractif ; la rue Jean Jaurès devra s’ouvrir sur les rues voisines pour élargir le centre et redéployer ses fonctions et commerces
- Définir et respecter les traits architecturaux et paysagés identitaires de chaque quartier
- Faire émerger un pôle de centralité sur le quartier des Bergères, repensé autour d’une place centrale, par l’apport d’activités et le report de la circulation automobile de transit (RN13) en souterrain
- Conférer une valeur identitaire propre aux quartiers périphériques à la Défense
- Donner à la Défense la possibilité de se régénérer et cadrer son extension
- Promouvoir le choix d’une architecture audacieuse et l’intégration paysagère lors de la construction de nouveaux équipements publics
- Assurer des opérations d’aménagements pour ouvrir la ville sur la Seine
- Redéfinir pour chaque quartier de véritables lieux de vie, en se donnant comme priorité l'accès aux commerces de proximité et aux services publics

2 - L’environnement au cœur de tous les choix d’aménagements et de développement :

- Préserver l’île de Puteaux et ses espaces naturels
- Recourir systématiquement aux normes environnementales les plus avancées pour les travaux neufs et de réhabilitation des bâtiments publics
- Créer en ville des espaces verts durables (essences et arbustes adaptés, faibles besoins d’entretien et d’arrosage) et accessible à tous
- Par une politique de réhabilitation exemplaire et innovante, faire de Lorilleux un quartier vert neutre en CO2

3 - Repenser les liens et la circulation :

- Créer une passerelle entre la ville et l’île
- Repenser les liaisons piétonnes entre la ville et la Défense
- Améliorer les liaisons entre le haut et le bas de Puteaux
- Concevoir un plan de circulation pour diminuer le trafic de transit et favoriser la quiétude des quartiers et les déplacements des piétons et cyclistes
- Repenser l’accessibilité et développer les voies réservées aux bus

4 - Garantir la qualité et la mixité de l’habitat et des fonctions :

- Réhabiliter l’ensemble du parc de logements HLM existants pour garantir un haut niveau de confort et améliorer la consommation énergétique
- Déployer sur l’ensemble du territoire de la commune et intégrer dans chaque quartier un habitat social de qualité
- Garantir les moyens en locaux et en espace d’une politique culturelle variée et de qualité
- Faire émerger, piloter l’implantation et animer un réseau de petites et moyennes entreprises autour d’un projet fédérateur et porteur pour la ville

ANIMATION ET DEVENIR DU P.L.U.

Au-delà du diagnostic, des intentions d’aménagements et des aspects réglementaires, le PLU s’appuie sur des dynamiques territoriales en constante évolution.

Le PLU est un projet collectif qu’il faut porter et animer. Se pose la question de la nécessité de maîtriser les paramètres et les outils d’une telle politique d’urbanisme. Puteaux ne devrait-elle pas se doter d’une solide structure d’urbanisme qui regroupe les compétences nécessaires pour faire avancer ce type de projet ?

Un territoire qui évolue, ce sont des équilibres, des enjeux et des paramètres qui évoluent. Quatre paramètres en particulier vont par la force des choses évoluer et influencer les équilibres territoriaux et la politique urbaine de la ville :

a) Puteaux, ville humaine où chaque quartier offrira un cadre de vie harmonieux à ses habitants en assurant le lien entre tradition et modernité.

b) La Défense, sa gestion, son expansion, son devenir dans une logique de plus en plus marquée vers le développement durable.

c) La coopération intercommunale avec les communes limitrophes sur des enjeux de territoires communs.

d) L’émergence d’un Grand Paris et la prévalence de projets d’intérêts communautaires à cette échelle

Stéphane Pétrault

D'autres liens pour cette contribution ? Pages P.L.U. (en cours d'élaboration) sur le site municipal - Pages urbanisme sur MonPuteaux - Site du Conseil Général 92 - Le PLU en rupture avec le POS - Le PLU selon la loi SRU - Site de la Fédération Nationale des Agences d'Urbanisme

mercredi 05 décembre 2007

Logements "démarche HQE" : "Efficacité énergétique et empreinte environnementale des logements" par Bruno Lelièvre

Vue_hqe_2L’Ile de France est la région française la plus dense en logements. C’est aussi la région où les logements sont les plus anciens : 60 % des logements individuels et 75% des logements collectifs ont été construits avant 1975. Les exigences thermiques quasiment inexistantes de l’époque et la dégradation des bâtiments dans le temps, engendrent aujourd’hui un parc peu performant.

Puteaux a une particularité : l'importance (en nombre de logements et en part relative) et l'ancienneté voire la vétusté de son parc de logements HLM. On peut citer notamment les immeubles des quartiers Berthelot, Cartault, Lorilleux, Hugo, Verdun. Les logements de ce type peuvent consommer jusqu’à 500 kWh par m² et par an, essentiellement en chauffage. Ces logements rénovés pour l’efficacité thermique peuvent descendre à 50kWh par m² et par an, soit une économie de 90% ! Ceci présente un grand intérêt pour l’occupant du logement, qui voit ses charges diminuer, et pour la planète qui voit la quantité de CO2 rejeté diminuer.

De plus, l’argent économisé par l’occupant augmente son pouvoir d’achat, utilisable notamment sur des produits porteurs d’emplois en France. Pour un appartement de 50m², le passage de 500 kWh /m²/an à 50kWh /m²/an représente une économie de 1213 € en chauffage au gaz de ville, 2700 € en chauffage électrique ! Voir les données du calcul dans le tableau suivant :

C1 : Source d'énergie - C2 : Prix du kWh (€ TTC) - C3 : Coût pour un appart de 50 m² à 500 kWh /m².an (€) - C4 : Coût pour un appart de 50 m² à 50 kWh /m².an (€) - C5 : Economie due à l'isolation thermique (€)

C1
Electricité
Données www.bienchezmoi.com, août 2007 (C2) 0,1200 (C3) 3000 (C4) 300 (C5) 2700

Gaz de ville
Données www.bienchezmoi.com, août 2007 (C2) 0,0539 (C3) 1347,5 (C4)134,75 (C5) 1213

Fioul
Données www.bienchezmoi.com, août 2007 (C2) 0,0638 (C3) 1595 (C4) 159,5 (C5) 1436

Gaz propane bouteille
Données www.bienchezmoi.com, août 2007 (C2) 0,1061 (C3) 2652,5 (C4) 265,25 (C5) 2387

Tableau comparatif Bien Chez Moi

On voit l’énorme gisement d’économie d’énergie représenté par l’habitat ancien. Ce gisement a d’ailleurs été considéré comme prioritaire par le Grenelle de l’environnement. Dans le même sens, la loi sur l'énergie du 13 juillet 2005, transcrivant en droit français une directive européenne, complétée par le décret du 21 mars 2007, prévoit des obligations de performance énergétique pour les bâtiments de plus de 1.000 m2 faisant l'objet de travaux de réhabilitation importants, à effet d’avril 2008. Pour les opérations de moindre importance, des exigences de performances minimales seront imposées lors du remplacement de composants de l'enveloppe (fenêtres, isolation thermique) ou d'équipements énergétiques.

D’autre part, la rénovation de l’habitat ancien est un gisement considérable d’emploi non délocalisables. Je tiens à marquer ce point, pour tordre le cou aux préjugés qui opposent développement économique et développement durable.

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’état à l’Ecologie, annonçait récemment lors de l’émission télévisée Mots croisés que le secteur de la rénovation de l’habitat ancien pour l’efficacité énergétique serait source de création de 100.000 emplois au niveau national, et nécessiterait un vaste plan de formation.

La mairie de Puteaux a un rôle à jouer dans ce projet de rénovation :

• Par le biais de son rôle décisionnaire dans les investissements sur les logements HLM de Puteaux qui représentent 30% du parc de logements collectifs,
• Par des participations aux financements des rénovations de logements privés, par exemple par des prêts à taux 0,
• Par l’aide à l’installation sur le territoire de Puteaux d’entreprises de rénovation de logements,
• Par l’aide à l’installation d’entreprises compétentes dans les bâtiments à énergie positive, pour aller au-delà de la simple réduction de la consommation ! Pour référence, en Allemagne, le seul secteur du photovoltaïque représente 5.000 entreprises et 35.000 emplois.

