Citoyens

dimanche 30 décembre 2007

Contrat Local de Sécurité : du constat de méfiance au contrat de confiance

SecuriteSur les 36 communes qui composent notre département, en termes de délinquance sur les crimes et délits, la Ville de Puteaux occupait le sixième rang en 2003, ce qui au sein d’un département relativement « calme » est une note rassurante. Police municipale, Contrat Local de Sécurité, Citoyens Volontaires, tout à Puteaux semble mis en œuvre pour faire de notre commune : la ville où il fait bon vivre…

Tranquillité donc, jusqu’ à devenir ville fantôme, comme le disent ironiquement certains gardiens de la paix de Seine-Saint-Denis, qui observent le contraste avec leur réalité quotidienne. Pourtant cette paix sociale ne tient pas que sur une action de sécurité publique.

Lors du Conseil Municipal du 21 Juin 2007 était évoquée, l’affaire du racket de jeunes enfants près du Square du Puits. La réponse du Maire fut claire : pas d’éducateur de rue à Puteaux sur un travail revenant à la Police Municipale, en mettant l’accent sur la responsabilité (complicité passive) des parents des racketteurs. La ville ne prend donc pas ses responsabilités en termes de médiation sociale et masque ainsi une partie de la vérité.

Sur cette affaire comme sur le déficit de la ville en matière de prévention sociale, les seules sources d’informations pour les citoyens ne viennent que de l’opposition municipale, de MonPuteaux et les associations de parents d’élèves Peep ou Fcpe.

Récemment encore, un autre parti d’opposition s’est interrogé sur les récentes dégradations survenues rue Cartault (vitres de véhicules) cassées, en mettant en avant la question : Que fait la police ?

En écho, il conviendrait de reformuler cette question en : Quels sont les choix politiques engagés par la municipalité pour assurer la sécurité de ses concitoyens ?

Securite_monnaieBUGDET MUNICIPAL 2007 CONSACRE AU POSTE « SECURITE »

Cette année, les sommes globales allouées au poste SECURITE se sont élevées et sont réparties en :

Budget de fonctionnement : 3.417.070 € (dont 95% pour la Police Municipale, 3% pour les Pompiers, la prévention incendie et les secours et à 2% pour l’Hygiène et la salubrité publique).

Budget d’investissement : 1.088.008 € (dont 67% pour la Police Nationale, 17% pour la Police Municipale et 16% pour les Pompiers, la prévention incendie et les secours).

Source : Budget officiel Ville de Puteaux

Concrètement en 2007, la Ville de Puteaux a consacré 0,00 € (soit 0,00 %) au titre des actions de prévention de la délinquance.

Fort de ce constat et des efforts plus que limités engagés par l’actuelle majorité municipale, il convient d’adopter une démarche démocratique et républicaine pour proposer et agir sur les questions de sécurité.

Il existe un nombre assez important de réformes et de mesures simples qu’il convient d’adopter pour que le bon sens entre en action et que nous ne nous placions plus en position de simples observateurs.


SOLUTIONS ADAPTEES ET ADAPTABLES

Comme nous avons tenté de le démontrer ci-dessus, la prévention se présente comme un facteur déterminant dans la lutte contre toutes les formes de délinquance. En ce sens, le Contrat Local de Sécurité actuel doit subir un certain nombre de modifications en y ajoutant des avenants concernant la prévention et la médiation sociale.


Mediation_socialea) Les médiateurs sociaux plutôt que les Citoyens Volontaires

Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur et Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, avait initié l’idée des Citoyens Volontaires. Ces citoyens devaient assurer un rôle de médiation sociale auprès des habitants, reprenant ainsi le travail de personnes formées à cette tâche, à une exception près qu’ils ne disposaient d’aucune formation et d’aucune expérience pour assumer leur mission.

Puteaux avait répondu présent en recrutant quelques volontaires parmi les putéoliens. Cette expérience s’est vite révélée sans intérêt puisqu’aucun rapport d’évaluation n’a été présenté par la municipalité et que les « citoyens volontaires », demeurent invisibles sur le terrain !

Il convient donc d’envisager une re-professionnalisation de la médiation sociale à Puteaux à l'image de ce qui est proposé par la ville d'Igny (91), en confiant la surveillance des espaces publics à des personnes formées pour cela et conscientes des réalités du terrain.

