Ecole

dimanche 30 décembre 2007

"Les résultats du Lycée « Agora » de Puteaux" par Annie Keszey

Lgt_agoraChaque année, le Département de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance du Ministère de l’Education Nationale publie un classement des lycées d’enseignement général et des lycées polyvalents à dominantes tertiaire et industrielle. Ce classement inclut trois indicateurs : le taux de réussite aux baccalauréats, la capacité à faire progresser les élèves et la capacité à accompagner les élèves de la 2de à la Terminale. Le dernier classement, publié par l’Express, porte sur les années 2004, 2005 et 2006. L’autoévaluation interne du lycée n’est pas connue.

Le lycée Agora est 1860ème sur 1865. Les 3 indicateurs sont faibles. Cette contre-performance n’est pas exactement financière. Le bâtiment placé sous la responsabilité du Conseil Régional est beau et un lycéen français coûte, à l’Etat, 26% de plus que dans la moyenne des pays de l’OCDE.

Objectivement cependant, ces deux tutelles ensemble, et surtout l’Etat, ne réussissent par leur mission. C’est donc l’impérieuse nécessité d’un devoir d’ingérence solidaire que de proposer aux acteurs les aides extérieures de la Municipalité, des Parents d’élèves et des Associations.

L’Education Nationale est injuste du fait de son incapacité à compenser le mécanisme de la reproduction des élites (les 20 lycées de tête, dont 11 privés, sont, en particulier, des lycées qui ne pratiquent pas la mixité sociale). Le système éducatif fonctionne sur le remarquable principe constitutionnel de l’égalité formelle des droits dont la dérive, décryptée minutieusement par Pierre Bourdieu, conduit, chaque année encore, trop d’élèves vers l’échec scolaire lourd : 20 % d’une génération !

La faiblesse ancienne du pilotage ministériel et la crainte de rectificatifs qui s’apparenteraient à une discrimination positive, principe anticonstitutionnel, n’induisent que très lentement des mesures limitées pour égaliser les chances, dont les principales, d’ailleurs, ne concernent pas le lycée Agora : moyens supplémentaires attribués aux Zones d’Education Prioritaires, conventions entre les ZEP et l’école de Sciences Politiques, soutiens qualitatifs d’élèves par l’ESSEC, bourses EURIS et SFR…En 2009, les baccalauréats professionnels devraient être accessibles par des études plus courtes. Seul, le recul des épreuves du bac, en accordant aux lycéens une semaine de travail supplémentaire, sous la pression légitime des parents, pourrait concerner, peut-être, positivement, l’Agora.

Ces lycées de derniers rangs ont des difficultés communes. Leur recrutement de fin de collège ne porte que sur une partie des élèves, les autres, les meilleurs ( ?), choisissant des lycées privés ou sollicitant des dérogations. La formation de base de ces recrutés est déficiente et leur motivation souvent aléatoire : il faut agir surtout, avec un fort volontarisme, en amont du lycée. Deux principaux déficits marquent une partie de cette population lycéenne : une inégalité du pouvoir d’expression et un manque d’estime de soi. Le linguiste Alain Bentolila dénonce cette langue parlée au vocabulaire exsangue et à l’organisation imprécise des phrases : « mots de la communion (de voisinage), plutôt que de communication qui condamnent ceux dont ils constituent l’essentiel du vocabulaire à renoncer à imposer leur propre pensée à l’intelligence des autres ». L’école n’a pas su doter chaque élève de l’ensemble des registres de langue, indispensable à tout type d’études. L’Agora cependant s’est engagé dans le dispositif académique d’aide individualisée en seconde, pour le français.

De même, on sait qu’avec le seul enseignement de l’anglais scolaire, les élèves n’auront pas un niveau suffisant pour se présenter aux concours d’entrée dans les Grandes Ecoles, réussis par les adeptes des cours particuliers et voyages scolaires. Il faut compenser.

Tous ces lycées n’ont pas encore ouvert une section d’excellence de proximité, concrétisant le niveau de qualifications professionnelles exigeantes et facilitant peut-être l’accès de tous à un haut degré d’ambition afin de lutter contre le découragement. En effet, l’indicateur négatif d’accompagnement des élèves révèle des abandons importants de scolarité en 2de et ultérieurement. De nombreuses mesures de fixation existent pourtant : tutorats, adultes référents, relevé des absences par informatique, sur le logiciel « Pronote » et transmission aux familles en temps réel, récupération des cours manqués en soirée ou pendant les vacances…Il faut vaincre ces résistances et ne perdre personne.