Comme préalable aux rénovations, je propose la réalisation de diagnostics de performance énergétique et d’études de faisabilité de rénovation aux normes HQE sur le parc HLM de la commune. Pour mémoire, la démarche HQE, initiée en 1996 et définie par quatorze exigences environnementales, va au-delà de la seule efficacité énergétique.

La démarche HQE vise à limiter l’empreinte environnementale d’une construction ou réhabilitation de bâtiment, aussi bien lors de sa réalisation que lors de son exploitation : consommation de ressources naturelles, gestion de déchets, nuisances sonores…, tout en garantissant un environnement sain et confortable pour l’occupant.

L’ARENE, entre autres acteurs, propose l’établissement d’un diagnostic environnemental préalable à un projet de rénovation, réalisé par une équipe constituée d’un thermicien, d’un généraliste environnemental, et d’un économiste. Une norme THQE (très haute qualité environnementale), encore plus exigeante, est en cours de mise en œuvre. Il faudra bien sûr la prendre en compte et compléter ainsi, la norme qui sera déjà mise en place.

Tout reste à faire Puteaux dans le domaine de l’efficacité énergétique des bâtiments !

Bruno Lelièvre

Sources intéressantes :

Dossier : Bâtiment et démarche H.Q.E. (PDF)

Dossier : Ademe

Tableau de Bord de l'énergie en Ile-de-France


D'autres liens pour cette contribution ? Pages Environnement du site municipal - Pages Environnement de MonPuteaux - Site du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable - Site de l'Agene Régionale de l'Environnement et des Nouvelles Energies - Informations sur la Haute Qualité Environnementale sur Wikipédia

mercredi 03 octobre 2007

Urbanisme : « Cachez cette esplanade que je ne saurais voir au-delà des barricades »

Vue_esplanade_hotel_de_ville_barricEn revenant de mon vide-grenier du quartier de la Vieille Eglise, je suis reparti chargé comme une vraie mule, de toutes les merveilles que j’avais déniché.

Décidé à finir cette journée par une balade sportive, je me décide finalement pour l’option « centre ville » où je suis censé admirer ma Mairie, ses jets d’eau dont l’Esplanade est ornée et son dernier Palais en chantier.

Après avoir dépassé l’étouffant épisode de ces maudites grilles qui m’ont empêché d’apprécier de plus près le spectacle de danse de qualité, je me croyais à jamais vacciné.

Arrivé au bout de la rue Jean-Jaurès, je jette un regard latéral sur cette Esplanade censée porter l’image d’une ville saine et apaisée. Et là : c’est le drame !

Point de grilles surélevées mais une kyrielle de barricades vertes et délavées, tout empilées au gré du bon vouloir des agents qui les ont déposées !

Un mur que dis-je, mais c’est une cathédrale ! Veux-t-on encore m’imposer un détour ? Essaye-t-on de protéger un site exceptionnel ? Par dépit, je m’approche lentement de cette nouvelle zone de délit. Et là : c’est le néant !

Vue_esplanade_dalles_cassees_hotel_Pas de site exceptionnel classé mais une Esplanade aux carreaux bien défoncés. J’inspire, j’expire, je hurle et je m’écrie : « mais pourquoi cette ville m’en veut au point de me refuser d’aller et venir au gré de mes envies ? ».

Je m’interroge encore et c’est à ce moment là qu’un adolescent s’approche et me lance : « C’est la mairie qui veut pas que les jeunes fassent du sket’ et qu’ils se réunissent ici ! ».

La réponse a donc fusé comme une épée qui m’a déchiré. Cette ville camoufle donc tous ses accès, prive ses habitants du droit de circuler et renonce au fait de les voir se rencontrer pour échanger et s’exprimer.

A trop vouloir jouer l’esprit sécurité, on n’en oublie les principes de liberté. A moins que cela ne soit fait pour cacher une forêt de dalles cassées.

Notre Esplanade est en triste état et toutes les barricades du monde entier n’y pourront rien changer !

Olivier

lundi 01 octobre 2007

Sécurité : Puteaux, la ville où les grilles s’élèvent mais ne s’ouvrent jamais

Grille_eglise_4Des grilles, toujours des grilles, encore des grilles. Tel pourrait devenir un slogan renommé et réaliste de notre chère cité.

Ce dimanche 30 septembre, profitant du vide-greniers et du Marché aux Peintres organisés dans le quartier de la Vieille Eglise, j’espérais trouver un petit espace de liberté et de sérénité.

Une fois arrivé, si les chalands et les prix étaient en quantité, je suis resté estomaqué et presque animié par une vision qui ne m’a guère enchantée. Ce joli quartier pavé m’a offert un spectacle digne d’une citadelle assiégée.

Une place de la Vieille Eglise totalement cernée et défigurée par une profusion de grilles -dont on cherche toujours l’utilité- brisant totalement la beauté et l’harmonie d’un site qui mérite d’être préservé certes, mais mis en valeur avant tout.

Dans tous les quartiers de Puteaux, l’on remarquera cette facheuse habitude d’avoir installé une quantité de grilles et de barricades qui entourent : les squares, les fontaines, les bambouseraies et autres lieux de vie fréquentés par les habitants.

Grille_eglise_maireEsthétiquement parlant, ces barrières « anti-habitants » peuvent être considérées comme immondes. Si la volonté de la municipalité est d’assurer une protection de ces endroits, ou d’en limiter les accès par excès sécuritaire, ce choix va à l’encontre du principe de libre circulation des personnes et contraint les habitants à de perpétuels détours les privant de quelques joyaux municipaux.

Une ville ouverte, c’est une ville où l’on peut circuler et respirer librement. Si une sortie dominicale se transforme en une étape étouffante, autant rester chez soi ou loin de cette ville où les grilles ne s’ouvrent jamais.

A un moment donné, ces grilles honteuses m’ont empêché de m’approcher du concert « antillais » donné devant cette vieille église si prisée. Citoyen engagé j'étais pourtant bien décidé à ne pas me laisser priver d'un spectacle aussi coloré.

Rien à faire, ces maudites grilles m'en ont pourtant privé. Toutefois, ma contrariété s’est largement apaisée, lorsque celles-ci ont été ouvertes comme par magie…à l’arrivée de notre Députée très orangée !

Olivier

mercredi 05 septembre 2007

Grenier : P.L.U. - propositions pour le projet d'aménagement et de développement durable de Puteaux

Voici la dernière publication tirée de l’étude menée en 2003 –à la demande de la Ville de Puteaux- par le Pôle Sciences de la Ville de l’ Université Paris-Diderot VII, et consacrée aux propositions d’aménagement et de développement durable de Puteaux.

Sur l’ensemble des situations évoquées et propositions avancées : la situation stratégique de Puteaux, la nécessaire ouverture à l’intercommunalité, le développement de ses pôles d’activités et la préservation de la qualité de ses infrastructures, de son patrimoine et de son environnement.

Logo_developpementeconomique1 - PUTEAUX, UN ROLE A RENFORCER DANS L’OUEST PARISIEN

- La place de Puteaux dans l’aménagement du territoire de l’Ouest parisien.

Avec sa situation privilégiée, proche de Paris, partie prenante du pôle tertiaire de la Défense, Puteaux doit donner à sa dimension résidentielle bien établie une impulsion à la hauteur des exigences de confort de ses habitants et des générations à venir.

- Développer la coopération intercommunale.

La ville de Puteaux doit affirmer son rôle de partenaire incontournable dans la coopération intercommunale avec Courbevoie et Nanterre sur le territoire de la Défense pour orienter solidement son développement vers le 21ème siècle.