Accrocheaddictionb) Une communication municipale de sensibilisation

« Mieux vaut prévenir que guérir » dit-on. Vieil adage qui trouve ses limites dans la communication filtrée et expurgée que la Ville présente à ses habitants dans son bulletin municipal ou par le détournement de campagnes nationales (comme cela a été le cas pour la lutte contre le SIDA en janvier 2005 avec le détournement de l'œuvre de Pierre Maraval).

Pourtant la sécurité est indiscutablement couplée de près ou de loin aux questions de santé. Sur ce point, il faudra compter sur des campagnes de sensibilisation réelles et non suggérées comme c’est le cas aujourd’hui.

Les risques liés : à l’absorption de substances toxiques et psycho-actives (cannabis, cocaïne, LSD….), aux maladies sexuellement transmissibles (Hépatites, SIDA, MST…), aux différentes formes d’addiction (alcool, tabac, jeux…), à la prévention routière et à lutte contre la cyber et pédocriminalité, doivent être ouvertement et clairement traités.

Tous ces sujets trouveront leur place dans les pages du Puteaux-Infos et feront l’objet de campagnes d’affichages axées en direction des publics concernés. Ce dispositif sera complété par la tenue régulière de colloques ou de conférences.

Liens utiles : Mission Interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie - Drogues & Dépendances - Info Santé 92 (maladies sexuellement transmissibles) - Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES)

Violences_2c) Engagements fermes contre toutes les formes de violence et de discrimination

La loi très contreversée sur la réforme de la carte judiciaire a épargné la Ville de Puteaux, qui conserve son Tribunal d’Instance, à ce titre elle se doit d’être exemplaire en renforçant notamment ses actions en faveur du droit des victimes (juridiques et psychologiques).

- En mettant l’accent sur les risques liés aux violences intrafamiliales (violence faîtes aux enfants ou aux femmes). Une cellule de médiation conjugale existe déjà à Puteaux, elle doit enrichir et compléter ses domaines d’action.

- En mettant en place un espace de conciliation et de concertation entre les enfants et les parents en grande difficulté.

- En renforçant son travail sur la question de la violence scolaire (verbale et comportementale) et des jeux dangereux dans les cours de récréation (jeu du foulard..). Ce point relève du principe de la veille éducative déléguée aux acteurs locaux de l’éducation.

- Et en s’engageant à mener une lutte active et effective contre toutes les formes de discriminations ayant rapport avec : les origines sociales ou ethniques, l’orientation sexuelle ou la pratique d’un culte. La stricte parité entre les hommes et les femmes doit être valorisée.

Autres liens utiles : Institut National d'Aide aux Victimes et de Médiation (Inavem) - Tout savoir sur les Droits de l'Enfant - Allô 119 - Observatoire National de l'Enfance en Danger (Oned)

Videosurveillanced) La vidéosurveillance

Si la délinquance zéro n’existe pas, il faut redoubler de vigilance. Chaque atteinte physique aux biens et aux personnes ou les dégradations volontaires sont des actes intolérables qui doivent être réprimés et sanctionnés.

En cela, les caméras de vidéosurveillance constituent un outil préventif de sécurité publique dont il ne faut pas se priver. Ne pas s’en priver sans en abuser au risque de provoquer un effet pervers et inverse. La fantaisiste volonté affichée de la municipalité de se doter d’un parc de 350 caméras à l’origine du projet en 2002/2003, était un projet totalement surdimensionné et dont le coût total n’aurait jamais trouvé d’amortissement en termes de rendu de sécurité.

La vidéosurveillance est utile et bénéficie aux habitants, lorsqu’elle couvre des zones qui le nécessitent (parkings et passages souterrains, passages peu ou pas accessibles, parcs et squares et édifices accueillant des enfants). Les putéoliens doivent la considérer comme une alliée objective de leur sécurité et non comme un outil de restriction de leurs libertés individuelles. Une multiplication de caméras sur le territoire communal ne constitue pas une réponse à l’insécurité si aucune action préventive n’est engagée sur le terrain.

Cette vidéo-protection se révèle efficace lorsqu’elle est associée au travail d’une vraie police de surveillance « en patrouilles » ou « d’ilotage ».