De l’école maternelle jusqu’à l’entrée en seconde, pendant le temps de présence à l’école, sans cours (de 17H à 19 H), la municipalité doit rationaliser ses aides, cesser ses dispersions et servir, en priorité, la réussite scolaire. Tout doit concourir à préciser et développer le langage, à savoir et aimer lire, à accéder à la littérature dès le plus jeune âge, à ne redoubler surtout aucune classe, à combler les lacunes révélées par les évaluations nationales des CE1 et CM2…Il faut militer aussi pour rendre publics les résultats des établissements scolaires, les craintes syndicales des effets de la concurrence n’étant qu’anecdotiques tant il s’agit d’instaurer, à Puteaux, la justice scolaire.

Annie Keszey

D’autres liens pour cette contribution ? Pas de lien sur le site municipal – Pages éducation sur MonPuteaux – Classement de l’Express des lycées des Hauts de Seine – Portail Ministère de l’Education Nationale

mercredi 21 novembre 2007

Ecole : "une nouvelle offre pour le soutien scolaire" par Annie Keszey

Logo_ecoleL’expansion du soutien scolaire après la classe, sa marchandisation, révèlent, d’abord, l’imperfection de l’Education Nationale. Le Système Educatif, malgré des progrès remarquables, reste injuste : la rigidité des structures en classes fermées, la réalité du professeur unique, du programme abstrait et du rythme collectif des apprentissages nient les différences entre élèves.

Ce système français est excellent pour 50% des élèves et très défaillant pour l’autre moitié, de plus, l’échec scolaire le plus grave frappe les enfants les plus pauvres* : c’est l’indignité de la Démocratie scolaire.

Les professeurs connaissent la Réforme nécessaire, attendue depuis des décennies : classes parallèles ouvertes, à groupes mobiles, personnels experts complémentaires, pédagogie différenciée, travail en équipe des élèves, travail transdisciplinaire des enseignants sur les méthodes, multiplication des supports, culture de l’évaluation…

Le document d’orientation du 9 Novembre de M. Darcos, Ministre de L’Education Nationale, qui prévoit une division par 3 de l’échec scolaire lourd, pourrait l’initier. Le slogan récent « l’Ecole dans l’Ecole », des parents d’élèves du Val de Marne, opposé au « soutien après l’Ecole » résume l’enjeu.

Faut-il, en attendant, ce « printemps de la Réforme », cesser les soutiens traditionnels ? Non.

Ces soutiens, communaux, associatifs, bénévoles, gratuits ou payants sont très mal connus, divers, émiettés, instables et non évalués. Personne ne peut concrétiser leur réussite, malgré leur coût élevé. A l’école élémentaire, ils portent souvent sur les devoirs du soir (interdits), en l’absence de tout pilotage institutionnel.

Seule une nouvelle Municipalité de Puteaux, éprise de justice et de rigueur, par ses talents neufs, saura penser un soutien scolaire efficace, en concertation avec les enseignants de la commune, les parents d’élèves et avec leur accord.

Des spécialistes, dont certains sont sans doute déjà à l’œuvre, rémunérés, unis en un groupe d’intervention , disposant d’une salle de travail avec ordinateurs et ouvrages sur le soutien scolaire, soutenus par des formations, aideraient les élèves en difficulté sur des objectifs prioritaires, hiérarchisés, par exemple :

- Apprendre normalement à lire au cours préparatoire (10 à 15% des élèves n’y parviennent pas)

- Ne pas redoubler le cours préparatoire (ce redoublement est un indicateur d’échec à long terme*).

Une évaluation concertée entre les acteurs de la commune et les responsables des écoles vérifierait, en fin d’année, l’atteinte de ces objectifs collectifs majeurs, très ciblés.

Puis, en fonction des moyens financiers et humains, d’autres objectifs seraient posés, choisis pour éviter un avenir incertain aux élèves en difficulté, en compensant les effets négatifs, involontaires, du système.

De plus, un réseau d’entraide informatique, gratuit, ouvert aux élèves, parents et enseignants, dispenserait des connaissances, des informations et de multiples soutiens plus classiques.

Le site expérimental Intellego, nid de blogs, évoque ces pratiques nouvelles, même s’il reste très insuffisamment contrôlé.