- Valoriser le site de la Défense, axe historique. La Défense, gérée par L’EPAD, s’étend sur trois communes : Courbevoie, Nanterre et Puteaux. Le projet de créer le premier et le plus important des quartiers tertiaires de la région parisienne a parfaitement réussi. Il faut accentuer le dynamisme avant-gardiste de ce pôle pour lui garantir son attractivité nationale et internationale. Le schéma urbain d’une zone piétonne sur dalle distribuée par un boulevard circulaire et un niveau de desserte sous dalle a vieilli et pose de nombreux problèmes de gestion quotidienne et de sécurité. Une mixité ou une complémentarité de fonction est à rechercher afin de réduire le contraste journalier - densité forte de jour, vide le soir - par une nouvelle dimension culturelle.

- Affirmer les apports de l’activité tertiaire sur la commune. La commune de Puteaux est riche des très grandes implantations tertiaires de prestige de la Défense et d’une partie du Bord de Seine. Cependant, on pourra compléter ces implantations par une diversification de l’offre, en programmant des implantations de taille plus réduite, pour des activités plus variées.


2 - LE DEVELOPPEMENT DURABLE AU SERVICE D’UNE MAITRISE DU DEVELOPPEMENT DE PUTEAUX

Les projets urbains structurants (les principes) :

o Repenser les relations, les liaisons avec la Défense
o Accentuer le rôle du Centre Ancien
o Développer une centralité secondaire sur le Plateau autour du Rond Point des Bergères
o Poser le problème de la création de petites zones d’activités

Photo_vieux_puteauxMéthodes de travail :

Nous avons pris comme hypothèse de travail une stabilisation de la population, compte tenu des réserves potentielles des ZAC, des opérations de réhabilitation et malgré les démolitions de bâtiments vétustes. Nos propositions visent à améliorer la qualité de la vie des habitants, ce qui implique une réflexion sur certains équipements : augmentation des dimensions ou création de places, de parcs, implantation de bâtiments scolaires…

a – Prise en compte et la maîtrise de la bivalence de la ville

- Une planification de la réduction de la bivalence entre « le Puteaux traditionnel » et « le Puteaux pôle d’activités ». Les difficultés de relations entre les habitants des deux territoires contigus aussi différents ne peuvent s’aplanir qu’avec le temps et une volonté commune de travailler sur le statut du territoire intermédiaire aujourd’hui, commun demain.

- La diversité des fonctions urbaines (emploi, habitat, activité, …) réduit le transit quotidien domicile/travail et favorise l’animation locale. Les grandes activités industrielles étant du passé, une incitation à l’implantation de PME, sous forme d’hôtels industriels, de locaux réservés à l’artisanat ou de pépinières d’entreprises peut être envisagée. Ces activités seraient adaptées à la population locale active ou en voie de l’être.

- La continuité de la politique de l’habitat, confirme la vocation résidentielle de la ville en mettant en place un programme local de l’habitat. La qualité de l’habitat s’améliorant, le parc de logement devient plus attractif. Cette transformation se prolonge en améliorant la prise en compte des spécificités socio-économiques de la population. et de la dimension historique du patrimoine. Les Zones d’Aménagement Concerté représentent un potentiel important de logements.

- Les logements existants : Une enquête doit inventorier les bâtiments et logements estimés dégradés et permettre la mise en place d’un plan d’actions de résorption. L’OPAH pourra être prolongée et étendue avec le souci permanent du maintien de la population sur place.

Photo_squat_voltaireSous réserve du respect des prescriptions techniques des services de la ville, des mesures d’aide au ravalement et à la rénovation inciteraient les propriétaires des immeubles ou ensembles d’immeubles participant des centralités locales (planche 5.01) à entreprendre des travaux.

Dans le même contexte d’aides, le regroupement d’une partie des petits logements (une et deux pièces) en logements plus grands, mieux adaptés à la population, est à encourager.
Comme le prévoyait déjà le POS, les principales zones d’habitat pavillonnaire seront délimitées et protégées.

- Les logements neufs : Leur nombre sera défini en fonction des objectifs de stabilité ou de croissance de la population envisagés. Le retard pris par les ZAC laisse apparaître un réservoir de population. Cependant une amélioration de l’habitat entraîne une augmentation de la surface des logements et une réduction du nombre des logements qu’il faut compenser.

- La répartition des logements sur la commune : Avec 29 % de son parc de résidences principales en logements sociaux (statistiques du recensement de population, INSEE, 1999) [ 35 % de logements sociaux selon les normes de la loi SRU qui inclut dans le décompte les logements conventionnés] la commune de Puteaux dépasse largement les 20 % exigés par la loi SRU. Cependant, la répartition du logement social et du logement privé détermine des zones trop marquées. Un rééquilibrage favoriserait la mixité sociale :

• par la mise en accession à la propriété de certains immeubles sociaux,

• par l’implantation de logements neufs locatifs ou en accession,

• par une nouvelle répartition spatiale, horizontale et verticale, dans les immeubles.


b – de nouveaux territoires de projets

LA DEFENSE
doit trouver une nouvelle dimension culturelle grâce à la relance, au développement des équipements en place et à l’implantation d’équipements permanents majeurs d’échelle régionale : bibliothèque, médiathèque, musée et conservatoire des nouvelles technologies, fondation, centre d’Arts contemporains avec salle des ventes, lieux de spectacles, Festival de danse, équipements sportifs.
La_grande_arche_de_la_defenseLa Défense est un lieu de visite pour les touristes étrangers ; elle doit aussi attirer les habitants des quartiers environnants par une convivialité diurne voire nocturne au quotidien : petits cafés, jeux de plein air, expositions temporaires, espaces scolaires d’animation et d’information, halte-garderie, …

LES FRANGES DU QUARTIER DE LA DEFENSE pour faciliter les liaisons avec la Défense

Proposition 1 : Une étude est lancée en vue d’agrémenter, et sécuriser les longs cheminements piétonniers (mise en lumière, signalétique, matériaux durables), et de faciliter les flux domicile/travail en augmentation à partir des logements nouveaux du centre. Par ailleurs, les liaisons automobiles et piétonnes transversales sont étudiées.

Elles permettent le développement d’une urbanisation de type Centre Ancien le long de ces voies – le Centre Ancien « monte » vers la Défense -. Une partie des espaces construits peut être réaffectée (parkings) et, sur les terrains encore disponibles, sont implantés des logements et des activités redonnant une échelle de quartier aux fonctions urbaines. Ce travail de réappropriation humaniserait l’approche des ensembles de bureaux et transformerait le boulevard circulaire en voirie de desserte locale ; il resterait à trouver une autre dénomination au « boulevard circulaire ». Des activités de type PME pourraient voir le jour sur les espaces récupérés. Les espaces résiduels, laissés pour compte, seraient retravaillés pour intégrer la trame verte de la ville et agrémenter les cheminements.

Proposition 2 : En développement du projet EPAD sur le territoire de Courbevoie, le boulevard circulaire est transformé en boulevard urbain à double sens, donnant accès aux différents parkings, aux tours et autres bâtiments tertiaires. Le flux de transit étant obligatoirement souterrain, le boulevard circulaire aérien du côté de Puteaux peut être :

• Soit démoli et remplacé par un boulevard au sol, desservant une extension du centre Ancien de même esprit que dans la proposition 1 mais dans des conditions bien plus favorables

• soit maintenu pour la desserte des tours libérant ainsi le sous-sol technique et permettant l’usage hebdomadaire du belvédère pour les piétons, patineurs et cyclistes et pourquoi pas, une fois par an, pour une grande festivité type parade, grand prix automobile « de l’économie de l’énergie » (en mémoire à Monsieur De Dion Bouton).

Zac_bergeresLES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT DU NORD DE PUTEAUX, LE PLATEAU, LE RESEAU VERT, UN POLE D’ACTIVITES RECENTREES

• L’aménagement des terrains libérés doit donner son identité au Plateau en créant une centralité secondaire.