Police_municipalee) La Police Municipale

Les missions de la Police Municipale –placée sous la responsabilité directe du Maire de la commune- sont d’un autre ordre et concernent l’application stricte des arrêtés municipaux, la sortie des écoles ou l’encadrement des manifestations.

Dans certaines villes (Neuilly Plaisance) la Police Municipale assure différentes tâches : accompagnement de personnes handicapées ou personnes âgées qui souhaitent effectuer des déplacements dans la ville (banque, médecin, pharmacie..). Pour ce faire, la ville a équipé sa Police de véhicules pouvant prendre en charge les personnes en fauteuils roulants. Un exemple parfaitement adaptable chez nous malgré les réticences exprimées lors du Conseil Municipal du 12 décembre 2007, liées à l’investissement que représente un tel équipement.

Une police de proximité et de prévention de la sécurité publique : une prévention civique et sociale. Bien sûr il ne faut pas négliger le travail de maintien de l’ordre public et mettre tout en œuvre pour faire encore reculer le sentiment d’insécurité.

Les polices municipale et nationale ne peuvent être opposées l’une à l’autre, puisqu’elles sont complémentaires et que leurs missions sont différentes. Leurs actions sur le terrain doivent donc être coordonnées et ne pas se chevaucher.

Les missions de la Police Municipale seront redéfinies de façon à lui assurer une visibilité et une reconnaissance auprès de la population. En devenant une véritable Police de proximité cela lui permettra de tisser des liens avec les habitants tout en leur apportant un sentiment de sûreté. Nous savons les personnes âgées ou les mamans avec de très jeunes enfants, très sensibles à cette surveillance accessible.

Son rôle sera déterminant pour installer une relation de confiance avec les jeunes, dont les regroupements attirent souvent la méfiance ou la crainte des riverains, permettant ainsi de dénouer les éventuels nœuds de tension.


Puteaux se donnera les moyens d’appliquer une sécurité préventive

Puteaux n’est pas une ville vierge de toute délinquance. La délinquance zéro n’existe pas et cet objectif ne peut-être atteint par une politique répressive dénuée de toute action liée à la prévention de la sécurité publique.

Cet effort nécessite d’y consacrer des moyens… un minimum de moyens, et certainement pas de présenter un budget municipal où pas le moindre centime d’euro n’est dépensé pour assurer une politique capable de s’attaquer à la délinquance et aux violences physiques et psychologiques.

La synthèse de ces propositions entre au cœur d’un nouveau Contrat Local de Sécurité. Le sujet est vaste et s’ancre profondément dans une volonté de paix sociale, et cela bien au-delà de nos seules frontières communales.

Si le souci de tous est de veiller à une véritable cohésion sociale en visant le vœu pieu d’une éradication des maux qui baignent notre société, cela passe également –et plus particulièrement à Puteaux- par une volonté d’insertion des personnes en difficulté et non d’une exclusion sociale devenue presque coutumière.

L’équipe de Puteaux Ensemble

D’autres liens pour cette contribution ? Pages sécurité de MonPuteaux – Blog Surveillons le VidéoSurveillance à Puteaux – Site de la Préfecture des Hauts de Seine – Portail du Ministère de l’Intérieur – Dossier vidéosurveillance dans Service Public – Dossier médiation sociale sur le site du Ministère de la Ville – Site de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (H.A.L.D.E.)

samedi 29 décembre 2007

Relations internationales : « Puteaux, ville européenne ? » par Olivier Jacques

Espace_shengenAu moment où l’Europe vient d’abolir les frontières entre 24 de ses états membres, permettant ainsi la libre circulation dans son espace de près de 400 millions de personnes, nous pouvons nous demander comment, dans un projet de renouvellement politique, nous pouvons définir la place d’une ville comme Puteaux face à la Communauté Européenne.

Il m’a semblé utile de se poser deux questions de fond sur ce sujet :
- quelle politique de développement et d’orientation européenne une ville comme Puteaux peut-elle mener ?
- quelle est la place accordée par la ville aux membres de la Communauté Européenne, et en élargissant ce point, à toute personne étrangère résidant sur son territoire ?