Annie Keszey

(* « Que vaut l’enseignement en France » Editions Stock - Claude Thélot et Christian Forestier)

D’autres liens pour cette contribution ? Pages « enseignement » du site municipal – Pages « enseignement » de MonPuteaux – Ministère de l’Education NationaleIntellego, la communauté du savoir scolaire – CyberPapy, site de la Fondation Boulanger pour l’entraide entre les générations

mercredi 07 novembre 2007

Ecole : « Les écoliers de Puteaux font face à l’inégalité des chances numériques » par Annie Keszey

Logo_ecolePour la première fois dans l’histoire de l’enseignement français vient d’être défini, en sept points, le socle commun de connaissances et de compétences pour les écoles et les collèges.

En particulier, la culture numérique impliquant l’usage sûr et critique des techniques de la Société de l’Information, chaque élève devra maîtriser l’informatique, le multimédia et l’internet qui irriguent tous les domaines économiques et sociaux.

Contrairement aux écoles publiques de nombreuses communes françaises, correctement et suffisamment équipées en matériels nécessaires à cet objectif majeur, les écoles de Puteaux restent majoritairement traditionnelles malgré les moyens financiers puissants de la commune.

La Connaissance, l’Education, ne seraient-elles pas, ici, d’absolues priorités ?

A partir d’une récente publication municipale nous savons qu’une classe mobile de dix ordinateurs (demi-classe, plutôt) équipe, depuis peu, chaque école élémentaire. Comment un instituteur, peut-il, alors, gérer deux moitiés de classes, aux activités divergentes ? Seul un enseignant soumis à de fortes contraintes matérielles se résoudrait, en effet, à placer deux élèves, éveillés, devant le même ordinateur…

Ces ordinateurs, portables, sont rechargeables, c'est-à-dire qu’une heure d’utilisation est suivie d’une heure de recharge, au moins. Ainsi se perd la moitié du temps scolaire !

La mobilité de la demi-classe mobile, ne résiste pas plus aux données du terrain : comment, par exemple, franchir les étages quand il n’y a pas d’ascenseur ?

De quelle concertation est né ce choix de tels équipements ?

Combien d’élèves, à Puteaux, depuis la dernière rentrée scolaire, ont-ils eu accès aux nouvelles technologies dans leur classe et qu’ont-ils appris ?

Puisse la réponse ne pas être désespérante… Elle engage la responsabilité de l’actuelle Municipalité.

Annie Keszey

D’autres liens ? Pages « Enseignement » du site municipal – Pages « Education » de MonPuteaux – Portail du Ministère de l’Education Nationale – Dossier « socle commun de connaissances et de compétences » sur le site du Ministère – Notions sur le « cartable numérique »

vendredi 26 octobre 2007

Conseil Communal des Enfants : « Valorisons l’engagement citoyen des jeunes putéoliens ! » par Régis Sada

Logoreferendum_localLes vendredi 12 octobre et samedi 13 octobre 2007, les enfants de CM2 des écoles de Puteaux ont procédé à l’élection de leurs nouveaux représentants au Conseil Communal des Jeunes pour l’année 2007/2008. 36 jeunes putéoliens ont été élus par leurs camarades pour relayer leurs attentes et leurs propositions.

Nos jeunes conseillers se répartissent sur trois commissions : Loisirs & Vie Scolaire, Sports et Institutions.

C’est en 1979 que le premier Conseil Municipal des Enfants est né à Schiltigheim (Alsace), à l’occasion de l’année internationale des Droits de l’Enfant. Une visite très instructive sur le site Internet de Schiltigheim, nous révèle tout d’abord l’exemplarité de cette commune de 31.000 habitants en matière de transparence dans la transmission d’informations aux habitants, ainsi que sur le travail mené conjointement par le Conseil Municipal des Enfants et le Conseil Municipal des Jeunes, réunis au sein de la Maison du Jeune Citoyen de Schiltigheim.

Le Putéolien lambda qui souhaite connaitre les actions engagées par nos enfants au CCJ en sera toutefois pour ses frais. De quelle manière la Ville participe-t-elle à la valorisation du travail de ces jeunes putéoliens ? Qui connaît le résultat et la réalisation des travaux décidés par les enfants ? Pourquoi le site municipal –à l’image des comptes rendus du Conseil Municipal- ne présente aucun détail des séances du CCJ ?