Une étude paysagère d’entrée de ville doit s’interroger sur le sens du Rond Point, sur sa position par rapport à l’avenue et imaginer le paysage que Puteaux veut se donner de ce point de vue :

Proposition 1 : Le Rond Point est bordé côté Sud par une continuité bâtie (mur) interrompue par trois failles verticales aboutissement de la rue de la République, du prolongement de la rue Bernard et de la rue des Fusillés de la Résistance. Ces failles créent trois portes qui laissent deviner un urbanisme paysager. Les immeubles formant le mur renvoient à l’architecture de l’avenue Charles de Gaulle et vers la Défense à l’horizon.

Proposition 2 : Le Rond Point reste entouré de constructions R+1, R+2 maximum, de jardins, de cafés populaires, rénovés s’ouvrant sur le Plateau à travers les voies existantes bordées d’arbres et le prolongement de la rue Bernard, livrant directement les espaces.

Proposition 3 : La RN 13 est bordée côté Sud d’un immeuble signal continu avec des commerces à rez-de-chaussée créant une place plantée, tranquille, côté Plateau. De part et d’autre de l’immeuble on accède discrètement au Plateau, la façade courbe guide le regard vers l’avenue Charles de Gaulle et la Défense.

Proposition 4 : Même disposition qu’en 3 pour l’immeuble écran mais la place, protégée de la RN13 est agrandie pour recevoir un équipement (par exemple un Lycée d’enseignement général si celui-ci n’est pas implanté dans le Centre ancien).

Photo_auguste_blanche
• Le programme local de l’habitat, pour établir une mixité plus forte, doit permettre :

- de continuer et d’accentuer l’action de réhabilitation,
- de mettre en vente une partie des logements sociaux des ensembles afin d’introduire une mixité sociale et de financer les organismes constructeurs
- de programmer la construction de logements neufs dans le cadre de la ZAC ou sous une forme plus libre de lotissements publics ou privés.

Les cheminements piétons et cyclistes doivent se poursuivre librement le long des voies réaménagées. Ils seront ouverts sur les espaces verts publics ou laisseront percevoir les espaces verts privés dont certains resteront accessibles en journée. Des jardins locatifs potagers ou simplement d’agrément peuvent être créés à l’intérieur des ensembles de logements ou en cœur d’îlot de pavillons et ainsi rappeler le passé agricole. Le parc de stationnement sera adapté en conséquence.

Le marché, d’ores et déjà déplacé, doit avoir une architecture facilement identifiable et être accompagné d’une place. Ces deux éléments et les immeubles les bordant dont les rez-de-chaussée sont animés de commerces forment la centralité secondaire.

• Cette centralité pourrait être renforcée par l’implantation près de cette place d’une structure d’accueil pour PME ou d’une pépinière d’entreprises pour nouvelles technologies, d’un lycée d’enseignement général.

L’AFFIRMATION DES PROJETS ENTREPRIS SUR LE CENTRE ANCIEN DE PUTEAUX

Partie prenante du programme local de l’habitat, le Centre Ancien doit être dynamisé par la reprise des actions phares que sont la ZAC du théâtre, la ZAC EDF, la prolongation de l’OPAH et la mise à l’étude des zones Bleues.

Une réflexion sur l’avenir de l’îlot industriel Ellis en rapport avec la mixité des fonctions urbaines doit être menée.

Plusieurs hypothèses existent :
1/ implantation d’activités uniquement, de logements uniquement en ignorant le passé industriel du lieu, ou combinaison des deux en plus ou moins grandes proportions.
2/ implantation d’un parc avec un équipement de formation : Lycée d’enseignement général, école internationale, université.

Logourbanismern13LA PLACE DU PIETON
(ses extensions : terrasses de café, devantures des commerces, kiosques, bancs) doit être reconsidérée ainsi que la circulation et le stationnement cycliste. Une partie du stationnement de surface devra céder la place aux trottoirs et les véhicules devront rallier les parcs de stationnement mis à leur disposition dans les bâtiments existants ou à construire. La ZAC du Théâtre pourrait affirmer le Centre Ancien en proposant une place plantée située sur un parking souterrain bordée de commerces en rez-de-chaussée, activités et logements en étages, en relation directe avec le boulevard Wallace, intégrant le rue Mars et se prolongeant jusqu’à la rue Collin.

L’ILE ET SES BERGES
offrent de nombreuses activités de loisirs. Il serait souhaitable que du côté de la ville un aménagement piétonnier et cycliste des berges soit étudié pour faciliter l’approche du pont et la traversée vers l’île. Une passerelle au niveau du square Léon Blum ou de la rue Soljenitsyne pourrait être envisagée.


c – La continuité et la mise en valeur de la qualité environnementale :

Ile_de_puteaux
- Le fleuve et le relief représentent des atouts majeurs dont il convient de tirer parti.

- L’île, lieu de détente et de loisir doit être préservée en distinguant matériellement les espaces réservés aux piétons, aux cyclistes, afin de protéger la flore.

- L’affirmation de la qualité résidentielle à Puteaux :

Une trame verte à compléter. La vue aérienne de Puteaux révèle une grande variété d’espaces verts. Si la plupart, évidents, sont aménagés pour recevoir promeneurs ou/et sportifs, d’autres plus discrets, oubliés ou laissés à l’abandon représentent un potentiel intéressant. Superposés ou en liaison avec les circuits piétonniers ou cyclistes, ces espaces rythment les déplacements urbains.

Un programme global de circulation alternative à l’automobile et de stationnement est entrepris pour définir les circuits prioritaires en articulation avec les transports en commun.

La population doit disposer d’un réseau piétonnier efficace. Les trottoirs et pistes cyclables empiètent sur les chaussées et forment des itinéraires protégés de promenades d’équipements à équipements. Les commerces trouvent des espaces privilégiés, leurs accès se font plus librement. Exemple : le boulevard Richard Wallace partiellement piétonnier.

Les bus adaptés aux migrations journalières se déplacent et stationnent partiellement en sites propres.

la lutte contre le bruit : prise en compte de l’étude en cours, à croiser avec le programme global de circulation alternative et avec le travail sur la trame verte. Un travail commun avec les services gestionnaires du tramway, de la RATP, de la SNCF, de l’aviation civile (hélicoptère compris) devrait être entrepris pour coordonner une réduction globale des nuisances sonores nocturnes et diurnes.

le vivant dans la ville, la faune Prenant en considération la multiplicité des espaces plantés, et en particulier de l’île, un inventaire (voire une étude) de la flore et de la faune (oiseaux, poissons, petits rongeurs) serait intéressant à mener, en collaboration avec les établissements scolaires et les associations spécialisées régionales.

la définition d’un patrimoine architectural bâti. La ville de Puteaux mérite un inventaire de son patrimoine historique. La reconnaissance de ce patrimoine implique des mesures d’aide au ravalement et à la rénovation. Ces aides sont accordées sous condition du respect de prescriptions architecturales et techniques.

les mesures de préservation de certains paysages très spécifiques. La mise en œuvre d’actions de valorisation et de protection des vues : sur le Centre Ancien de Puteaux et au de-là sur la Seine et Paris, depuis la corniche du Plateau, ainsi que sur les tours de la Défense depuis les rues orientées Nord-est, Sud-ouest

la gestion des risques : sous-sol, effet de serre, inondations : la démarche Haute Qualité Environnementale sera adoptée pour les programmes d’équipement.

L'intégralité de cette étude est consultable en cliquant ici.

D’autres liens : Pages « histoire et patrimoine » du site municipal – Pages « patrimoine » de MonPuteaux – Site de La Défense (portail public de l’EPAD) – Page sur l’EPAD – Site du Conseil Général des Hauts-de-Seine


jeudi 30 août 2007

Grenier : P.L.U. - synthèse pour le projet d'aménagement et de développement durable de Puteaux

Suite de la publication de sujets tirés de l'étude sur le Plan Local d'Urbanisme rédigée par le Pôle Sciences de la Ville de l'Université Paris-Diderot VII.