Développement et orientation européenne

Sur le premier point, le constat est un peu décevant : Puteaux est jumelée avec 8 villes dans le monde, dont 6 en Europe. Qui connaît, parmi les Putéoliens, cet état de fait, et qui est susceptible d’en citer ne serait-ce que deux, puis de les situer sur une carte ? Quand a-t-on vu des manifestations d’ampleur suffisante pour amener nos concitoyens à s’ouvrir un peu plus à d’autres sensibilités, d’autres cultures, d’autres ressentis ? Quels échanges forts existent, quels propositions de collaboration auraient-elle été mises en place ?

Sachez donc que Puteaux est jumelée avec Offenbach, banlieue de Francfort en Allemagne (1955), Mödling, à 16 km de Vienne en Autriche (1956), Zemun, commune de Belgrade en Serbie-Monténégro (1956), Esch-sur- Alzette, à quelques kilomètres de Luxembourg au Grand-duché du même nom (1956), Velletri, proche commune de Rome en Italie (1958), Braga, à 50 Km de Porto au Portugal (2001), ), Gan Yavné, sur la côte méditerranéenne d’Israël, à 40km de Jérusalem (1973), et enfin Kati, à 15 Km de Bamako au Mali (1985).

Force est de constater que ces jumelages sont pour la plupart fort anciens et peu mis en valeur. Ils nous permettent pourtant d’émettre quelques propositions et pistes de réflexions : chacune de ces communes a du ou doit réfléchir à la gestion de son territoire et de ses administrés avec des contraintes qui sont parfois bien différentes de celle de notre ville. Pourtant, on le sait aujourd’hui, il y a des solutions de gestion, en matière d’économique, d’urbanisme, d’écologie, de politiques culturelle ou scolaire, qui peuvent trouver une application universelle.

Une première idée de rapprochement plus fécond pourrait être d’échanger avec ces villes amies sur les solutions innovantes qu’elles ont pu être amenées à développer.

Pour donner un exemple concret : Braga, ville dotée d’un centre historique riche, a trouvé des solutions à la gestion piétonne d’une partie de ce centre, avec une activité économique et urbanistique maîtrisée. Ne pourrait-on imaginer une réflexion jumelée destinée à Puteaux, qui souffre terriblement d’une gestion urbanistique peu élaborée ?

Une autre piste serait de se demander si des échanges peuvent se développer dans le cadre scolaire : déplacer une classe « verte » dans le Latium Romain de Velletri peut être aussi passionnant que de le faire en Normandie ou en Bourgogne, mais peut se révéler plus enrichissant encore pour les enfants par la rencontre avec une culture et une langue différentes. Ceci étant, bien sûr, vrai dans l’autre sens : Puteaux, déjà riche de plusieurs communautés d’expatriés, trouverait un souffle certain à se confronter chez elle à d’autres ressentis.

La même Velletri a mis en place un agenda 21 local, une démarche dérivée de l’Action 21, imaginée lors du premier sommet de la Terre en 1992, et qui consiste à raisonner l’ensemble de la gestion d’une entreprise, d’une ville ou d’un pays sous l’angle du Développement Durable. Puteaux souscrit à cette démarche, mais semble avoir du mal à la mettre en application ! Plus généralement, on touche à ce qui nous manque profondément : une ouverture aux autres plus intense, plus riche et plus positive.

Cette dynamique municipale, on le sait, peut très vite se révéler un moteur formidable pour le développement de la Ville, et pour l’ouverture des esprits. Nous sommes tous inquiets de la bureaucratie européenne, des diktats que celle-ci imposerait à tous. Pourtant, une meilleure lecture des opportunités que nous offre le cadre européen, à travers notamment une politique d’échanges et de relations plus intenses, nous prouverait certainement très vite et très concrètement que le cadre européen est fait pour nous aider à avancer et non pour nous empêcher de progresser.

Europe_flagsEuropéens oui, mais putéoliens aussi !

La seconde question de fond est la place réservée aux Européens dans notre commune, et la manière dont ceux-ci l’occupent. Rappelons un fait simple : tout citoyen issu d’un des pays membre de la Communauté Européenne est potentiellement électeur aux élections municipales de sa commune de résidence permanente ET éligible dans une équipe municipale.

Beaucoup d’Européens ne sont pas au fait de ces dispositions. Pourtant, quelle meilleure étape pour s’intégrer à la vie d’un pays que de pouvoir y voter, voire participer activement à la vie sociale, économique ou culturelle de sa commune ?