L’évidence est là : l’on ne peut se satisfaire des comptes-rendus occasionnels présentés dans le Puteaux-Infos ou des photographies présentant les visites du Parlement français ou Européen.

La Ville de Schiltigheim insiste sur l’implication de ses jeunes citoyens dans la vie locale, et détaille avec précision –et fierté- leurs actions en faveur des handicapés, des campagnes anti-drogue, de la lutte contre les discriminations ou sur les nettoyages urbains. Elle est à la base de l’ANACEJ (Association Nationale des Conseils d’Enfants et de Jeunes) qui coordonne et fédère le travail de centaines d’assemblées en France. Puteaux n’est pas adhérente de cette association à ce jour.

Nous parlons de nos enfants. Aucune comparaison n’est possible, mais tous les putéoliens peuvent souhaiter le meilleur par respect pour leur engagement citoyen !

- Que nos enfants soient valorisés à hauteur de leur engagement envers leurs camarades et la collectivité. Comme à Schiltigheim, ils doivent devenir la vitrine d’une commune où l’excellence citoyenne prévaut.

- Qu’ils disposent d’un véritable espace qui leur appartienne et que la Ville veille à promouvoir le travail de ces jeunes élus. Nos palais étant en sous-exploitation chronique, l’un d’entres-eux doit devenir la « maison des jeunes citoyens putéoliens ».

- Que le Puteaux-Infos ouvre enfin ses pages aux jeunes et aux enfants, en ne se contentant pas d’étaler les images de voyages dont beaucoup ne profitent pas.

- Que nos jeunes conseillers développent leur sens inné pour la solidarité envers les défavorisés et que la Ville leur apporte un soutien financier et logistique à la hauteur de leurs ambitions.

- Que nos enfants ne soient pas limités à trois commissions, mais qu’ils interviennent sur des thèmes comme : la Culture, l’Ecologie, les grandes causes nationales ou sur les futurs aménagements urbains.

Le Conseil Communal des Enfants doit perdurer et prendre une place beaucoup plus forte qu’aujourd’hui. La création d’un second exécutif s’impose ; Ce Conseil de la Jeunesse qui s’adressera aux jeunes putéoliens âgés de 16 à 25 ans et qui sont, trop souvent, les perpétuels exclus de la politique municipale.

Régis Sada
Venez visiter mon blog personnel !

D’autres liens sur cette contribution ? Pages « Conseil Communal des Jeunes » du site municipal - Pages « Jeunesse » de MonPuteaux – Site « Les Petits Citoyens » - Site de l’ANACEJ – Site du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative

mercredi 24 octobre 2007

Ecole : "Puteaux pour une école républicaine d'excellence" par Cécile Lamarque

Logo_ecoleSi l’enseignement au sens large (programmes et personnel enseignant) est assuré pleinement par le Ministère de l’Education Nationale, les différentes lois de décentralisation ont confié aux communes la gestion des écoles primaires.

Or, si tout le monde s’accorde à dire que nous vivons dans une commune aisée, on ne peut pas dire que les écoles de Puteaux bénéficient pleinement des ressources de la municipalité.

Aussi, aujourd’hui, nombre de parents sont mis à contribution pour financer des fournitures nécessaires au fonctionnement normal de l’école (photocopies …).

De même, à l’aube de l’année 2008, nos enfants évoluent dans des écoles dépourvues de l’accès à Internet (privant enfants et enseignants de cet outil pédagogique).

De plus, pour les plus petits, les ATSEM (Aides Puéricultrices assistant l’institutrice dans les petites sections) recrutées via la commune, manquent cruellement ; ce qui remet en cause certaines activités de petite section (par exemple les activités sportives).

Enfin, on constate que les chefs d’établissements des écoles de Puteaux ne bénéficient pas d’un budget annuel (par enfant) comme cela se pratique dans la majorité des communes françaises ; chaque besoin exprimé par le chef d’établissement fait l’objet d’une demande motivée auprès de la mairie.

Pourquoi ? L’école est la clé de la réussite de nos enfants. C’est l’institution républicaine qui leur permettra de réussir plus tard !

On pourrait donc envisager de donner aux écoles de Puteaux les moyens de devenir des « écoles modèles » en mettant à la disposition des enfants et des enseignants les crédits et les infrastructures nécessaires pour parvenir à cet objectif.