Après les thèmes du logement et habitat putéolien (partie 1 - partie 2) et de la circulation et des transports (partie 1 - partie 2), nous publions la dernière partie de ce rapport qui dresse un bilan général de cette étude.

Cette première partie est consacrée à la synthèse, la seconde sera dédiée aux propositions faîtes et aux solutions qui conviendront d'être adoptées dans les prochaines années.

Puteaux est "officiellement" mentionnée au 12ème siècle par l’abbé Suger comme « nouveau village » relevant de la paroisse de Suresnes, dont elle dépend.

Souvenir_de_puteauxDurant près d’un demi-millénaire, Puteaux ne fut alors qu’un bourg composé d’artisans et d’agriculteurs. Au moment de la révolution industrielle, Puteaux assise sur un site géographique et naturel favorable attire usines et industries : en bord de Seine, proche de Paris et d’un axe important d’accès à la capitale, la ville amorce dès le début du XIXe siècle un développement industriel qui marquera fortement son histoire et sa trame urbaine. (crédit photo : Bonjour de Puteaux)

La création d’un établissement public d’aménagement de la Défense en 1958 introduit une architecture de pointe et favorise l’implantation d’un nouveau pôle tertiaire, ce qui accélère la désindustrialisation et favorise la mutation d’une ville à fort accent industriel et ouvrier, en une cité résidentielle, ponctuée de centres administratifs et de sièges sociaux.

Au terme de cette évolution historique, la commune de Puteaux se compose de trois parties très contrastées.

- Le Centre Historique sur la Seine et autour de la mairie trouve son équilibre et sa richesse dans la diversité et la mixité de ses composantes humaines et sociales.

- Le Plateau est essentiellement composé :
• de résidences d’habitat social, d’équipements de proximité et de quelques équipements à l’échelle de la ville : la Gare, le Moulin de Chantecocq et le Conservatoire de Musique, le Centre Jules Verne
• de friches industrielles et de larges zones objet d’études et d’action de libérations foncières.

- La Défense comprend des Sièges sociaux de sociétés nationales et internationales, des centres commerciaux Régionaux. Elle constitue un ensemble homogène de tours, de bureaux, sur une dalle couronnée par l’Arche de la Défense La desserte de ce fleuron de l’aménagement tertiaire du XXème siècle de niveau international est le « boulevard circulaire » ou périphérique de type autoroutier.


Puteaux est l’une des communes les plus importantes et la plus riche de l’Ouest Parisien par :

- L’importance économique internationale du bassin d’emploi que représente la Défense dont la majeure partie se trouve sur son territoire avec l’Arche, le CNIT, les Quatre Temps

- Sa situation : sur Seine et sur l’axe majeur Est-Ouest de Paris passant par le Louvre, Les Champs-Elysées, la Porte Maillot.

- Un excellent réseau de transport la reliant à Paris et à l’Ile de France ; une infrastructure générale route et fer exceptionnelle

- Un niveau d’équipement national, régional et local


Puteaux_vue_globale_2Le développement

1. Il apparaît que le développement de Puteaux doit, tout en ayant toujours une perspective d’ensemble, préserver ses identités et ses contrastes, et privilégier des actions facilitant les relations et la complémentarité entre ces trois parties. La répartition actuelle des équipements, permet aux habitants de s’approprier l’ensemble du territoire de la commune.

2. La population de Puteaux se stabilise. Vu les rénovations et restructurations du bâti parallèlement à la création de logements neufs, il semble que l’augmentation du nombre
d’habitants restera faible.

3. La diversité de l’offre de logements fait la richesse du parc de logements. Avec 29 % de son parc de résidences principales en logements sociaux (statistiques du recensement de population, INSEE, 1999) [35 % de logements sociaux selon les normes de la loi SRU qui inclut dans le décompte les logements conventionnés] la commune de Puteaux dépasse largement les 20 % exigés par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.

4. Des moyens de locomotion alternatifs à l’automobile sur les axes les plus empruntés journellement entre les voies de transports et les équipements et entre les équipements eux-mêmes seront à rechercher.

5. L’île de Puteaux remarquable pour l’aménagement de son parc naturel et pour ses équipements doit être protégée ; l’action entreprise doit se poursuivre.

6. Le risque « inondation » apparaît double, l’inondation par remontée de nappe précédant l’inondation par débordement. Ce risque est pris en compte au niveau d’un PPRI en cours d’instruction. Il est fondamental que ses indications soient valorisées, et se traduisent de façon claire, lisible et volontaire au niveau du PLU.

Mairie_fleurie7. Le diagnostic patrimonial préconise quatre directions :

conserver l’identité villageoise des 17°-18° s ; vignes, jardins, maisons agricoles, sans en faire un centre historique figé et artificiel, ni modifier les caractéristiques (forme des parcelles, hauteurs, toitures, couleur des plâtres de Paris, taille des ouvertures en façade) ; mettre en rapport ces choix possibles avec la mixité sociale

maîtriser la récupération des friches industrielles en pensant la mutation des bâtiments, en réfléchissant aux traces de mémoire ouvrière (toponymie, jardins ouvriers, entrepôt Eiffel, habitat social…)

repenser les liens Puteaux/La Défense en affirmant une volonté urbanistique de la mairie et une meilleure valorisation et gestion d’un patrimoine contemporain très prestigieux mais trop « national » actuellement

accompagner l’évolution de la ZAC des Bergères où manquent des signes symboliques et visibles de l’entrée dans Puteaux depuis Nanterre et La Défense ; repenser les cheminements piétonniers de la zone pratiquement inexistants ; éviter l’isolement de la ZAC par rapport aux communes périphériques aussi bien qu’avec le secteur des habitats anciens de grande qualité patrimoniale : Cartault, Berthelot, Lorilleux et moulin Chantecoq.

L'intégralité de cette étude est consultable en cliquant ici.

D’autres liens : Pages « histoire et patrimoine » du site municipal – Pages « patrimoine » de MonPuteaux – Site de La Défense (portail public de l’EPAD) – Page sur l’EPAD – Site du Conseil Général des Hauts-de-Seine

lundi 13 août 2007

Grenier : P.L.U. - logement et habitat putéolien (partie 2)

Suite de l’étude du Plan Local d’Urbanisme rédigé par l’Université Paris-Diderot VII consacré au logement et à l’habitat putéolien (voir la première partie).

Nous nous intéressons aujourd’hui à la forte proportion des logements locatifs, au confort des logements et aux diverses action d’aménagements engagées par la Ville de Puteaux jusqu’en 2003.

Photo_auguste_blancheIV - LES STATUTS D’OCCUPATION : UNE FORTE PROPORTION DE LOGEMENTS LOCATIFS

Avec presque 70% de logements locatifs, Puteaux s’apparente fortement au tissu ancien du centre de l’agglomération parisienne. Même si cette proportion est néanmoins moins élevée dans le quartier 2 (Bergères), elle illustre la pression foncière importante qui s’exerce sur le marché immobilier. Celle-ci a des répercussions directes sur le taux relativement important de mobilité des ménages.
En effet, 20 % des ménages recensés en 1999 ont emménagé dans l’année précédente.


V - CONFORT DES LOGEMENTS EN 1999

Si l’on prend comme indicateur le nombre de logements non équipés de WC à l’intérieur, on dénombre un peu moins d’un millier de logements inconfortables dans Puteaux soit 6 % du parc. Ce pourcentage était de 14 % en 1990. Ceux ci sont en majorité des petits appartements. Ils se situent principalement dans le quartier Centre.

On doit noter aussi que le nombre moyen de personnes par ménage est relativement plus faible (1,94) dans le parc inconfortable que dans l’ensemble de Puteaux (2,11).

Des études de terrain seraient nécessaires pour identifier au sein de cet habitat ce qui relève de l’habitat « indigne » au sens de la loi Solidarité Renouvellement Urbain et nécessite à ce titre une action coordonnée des pouvoirs publics, soucieux de maintenir les occupants actuels tout en modernisant leurs conditions de vie.