Il semble donc nécessaire que les membres des diverses communautés de Puteaux, issus de pays de l’Union, n’hésitent pas à faire entendre leur voix aux municipales. Nous ne comptons pas pour rien (je dis nous, puisque Belge résidant en France depuis 25 ans, je fais partie de cette présence européenne, et je compte bien m’exprimer les 9 et 16 mars, en plus de cette tribune).

Pragmatiquement, rappelons à ceux qui ne l’auraient pas encore fait, qu’ils ont jusqu’au samedi 29 décembre 2007, 11h55 pour s’inscrire à la Mairie au service des Elections.

Mais il est aussi nécessaire que chaque communauté présente sur la commune fasse valoir son existence sous toutes les formes possibles : associations, propositions d’échanges, rencontres, manifestations culturelles spécifiques…

L’écho donné à ce qui existe est faible, et sans aucun doute nous gagnerions tous à mieux savoir ce qui se passe sur le territoire de la Commune. Il sera donc nécessaire d’envisager des relais au niveau municipal plus actifs, plus enclins à valoriser ce qui peut donner relief à des présences différentes, riches de découvertes et de possibilités nouvelles.

Nous connaissons la présence d’une communauté portugaise importante par exemple, dans notre Ville. Ne pourrait-on envisager une manifestation importante, avec une résonance forte autour de la culture portugaise ? Un festival du Fado, une exposition sur Fernando Pessoa ou les grands auteurs brésiliens, une rétrospective du jeune cinéma portugais, une mise en perspective de la puissance du Portugal, plus grand colonisateur des XVe et XIVème siècles pour l’ouverture sur le monde (Qui se rappelle des voyages précurseurs de Vasco de Gama ?) Et nous ne parlons ici que de la communauté lusophone. Mais il y a bien d’autres groupes qui ont contribué, et contribueront encore à tisser la culture de Puteaux et l’enrichir de leurs apports. Apprenons à les écouter, poussons-les à se faire entendre.

Olivier Jacques

D'autres liens pour cette contribution ? Pages relations internationales sur le site municipal - Pages jumelage sur MonPuteaux - Ministère chargé des questions européennes - Portail Europa de l'Union Européenne - Portail français Toute l'Europe sur les questions européennes

lundi 24 décembre 2007

Citoyens : "Osons l'ère numérique !" par Romain Follet

ArobaseInternet est d'ores est déjà reconnu comme étant le cinquième pouvoir, il est du devoir de la municipalité d'y être présent, alors qu'aujourd'hui, le site de la maire de Puteaux n’exploite qu’une petite partie des possibilités que cet outil peux nous offrir. Je vous présente ici six points qui me semblent important pour rattraper notre retard, et prendre de l’avance pour rentrer dans l'ère numérique.

Un espace de discussion démocratique ! C'est l'agora de Puteaux, un espace sur Internet où les citoyens peuvent discuter entre eux et avec les élus, des décisions de la ville, c'est là que les idées murissent et s'enrichissent, c'est là que l'avis de tous est pris en compte.

Publication des documents et archivage : quoi de plus important pour une démocratie que d'avoir accès aux documents utilisés lors des conseils municipaux et des réunions publiques et aux multiples rapports des services de la ville ? Il est manifestement très difficile à Puteaux de se procurer ces documents, les mettre sur Internet permettrai à tout un chacun de s’auto documenter.

Mon banquier dans le salon ! Avec la vidéo en ligne, il est possible de fournir un service de visiophonie de qualité tout en gardant une relation conviviale entre les interlocuteurs. Demander des conseils et des avis professionnel à votre médecin, votre banquier, votre avocat, au vétérinaire de votre chat ne prendrait que peu de temps, et serait disponible où que vous soyez (de chez vous ou au bureau).

Internet partout, tout le temps : Internet doit être accessible dans toute la ville. En accord avec les fournisseurs d'accès, il est possible de déployer une offre wifi dans toute la ville (les fameux points hot-spot) rendant Internet disponible sur vos téléphones, organiseurs de poches ou ordinateurs portables, que vous soyez à une station de bus, dans un café ou dans la salle d'attente de votre médecin.

Internet pour tous ! Tout le monde ne possède pas un ordinateur, il est alors essentiel de mettre à disposition des postes informatiques dans les lieux stratégiques de la ville. C'est un apport réel à la qualité de vie des habitants car il devient alors très facile d'envoyer des courriers électroniques à sa famille, de consulter les petites annonces et les offres d'emplois. Le réseau des réseaux devient accessible à tous !