Cela passerait par :

- l’allocation d’un budget initial annuel aux chefs d’établissement ; ce qui permettrait de mieux coordonner moyens financiers et besoins pédagogiques

- la pérennisation des emplois communaux dédiés à l’école via une meilleure rémunération et des contrats moins précaires (comme le pratiquent les communes avoisinantes)

- l’informatisation et la connexion à Internet de toutes les écoles de Puteaux

- le décloisonnement de l’école et des services de la mairie relatifs à la culture et au sport ; ce qui permettrait d’inviter la culture à l’école via les infrastructures de la ville (musique, théâtre, arts plastique, sport et langues étrangères)

L’assurance du bon fonctionnement de l’école par les communes ne devrait pas être un devoir au regard de la loi mais bien un engagement politique fort.

L’école, qui représente l’institution républicaine par excellence, mérite une politique de fond à la hauteur de ses enjeux.

Cécile Lamarque

D’autres liens ? Pages « Enseignement » du site municipale – Pages « Education » de MonPuteaux – Blog de la F.C.P.E. de Puteaux – Blog de la PEEP de Puteaux – Site du Ministère de l’Education Nationale

lundi 08 octobre 2007

Ecole : « la restauration scolaire » par Annie Keszey

Logo_restauration_scolaireLes élèves inscrits aux restaurants scolaires y prennent 4 repas sur 14, chaque semaine, en général. L’éducation pour une nutrition équilibrée relève donc d’une étroite coopération entre les parents et les autres responsables. Si la présence d’une diététicienne, pour ses compétences spécifiques, est nécessaire pour élaborer les menus, elle n’est pas suffisante et ne saurait remplacer une commission des menus associant des représentants permanents des élèves, des parents, des enseignants, des élus, des prestataires de services et un représentant, à la demande, du corps médical. Cette commission, de plus, rectifierait les excès de sucre et les insuffisances de calcium, involontaires, elle proposerait, en respectant le droit français, de mieux prendre en compte la diversité des alimentations confessionnelles…

Au début de chaque année scolaire, pour les élèves demi-pensionnaires des écoles élémentaires, en tout cas, une enquête individuelle et anonyme sur les habitudes alimentaires s’avère indispensable. (Il peut s’agir de cases à cocher pour préciser si l’on aime bien ou si l’on n’aime pas les aliments d’une liste précise). Les informations générales, nées de l’enquête, évitent le gaspillage important de nourriture quand des menus pourtant parfaitement équilibrés ne rencontrent pas les habitudes alimentaires des enfants, qui doivent certes être éduqués à la nutrition mais aussi manger ! Cette enquête permet une programmation intelligente de l’introduction des nouveaux aliments et des rééquilibrages appropriés.

Des grands parents, nous dit-on, certainement chaleureux et attentionnés, participent, en observateurs critiques, à certains repas. Une commune cependant ne saurait faire l’économie d’un contrôleur compétent, indépendant, chargé de vérifier, par exemple, l’hygiène, l’origine et le trajet des aliments, les dates de validité et le respect quotidien du contrat de restauration collective. Sur ce dernier point, une attention particulière doit être apportée au respect des quantités individuelles qui, souvent, baissent avec le temps qui passe.

Des activités diverses sont proposées aux enfants dans l’intervalle du déjeuner. C’est bien. Mais ce temps doit être surtout un temps de repos intellectuel et d’autonomie, dans un confort matériel correspondant aux moyens financiers de la commune, avec la possibilité, pour chacun, de jouer et de créer.

Le choix de la gratuité de la restauration scolaire fait par des communes à forts pourcentages de citoyens démunis, ne serait pas pertinent pour Puteaux. Une modulation des tarifs reste adaptée.

Annie Keszey

D’autres liens ? Pages « Restauration Scolaire » du site municipal – Pages « Education » de MonPuteaux – Dossiers « Restauration Scolaire » sur le site du Ministère de l’Education Nationale et sur EduScol – Site très bien documenté : Obésité Enfant

lundi 03 septembre 2007

Petite Enfance : "Dur, dur de faire garder bébé à Puteaux !" par Vincent Brack

643b78kQuelle galère ! Tous ceux qui ont été, sont ou vont être des parents connaissent cette épineuse question de la garde de leurs nouveaux nés. Qu’en est-il de la situation à Puteaux… ?