Au delà de ce phénomène, le logement simplement inconfortable représente 900 logements supplémentaires, dépourvus de baignoire, douche ou salles d’eau.


Photo_construction_residence_haussmVI - LES ACTIONS D’AMENAGEMENT

Ces résultats montrent l’effort important consenti par la municipalité et permettent de comprendre les actions futures.

Les ZAC participeront au renouvellement du parc. Dans les années 1990, trois opérations (des Bergères, du Théâtre, Pressense EDF) ambitionnaient de construire près de 2 900 logements dans ces opérations. Un peu moins d'un tiers, 800 logements devaient relèvent du secteur social. Dans la ZAC des Bergères l’accent devait être mis sur la production d’appartements en accession à la propriété et le locatif social devait représenter 30 à 40% du total. La ZAC du Théâtre comprenait 90 logements HLM sur 220. La ZAC EDF ne comprenait aucun programme social. Aujourd’hui ce programme n’a pas été réalisé. Une relance des ZAC est donc en cours de discussion.

L’OPAH du Vieux Puteaux s’attache au traitement d’un vieux quartier populaire de la Ville. Le périmètre d’intervention couvre 1 274 ménages dont 65% sont dépourvus d’un au moins des trois éléments de confort (WC, installation sanitaire, chauffage central).
En 1996, l’étude de la SEPRA préalable à l’OPAH montre que « la part d’ouvriers est deux fois et demie plus élevée sur ce secteur que dans la commune ». Près de la moitié des ménages sont de nationalité étrangère, 40% ne sont composés que d’une seule personne.

Bien que le marché immobilier soit relativement tendu (le loyer moyen d’un logement vétuste est selon l’étude de la SEPRA de 70 F/m²), un parc social de fait persiste : 20% de logements sont, en 1996, encore soumis à la loi de 1948, 82 logements sont situés dans des hôtels meublés. Bien que le parc locatif privé soit prédominant (741 logements), des propriétaires occupants aux revenus modestes se maintiennent au sein des copropriétés (387 appartements).

Photo_vieux_puteaux_2En 2000, l’OPAH du Vieux Puteaux s’est donné pour objectif la réhabilitation de 315 logements sur 3 ans soit 175 appartements locatifs et 140 occupés par leurs propriétaires. Les financements programmés représentent près de 12 millions de Francs avec une forte participation de la Ville de Puteaux (8 millions de Francs) de l’ANAH (3,6 millions de Francs). En 2002, l’OPAH a permis la réalisation de plus 31 millions de travaux. Les deux tiers portent sur les parties communes d’immeubles et un tiers sur l’intérieur des logements. Les propriétaires occupants ont deux fois plus investi en travaux que les propriétaires bailleurs. Sur les 270 logements traités au 30 juin 2002, 160 sont occupés par leurs propriétaires. Les objectifs de l’OPAH sont donc dépassés pour les propriétaires occupants et atteints à 60% pour les propriétaires bailleurs. Face au succès quantitatif de l’OPAH du Vieux Puteaux la Mairie envisage de la prolonger d’un an en traitant pour 2003, 55 logements locatifs, 90 logements de propriétaires occupants et vingt immeubles en ravalement.

L’enjeu du parc en mauvais état est encore présent aujourd’hui. En 1996, l’habitat dégradé était fortement implanté dans le secteur : 12 immeubles étaient en péril, trois faisaient l’objet d’interdiction d’habiter suite à un signalement des services d’hygiène. En 2002, l’OPAH ne compte plus que huit copropriétés dégradées, six immeubles très vétustes, trois immeubles en péril également concernés par des problèmes de saturnisme infantile. Selon la Mairie, dix opérations liées au plomb dans l’habitat ont été financées dans le cadre de l’OPAH et aucun arrêté d’insalubrité n’a été pris par le Préfet entre 1996 et 2002. Les outils en faveur des actions à l’encontre de l’habitat dégradé nécessitent comme l’expriment les opérateurs de terrain de développer, à coté des subventions offertes, des moyens coercitifs.

L’investissement des propriétaires occupants aux travaux de l’OPAH témoigne d’un fort attachement à leur quartier. Ceux-ci sont prêts à s’engager et à contracter, à coté des subventions, des prêts importants pour se maintenir dans leurs logements. La Région et la Ville soutiennent par des subventions cet effort considérable. Néanmoins, ce type de dispositif social est beaucoup moins développé pour les occupants de l’habitat social du fait qu’il s’agisse des logements soumis à la loi de 1948 et a fortiori des hôtels meublés qui ne sont pas compris dans le traitement de l’OPAH.

Il n’est pas prévu de conventionnement des loyers après réhabilitation afin de maintenir le parc encore soumis à des loyers modestes (ou à la loi de 1948) à un niveau compatible avec les ressources des ménages. Le dispositif de conventionnement, offert par l’ANAH, pourrait être encouragé par des subventions municipales afin de contrecarrer le niveau élevé des loyers auxquels peuvent prétendre les propriétaires après réhabilitation.

Un tel dispositif pourrait encourager des initiatives visant un conventionnement social (ce que l’ANAH désigne par Programme Social Thématique) mais aussi un conventionnement de base (dont le loyer réglementaire est plus élevé que celui du parc social ce qui le destine plutôt à des populations aux revenus intermédiaires), conformément aux souhaits de la municipalité d’encourager la « diversité dans l’habitat ». Il pourrait d’ailleurs accompagner la réhabilitation publique en PLA et la construction neuve en PLA également, déjà présente dans trois opérations du secteur. De tels dispositifs sont fondamentaux pour renverser la tendance, à moyen terme, à un changement radical des catégories sociales présentes dans le parc locatif de l’OPAH.

L'intégralité de cette étude est consultable en cliquant ici.

D'autres liens : Pages "urbanisme" du site municipal - Pages "urbanisme" de MonPuteaux - Dossier "urbanisme" de Wikipédia - Portail du Ministère du Logement

mardi 07 août 2007

Grenier : P.L.U. - logement et habitat putéolien (partie 1)

Après la publication du dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes, nous vous proposons de revenir sur l’étude menée en 2003 (à la demande de la Ville de Puteaux) par le Pôle Sciences de la Ville de l’Université Paris Diderot VII sur le Plan Local d’Urbanisme.

Cette étude –bien qu’un peu datée- constitue un élément important entre la politique menée depuis la publication de ce rapport et celle qui sera nécessaire de mettre en œuvre dans les prochains mois. La Ville de Puteaux s’est servi de cette étude pour réaliser son nouveau Plan Local d’Urbanisme (ex P.O.S.) « Puteaux Demain ».

Nous avons choisi de nous concentrer sur trois enjeux centraux pour notre commune : le logement, la circulation et les transports, ainsi que la synthèse et les propositions pour le plan d’aménagement et de développement durable.

Aujourd’hui, première partie du dossier concernant : la diversité, l’habitat social et les différents types de logement à Puteaux.

Photo_saulnierI - DIVERSITE DES TYPES DE LOGEMENT

Le parc de logement de Puteaux présente le grand avantage d’offrir une large palette des différents âges de la construction. Après une période de construction intense entre 1968 et 1974, Puteaux retrouve après 1990 un rythme faible de production de logements. Qu’il s’agisse d’un frein volontaire à l’expansion du parc de logements, l’avènement d’une nouvelle politique urbaine ou les effets d’une crise immobilière, cette inversion de tendance contribue à la diversité de l’habitat.

Un tiers du parc a été construit avant 1948 notamment dans les quartiers 3 et 4 (Mairie et Centre). L’effort de construction des années 1949-1967 a surtout porté sur les quartiers 1 et 2 (Défense et Bergères). La construction postérieure à 1990 a surtout été active dans les quartiers 4 et 2 (Centre et Bergères), en périphérie des ZAC programmées (effet induit du lancement des études).

La diversité de l’offre de logements, qui fait la richesse d’une ville comme Puteaux, mérite d’être soulignée dans la mesure où elle permet de poursuivre une politique de maintien du patrimoine ancien, tout en répondant à la demande des ménages en logements neufs.