Apprendre à utiliser Internet ! Il n'est pas aisé de « surfer sur la toile » la première fois. Le grand réseau renferme une multitude de pièges qu'il faut savoir déjouer. Il est nécessaire d'organiser des formations pour apprendre à utiliser les outils, accompagné d'utilisateurs expérimentés ou de professionnels, chacun doit pouvoir trouver l'aide dont il a besoin pour bien démarrer.

Depuis 8 ans, l’association « villes internet » distribue un label aux municipalités proposant du contenu Internet de qualité et proche du citoyen. Plus de 500 villes françaises ont déjà été récompensées, parmi elle Puteaux a reçu 2@ en 2005 et en 2006 malgré la faiblesse de son engagement dans le développement des nouvelles technologies. Il demeure incompréhensible que notre commune qui dispose sur son territoire les deux tiers du centre d’affaires de La Défense, ne soit pas la ville française de référence en matière de technologie numérique.

Nous devons aller de l’avant et nous fixer pour objectif : l’excellence numérique !

Romain Follet
Venez visiter mon blog personnel

D'autres liens avec cette contribution ? Site internet de la Ville de Puteaux - Blog de MonPuteaux - Liste des projets municipaux d'installation de haut débit - Site gouvernemental sur le Haut Débit - Site gouvernemental de l'Internet

vendredi 21 décembre 2007

Citoyens : "pour un nouveau souffle, vivons le sport !" par Alain Sakot

Tout_le_sport« Le sport, dans toutes ses manifestations, entretient un rapport étroit au territoire. Les différentes pratiques sportives, qu'elles soient bénévoles ou marchandes, organisées ou spontanées, de rayonnement local ou international, reflètent plusieurs sphères de la vie urbaine et périurbaine. Le sport impose ses stades, ses arènes, ses circuits de course automobile, ses gymnases, mais il influence aussi les modes d'appropriation de la rue, les espaces publics, la consommation ludique et festive de la ville. » Sylvain LEFEBVRE - Professeur au Département de géographie de l'université du Québec à Montréal.

Après le rêve (Acte 1), l'exposition (Acte 2), posons un peu si vous voulez bien notre « bateau » dans son nouveau port d'attache et parlons plus d'ancrage dans la réalité de notre chère ville. Si le souffle du vent nouveau donne le cap à suivre (souffle porté par l'équipe de Christophe Grébert, pour une ville « citoyenne » et « solidaire », une ville qui « investit dans sa jeunesse » et qui « entreprend »), Il n'est pas question dans ce dernier volet sportif de désorganiser totalement le système mis en place mais d'apporter, de suggérer quelques pistes d'actions, de réflexions, de dépeindre un certain nombre de propositions sur lesquelles nous pourrons ensemble, tous ensemble, débattre.

L'objectif de cette contribution est simplement de rendre le théâtre sportif putéoliens encore plus attractif, plus accessible au plus grand nombre, plus convivial, mieux intégré, plus humain et ainsi de galvaniser la pratique du sport dans notre ville.

Concrètement, voici quelques propositions : (dans le désordre !)

- Création d'une entité dédiée au sport composée de personnes de bonne volonté. Une instance de concertation entre tous les acteurs du sport local, une instance de proposition, notamment en direction du conseil municipal ou encore du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative et du pôle handicap du gouvernement français. Pour travailler d'avantage en lien avec les fédérations. Cette instance veillera aussi à la bonne transversalité des échanges avec les différents services de la ville (Pôle culture et pôle emploi).

- Signature d'une convention de partenariat en vue de promouvoir l'accessibilité des équipements sportifs aux personnes handicapées.

- Gestion des inscriptions harmonieuses et tarification en fonction du quotient familial : par souci d'équité sociale, les ressources des familles seront prises en compte. Le conseil d'Etat reconnaît aux collectivités le droit de moduler les tarifs en fonction des revenus des familles, mais même le tarif le plus haut ne devra pas atteindre le coût réel. Ce sera au conseil municipal et seulement par vote de fixer le prix des cotisations.