Et bien le système existant n’est pas à la hauteur de la ville l’une des villes les plus riches de France car il cumule injustice et inefficacité. Manque de place en crèche, un système de garde alternative indigne de Puteaux, et enfin une allocation l’AMGED qui bénéficie aux plus riches puisque totalement décorrellée des revenus des bénéficiaires. Pourquoi ? Parce que l’équipe municipale a une vision d’ensemble réduite concernant la petite enfance et surtout car elle privilégie une intervention clientéliste au vrai sens du terme.

En effet, à Puteaux plus vos revenus sont élevés et plus il est intéressant d’avoir des enfants. En tout cas fiscalement. Les charges sociales d’un emploi de garde à domicile en France est assumé à 50% par la CAF. Si vous rajoutez l’AMGED de 183 €/mois (allocation municipale garde d’enfant à domicile) et Bébédom 92 de 100 €/mois (allocation départementale), ainsi que la déduction fiscale directe des impôts jusqu’à 7.500 €, faire garder vos enfants ne vous coûtera presque rien -plus vos impôts sont élevés- et même à partir d’un seuil de revenu autour de 50.000 € par foyer et par an vous gagnerez de l’argent par rapport à votre situation de non parents.

Tout cela est très bien, il permet même de créer des emplois déclarés. Mais…quid des personnes à faibles revenus ou non imposables, donc moins favorisées…c’est la pénurie de places en crèche. Et c’est comme cela que s’opère une sélection naturelle des nouvelles familles s’installant sur Puteaux. Les moins aisés iront s’installer sur des villes (généralement dites « populaires ») proposant de véritables services de la petite enfance pour tous, et les plus aisés trouveront à Puteaux une ville où il fait bon vivre…

643b80kNous devons souhaiter l’excellence pour notre ville et pour tous, elle dispose des moyens pour être juste, en assurant un redéploiement budgétaire sans avoir à augmenter les dépenses publiques. Avec la nouvelle équipe conduite par Christophe Grébert, chaque famille trouvera une solution adaptée pour la garde de ses enfants, c’est là un engagement qu’il a pris et que chaque famille pourra constater dans sa vie quotidienne.

La première urgence bien évidemment est d’augmenter la capacité d’accueil en crèche.

D’ailleurs, il convient de diversifier les formes de crèches. Ainsi, du fait du parc de la Défense une discussion doit être engagée avec les entreprises pour créer des crèches d’entreprise en les y incitant fiscalement par le biais de la taxe professionnelle.

Il serait également intéressant de diriger nos regards vers le parc de l’OPHLM, à travers la mise en place de crèches familiales et d’un réseau de gardes partagées par des assistantes agréées coordonné par la ville de Puteaux. Cette dernière solution moins onéreuse que la garde à domicile pour les personnes à faible revenu permet à « boutchou » de ne pas se retrouver dehors à 7h00 du matin en plein hiver parce que papa ou maman doivent le déposer à la crèche avant d’aller au travail. Il suffira juste de le descendre en bas de l’immeuble où sera installée la crèche familiale ou de le monter dans l’appartement des voisins…et voilà comment en plus on facilite la création du lien social entre putéoliens. Fallait juste y penser !

643b79kEnfin, non seulement l’AMGED doit être maintenue mais elle doit être profondément améliorée en l’augmentant progressivement en fonction des revenus. Ainsi plus vos revenus sont bas plus l’AMGED sera élevée. On rendra ainsi le système plus juste. Pour la garde à domicile, comme il est souvent difficile de trouver chaussure à son pied, la mairie doit aussi jouer le rôle « d’entremetteur» en proposant se service via le CCAS entre les familles et les nounous.

Pour ces dernières, je suggère la mise en place d’un plan de formation continue afin d’éviter lors de changement de famille (généralement l’entrée de bébé à la maternelle) une période stérile sans activité. Plus la nounou sera qualifiée, plus elle retrouvera rapidement une famille rassurée de confier son enfant, plus elle aura alors de l’expérience et plus la transition entre chaque famille se fera aisément.

On le voit les solutions ne manquent pas pour résoudre le problème de la garde de nos tout petits sur Puteaux, il faut pour cela une vision d’ensemble et une volonté d’agir.

Vincent Brack


Plus d’informations ? Consultez les liens suivants : Espace « Petite Enfance » sur le site municipal – Dossier « Enfance » de MonPuteaux – Espace « Santé / Social » et « Maternité / Petite Enfance » sur le site du Conseil Général 92 – Espace « Famille / Enfance » du Ministère du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité – Site de l’Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels (A.C.E.P.P.) – Site Parents Employeurs (l’emploi d’une nounou de A à Z)

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