Néanmoins, on ne compte que 548 maisons individuelles (soit seulement moins de 3% des résidences principales). La quasi-totalité d‘entre elles ont été construites avant 1948, dans les quartiers Centre et Mairie. Le relevé de la carte 1.10 montre l’implantation résiduelle de cet habitat à proximité de la ligne de la voie ferrée et du rond point des Bergères.


Photo_squat_voltaireII - LE PARC DE LOGEMENT SOCIAL : UN RENOUVELLEMENT LIMITE, UNE FORTE CONCENTRATION DANS LES QUARTIERS NON CENTRAUX

Selon le recensement, Puteaux compte 5 655 logements HLM, soit 29% du parc de résidences principales. Ce résultat correspond à une réponse positive à la question n° 7 du recensement de population de 1999 : « le logement appartient-il à un organisme HLM (office, OPAC ou société) ? ».

Bien que reposant sur la déclaration des ménages, ce résultat place Puteaux au dessus des normes de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain. Néanmoins un décompte précis des programmes entrant dans la catégorie des logements sociaux selon la loi SRU a été dressé par la DDE.

Cet inventaire (qui, conformément à la loi SRU) retient aussi les logements conventionnés atteint le nombre de 7136 logements soit pour 19.918 résidences principales inscrits au rôle en 2002 (source DGI) 35,8 % du parc total.

Ce parc social important est le fruit de la politique menée depuis l’après-guerre dans cette ville. Les chiffres de l’INSEE montrent en particulier que près d’un quart du parc de logements sociaux a été construit avant 1948 (HBM) et un tiers entre 1949 et 1967. En revanche, depuis 1990, la construction de logements sociaux semble s’être considérablement essoufflée.

En outre, les logements sociaux sont deux fois plus nombreux (35% en moyenne) dans les quartiers Mairie, Défense et Bergère (rues de Lorilleux et Cartault) que dans le centre de Puteaux (16%). Outre, l’existence de logements sociaux de droit, on note aussi à Puteaux, l’existence d’un « parc social de fait » relativement important pour la population modeste qui n’a pu accéder au parc de logements sociaux : travailleurs migrants, jeunes, chômeurs...

Selon le recensement de 1999, la ville compte encore 468 chambres d’hôtels meublés situées de préférence au centre-ville et abritant 708 personnes. La personne de référence est dans 40% des cas de nationalité étrangère et a moins de 50 ans. Même si le chiffre de 468 chambres paraît marginal (2,5% des résidences principales), il n’est pas négligeable de souligner que Puteaux offre des conditions d’hébergement à des personnes modestes et/ou en situation précaire.

La disparition progressive de ce parc dans les quartiers anciens est sensible, même si l’attention récente des pouvoirs publics à ce phénomène, empêche de le mesurer exactement à l’aide des statistiques de l’Insee. On constate néanmoins que ces formes d’habitat disparaissent fortement dans le cadre des opérations de rénovation urbaine et de réhabilitation. Ce phénomène touche les populations les plus modestes à la recherche d’une solution rapide d’hébergement, en attendant d’accéder à un logement social de droit.


III - TAILLE DES LOGEMENTS

Puteaux offre un parc de logements diversifié selon la taille : les petits logements d’une et deux pièces représentent 45 % de l’ensemble, notamment dans les quartiers 2 et 4 (Bergères et Centre), mais on trouve aussi des grands appartements de plus de cinq pièces dans les quartiers 3 et 1 (Mairie et Défense).

Néanmoins, le croisement de la répartition des logements par pièces et des ménages selon leur taille permet d’évaluer entre 500 et 800 le nombre de ménages (4 % environ) en situation de surpeuplement.

En effet, à peine la moitié des 950 ménages de plus de cinq personnes trouve un habitat à leur dimension dans la commune de Puteaux.

Puteaux comprend 23 % de grands logements de 4 pièces et plus alors que cette proportion est de 32 % dans les Hauts de Seine (34 % à Nanterre et 40 % à Neuilly). Il n’en reste pas moins que Puteaux offre une plus grande proportion de grands logements de 4 pièces et plus en 1990 qu’en 1999 : 19 % contre 23 % des logements.

L'intégralité de cette étude est consultable en cliquant ici.

D'autres liens : Pages "urbanisme" du site municipal - Pages "urbanisme" de MonPuteaux - Dossier "urbanisme" de Wikipédia - Portail du Ministère du Logement

mercredi 04 juillet 2007

Urbanisme : "Quel avenir pour le quartier Bellini ?" par Stéphane Petrault

Bellini est un quartier qui se situe en marge de la Défense. On peut délimiter ce quartier par la rue Paul Lafargue (au Sud), les quais de Seine, la rue Bellini (au Nord) et le boulevard circulaire de la Défense. Il est traversé par les rues Arago et Jean Jaurès dans leur partie Nord.

Logobellini_2Ce qui le compose :

Ce quartier est occupé par nombre de bureaux, des immeubles des années 70 et 80 majoritairement, pour certains rénovés ou sur le point de l’être. Il y a des logements sociaux construits aux premières heures de La Défense et réhabilités il y a quelques années. Des immeubles privés, hauts généralement de plus de 10 étages, ont pris place surtout le long de l’axe de la Seine (Quai De Dion Bouton) et rue Jean Jaurès.

Le gros des commerces est formé par les bars/restaurants (souvent des brasseries ou sandwicheries).

Mais on compte aussi une épicerie, un bureau de tabac, une pharmacie et un garage. Le quartier bénéficie de services avec un bureau de poste (de la taille d’un timbre de poste) et une « halte culturelle » (une petite bibliothèque/discothèque).

Les nuisances quotidiennes :

• Le parking anarchique
• Les automobilistes se garent où ils peuvent, surtout n’importe où.
• Lieu de déchargement des livraisons
• Des camionnettes sont garées à longueur de journée en double file, de part et d’autre de la rue.
• Le trafic de passage
• La rue Bellini permet l’accès au pont de Neuilly depuis les quais de Seine.
• Des poubelles « installées » sur la rue

L’espace public semble ne pas correspondre aux activités générées par la nature des lieux.
Gérer la présence de La Défense

La proximité de La Défense en fait principalement un lieu d’activités tertiaires, c’est à dire :

- qui bouge du lundi au vendredi, calme le week-end
- que de nombreuses personnes arrivent depuis le métro et accèdent au quartier à pied
- que la demande est forte en « services » (restaurants…)
- que la rue Bellini fonctionne un peu comme une arrière boutique de La Défense (servitudes et accès parking de la Initiale et des bureaux donnants sur les terrasses Bellini)

Bellini a du mal à gérer son rôle d’accueil des activités tertiaires et est dépassé par la présence envahissante de sa voisine Bellini est sous considéré et l’espace public est loin de bénéficier du même traitement que La Défense. Bellini c’est en quelque sorte La défense au rabais.

La « qualité » de l’espace public

- mal défini, peu structuré, confus, anarchique
- mal réparti entre les piétons et les voitures
- désuet, pas esthétique
- des trottoirs et une voirie mal entretenus, voire délaissés
- présence d’arbres et arbustes mais pas d’espaces verts à proprement parler
- des restaurants qui ont du mal à s’approprier les lieux et qui par conséquent bénéficient que trop rarement de terrasses.

Il semble y avoir un paradoxe Bellini. Actif mais peu attractif, ce quartier donne l’impression d’être délaissé. Ce quartier mérite plus d’attention. Il aurait bien besoin d’une reconsidération de fond et d’un traitement qualitatif de l’espace public.