Multisport- Soulager, alléger les parents qui travaillent le mercredi ou le samedi : Certains parents, faute de temps ou de moyens se retrouvent obligés malgré eux de « couper » leurs enfants d'une ou plusieurs activités. La ville ne pourrait-elle pas offrir un service d'accompagnement des enfants dans leurs activités culturelles et sportives ? Prise en charge des enfants dans le centre ville, accompagnement, transitions assurées d'une activité à une autre… Notre ville possède un grand nombre d'employés municipaux, profitons en !

- Suivi et bilan annuel des inscrits : orientation, réorientation et accompagnement dans le niveau supérieur en fonction des vocations sportives des inscrits petits et grands. Travail sur la thématique « insertion sport ».

- Repérage, écoute et aide aux familles ayant un ou plusieurs enfants qui souhaitent « allez plus loin » dans le sport.

- Création d'un centre sportif de haut niveau : parce que notre projet vise l'excellence, nous devons nous doter de moyens techniques et humains à la hauteur de nos ambitions. Ce complexe sera prioritairement destiné aux sportifs de haut niveau. Il a le rang de «pôle Espoir» afin de créer un effet de stimulation et d'accroissement du niveau sportif local et régional. Nous devons d'aller dans le sens d'une politique régionale d'équipement sportif et de création de centres d'entraînement labellisés pôle France et pôle Espoir. Pour créer les conditions idéales de préparation pour nos sportifs aux plus grandes compétitions.

- Autre initiative : la gratuité d'accès à certaines installations (piscine) et la prise en charge d'une partie des frais de déplacement des clubs au fil de leur progression dans les différentes compétitions (afin de favoriser les échanges intercommunaux et régionaux).

- Création d’un service de navette gratuite pour rapprocher les différents pôles sportifs de la ville.

- Création d'une formule découverte du sport pour les enfants de 2 à 4 ans. « Afin de favoriser le développement corporel, concourir à l'équilibre, à la santé, et développer les liens sociaux, une formule sportive pour les plus petits » ; Voir l'exemple de la ville de Dunkerque.

- Favoriser le recrutement des éducateurs et de sportifs de haut niveau : en fonction des besoins de certains clubs. Pour créer l'émulation, nous devons « rouvrir nos frontières » et accueillir des sportifs et éducateurs de clubs voisins. Plusieurs expériences ont en effet montré l'intérêt de l'implication de grands professionnels auprès des jeunes. Jouer aussi la carte de l'intercommunalité dans un sens comme dans l'autre. Enfin, « Echanges sport/emploi », via l'ANPE pour valoriser le recrutement des éducateurs auprès des Agences Nationales de l'Emploi

- Formation continue et spécifique pour les éducateurs qui le souhaitent. Pour encadrer une activité sportive à titre professionnel, il faut être titulaire d'un BEES (Brevet d'Etat d'Educateur Sportif), ou d'un BPJPEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l'Education populaire et du Sportif). Nous veillerons à ce que tous les éducateurs et accompagnants accèdent à une formation de qualité. Le sport à des règles, il faut que les éducateurs soient investis dans la mission de véhiculer ces règles et valeurs tout au long de l'année.

- « Veille bienveillante » dans les quartiers pour les jeunes en difficultés (en partenariat avec l'action sociale de la ville). Création d'une formule découverte des sports inacessibles pour certains le reste de l'année.

- Générer de grandes manifestations sportives pour faire connaître l'attrait du sport au plus grand nombre. Exemple dans notre ville de la course cycliste mais il en faut d'autres…démonstrations, exhibitions. Voir l'exemple de la ville de Rennes.

- Accompagnement, suivi et promotion de toutes nouvelles structures associatives et sportives selon une charte de partenariat établie entre la ville et le tissu associatif. Repérer les projets, expertiser et valoriser.

- Création d'un lieu d'information accessible et visible par tous afin de répondre simplement et efficacement à toutes demandes de renseignements. Création d'un magazine dédié aux pratiques sportives (et culturelles ???).

- Organisation d'événements autour du sport (mais aussi de la culture) en faisant venir des équipes/troupes d'autres horizons. Exemple de la venue des All blacks à l'occasion de la dernière coupe du monde de rugby. (Bon d'accord, personne n'a pu les approcher…). Création d'événementiels avec les communes avoisinantes (intercommunalité – exemple du projet nautique sur la Seine avec des communes voisines).