Le paradoxe Bellini

- Situé en marge de La Défense, le quartier Bellini fonctionne comme un « vrai » quartier de ville, ce qui fait son attrait. La Défense semble lui tourner le dos, ce qui est un inconvénient.
- La circulation piétonne entre le quartier et La Défense est importante mais les accès sont archaïques, peu pratiques et dégradés.
- La Seine est toute proche, mais le quartier n’en profite pas. Les quais forment une large « barrière » entre le quartier et le fleuve et de plus sont source de nuisances.
- Le quartier est facilement accessible et se situe à la croisée des chemins : les quais de Seine, la rue
Jean Jaurès, le boulevard circulaire de La Défense. Mais cela lui vaut avant tout d’être un lieu de transit.
- Le quartier est cerné par les lignes de bus mais il est mal desservi.
- Le quartier constitue une « porte » de Puteaux. En même temps, c’est un quartier peu valorisé qui renvoie une image désuète sinon dégradée. Ce quartier est également mal intégré à la ville.
- Le quartier est un lieu générateur de revenus pour la ville (TP) mais reste cependant délaissé.

Le paradoxe Bellini tient du fait que ce quartier ne profite pas de son environnement immédiat mais qu’il en subit les nuisances. Le profond désaccord entre la mairie de Puteaux et l’EPAD dessert le quartier et n’aide pas à l’amélioration des liaisons avec La Défense.

Les projets sur le quartier

Il n’y a pas à proprement parler de projets sur le quartier. La mairie a implanté une vaste fontaine à l’angle des rues Bellini et Jean Jaurès, du petit aménagement sans grande portée qui, isolé, n’apporte pas grand chose au quartier.

Le quartier a besoin d’être repensé en profondeur en gardant à l’esprit les spécificités et les contraintes du quartier. Il faut notamment rationaliser le parking et aider à fluidifier les livraisons. Les rues Bellini et Jean
Jaurès, qui subissent le trafic de transit, doivent retrouver une ambiance de rue par le traité de l’espace et en donnant plus de place aux piétons.

Les questions des accès piétons à La Défense doivent être remises à plat pour que les liaisons soient plus intuitives et plus pratiques. Idéalement, tout aménagement futur devrait concourir à ce que ce quartier soit mieux intégré à son environnement : le circulaire, les quais de Seine, La Défense, les autres quartiers de Puteaux.

Stéphane Petrault

mardi 03 juillet 2007

Multi-pièces : "Nous faisons un rêve...." par Valérie Saliou et Bruno Lelièvre (Les Verts Puteaux)

Nous publions aujourd'hui une contribution de Valérie Saliou et de Bruno Lelièvre, militants Verts à Puteaux. Cette contribution concerne plusieurs pièces de notre future maison :


Logoecologieles_verts_affiche_2Nous faisons un rêve…

Créer une ville idéale, où chacun se sente bien. Faire de Puteaux :

Une ville exemplaire sur le plan de l’écologie et du développement durable, un laboratoire d’idées et d’expérimentations,

Une ville où les questions d’environnement seraient prises à bras-le-corps,

Une ville où les grilles apparues ça et là disparaîtraient (sur l’île de Puteaux par exemple ou autour du square du Moulin),

Une ville où les portes des jardins seraient ouvertes (Quel paradoxe, alors que notre ville manque cruellement d’espaces verts, que le square du théâtre ou la place de la vieille église soit entouré d’une grille et toujours fermé),

Une ville où les enfants pourraient jouer dans les squares sans être entassés comme des sardines,

Une ville où tout espace libre ne serait pas remplacé par un immeuble ou un « palais »,

Une ville lieu de convivialité où il serait agréable de flâner, notamment le soir,

Une ville ouverte sur les autres communes et les autres cultures,

Une ville de solidarité et de mixité sociale…

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mercredi 27 juin 2007

"Pourquoi couvrir la Nationale 13 à Puteaux ?" par Sylvain Guiraud

Logourbanismern13
Parce que c’est possible! La Nationale 13 n’est-elle pas l’objet d’un projet de recouvrement d’ampleur nationale, 2 kilomètres sur 4 voies, de Neuilly à la Porte Maillot? Dont 700 mètres ont déjà été réalisés ? Toutes machines prêtes à repartir à l’attaque de ces gigantesques tuyaux? Avec en prime le positionnement mitan d’une ligne 1 de Métropolitain installée au beau milieu du tout sans esprit de prévoyance. Manquerons-nous de prévoyance nous aussi ?

La fascination exercée par ce déferlement de hordes motorisées lancées à toute vitesse au ras des passants s’exerce d’abord sur nos enfants, qu’elle tuerait, dit-on. Ils sont pleins de vie mais leur vista les préserve de tout. Il n’en est pas de même de nos personnes âgées, et plus généralement de toutes les personnes diminuées, pour lesquelles traverser cette ancienne route vers la mer et les premières vacances est devenu une source d’angoisse véritable et hypnotisante. Chacun sent bien qu’il risque gros s’il se méprend sur les signaux. Un conseiller municipal, homme de l’endroit s’il en est, qui a vu naître ce trafic, et a pu s’y habituer, n’a-t-il pas trouvé la mort sur l’un des passages cloutés du si bucoliquement nommé Rond Point des Bergères? Et delenda nationalo 13.

Même rebaptisée Avenue Charles de Gaulle, la Nationale enclave tout un quartier, elle l’empoisonne lentement, sûrement et salement. Noircissage imparable des murs encore propres, noircissage des poumons. Et ce bruit. Paris vous déphosphate, disait un vigoureux rugbyman provincial, retourné au pays aussi vite qu’il l’a pu. D’aucun diront qu’un tel chantier massacrera des grands platanes. La vraie écologie, c’est d’abord de réduire les sources de pollution. Et les seuls vrais « poumons verts », dont on a bien besoin et qui fixent le C02 sont les arbres en croissance, bien plus que les arbres déjà grands.

Une fois couverte, quel espace superbe pour espace vert, lieu de détente, stade, non, mais piste de 200, 300 et 400 en ligne droite! Super Barnum du muscle! Plein d’ateliers, Avignon, de lieux insolites. L’on exigera sans doute que des réalisations rentables couvrent les frais avec bénéfice rapide. Elles seraient à trouver dans les commodités du lieu et de l’emplacement face à de nombreux services inexistants ou mal desservis. Mais ne pas perdre de vue le nécessaire dégagement de perspectives et d’espace architecturant Puteaux dans Paris. Tout le monde à ses planches à dessin!

Elle a beau être nationale et dépendre du conseil général voire régional, elle n’en passe pas moins chez nous, et nous aurions plutôt tendance à ne voir surtout que ses nuisances. Cette nationale propriété est l’argument prêt à l’emploi de Madame le Maire comme excuse de l’impuissance de la ville pour tout projet de couverture. Elle me l’a fait comprendre lorsque nous en avons discuté, avec beaucoup de courtoisie, il y a quelques années.

Or la mairie de Puteaux possèderait une cagnotte d’au moins 225 Millions d’Euros, d’après les dires de Monsieur Charles Ceccaldi-Raynaud. Nous n’avons que 500 mètres de Nationale à couvrir, contre presque 2 kilomètres de la N13 dans le projet précité. Le Conseil Général a entériné un budget d’1 milliard d’Euros pour réaliser celui-ci. Le prolongement de la Ligne 1 serait simple ici (pas de gare sous la couverture proprement dite) et de toute façon différé par rapport à la couverture, en financement comme en réalisation. Nous pouvons légitimement prétendre nous la financer nous même cette couverture, diront les jeunes, si l’on pense à eux! Le manque de ressource ne peut demeurer un argument acceptable pour justifier l’immobilisme actuel dans la couverture de la Nationale. Faudra-t-il créer une Association 1901 pour veiller à ce que le Maître d’Ouvrage aime Puteaux d’en haut et les putéoliens d’en haut.

Ci-dessous deux petits schéma de principe selon laquelle cette couverture pourrait être réalisée. Je pense qu’il aurait l’avantage de minimiser les perturbations du trafic Avenue Charles de Gaulle pendant les travaux.

N’étant ni architecte ni spécialiste des Travaux Publics, je n’ai aucune idée du coût final hors corruption. Quelqu’un qui s’y connaît pourrait-il nous éclairer ?

Sylvain Guiraud

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