- Réintroduction « d'espaces sports » dans la ville. (À l'image du terrain de basket au pied de la tour Défense 2000 – un lieu de rassemblement convivial).

- Constitution d'accords tarifaires avec les équipementiers de façon à alléger la charge en termes d'achat pour les familles.

- Signature d'une convention de partenariat en vue de promouvoir l'accessibilité des équipements sportifs aux personnes handicapées.

Il s'agit au travers de ces quelques propositions d'accomplir une véritable mission de service public puisque nous voulons d'abord une pratique du sport pour le plus grand nombre. Cette dimension « sport de masse « n'étant possible que par un travail permanent avec les associations et les écoles.

Alain Sakot

D'autres liens pour cette contribution ? Pages « sports » du site municipal – Pages « sport » de MonPuteaux – Portail du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports - Pages « sports & loisirs » du Conseil Général des Hauts de Seine – Pages « sports & loisirs » du Conseil Régional d’Ile de France – Comité Départemental 92 HandisportFédération Française Handisport

vendredi 14 décembre 2007

Citoyens : "Puteaux, ville intergénérationnelle" par Philippe Le Bourbouach

Vue_semaine_bleueL’intergénération compte tenu du vieillissement de la population est désormais un défi qui oblige à des choix politiques. Ce défi est un monde inédit où les plus de soixante cinq ans seront plus nombreux que les moins de 20 ans et auront devant eux une espérance de vie de près d’un quart de siècle... C’est donc une société qui vieillit, c’est-à-dire une société qui ne meurt pas mais qui évolue, à la condition toutefois que :

- le vieillissement soit considéré comme une ressource à valoriser et non pas comme un handicap,

- les personnes âgées puissent jouer pleinement leur rôle de citoyen,

- le dialogue et les solidarités entre générations soient au cœur de notre société.

Dans ce contexte, les personnes âgées ont évolué : leurs attentes, leurs besoins, leurs potentiels ont changé. Elles veulent continuer à être actives, à rester utiles à la société, pouvoir réaliser des projets personnels, avoir un rôle social...

C’est pourquoi, l’intergénération doit irriguer tout projet de société. Les actions intergénérationnelles doivent concerner tous les domaines de la vie en société : les logements, les transports, la culture, l’utilisation des nouvelles technologies, Le développement durable…. »
Jean Giard Président d’Alertes.

Cette vision, nous la partageons car aujourd’hui il n’est plus possible de s’en tenir à une politique surannée, où l’on considère les seniors encore comme des « anciens » renvoyant aux gouters ou colis de noël et l’organisation de quelques sorties. Ces attentions au demeurant sympathiques, ne sont plus en phases avec l’évolution de notre société et les attentes des séniors.

L’intergénération c’est agir pour que chacun, quelque soit son âge, trouve sa place et participe à l’évolution de la société.

Agir ensemble pour faire de Puteaux , une ville intergénérationnelle, c’est notre objectif.

Nous favoriserons et aiderons toutes les initiatives aptes à établir et renforcer les échanges intergénérationnels.

Dans cet esprit, nous mettrons en place le Conseil des Seniors qui aura pour objectif d’associer les personnes âgées aux décisions de la Mairie en recueillant leur avis sur l’ensemble des sujets qui les concernent et en leur offrant la possibilité d’être à l’initiative d’actions en direction des personnes âgées ou de dialogue entre les générations.

Nous nous appuierons sur des expériences qui en terme générationnelles ont porté leurs fruits et ce dans différents domaines :

Accompagnement éducatif

- La carte « séniors professeurs » : à travers un développement des structures d’accompagnement du soutien scolaire sur la commune.

- La carte « séniors éducateurs » : à travers un dispositif qui mise sur les compétences aînés pour aider des jeunes de 16 à 25 ans en cours d’insertion professionnelle.

Art & culture

- La carte « séniors insérés » : favoriser les échanges (expositions, lectures, conférences…) non cloisonnés, en les ouvrant aux publics de tout âge

Habitat et Services

- La carte « 1 toit, 2 générations » : Possibilité pour les personnes âgées de proposer un logement à un étudiant en échange d’un minimum d’aide et de compagnie

Multimédias & Internet

- La carte « séniors internautes » : en permettant à de jeunes putéoliens d’initier leurs aînés à l’informatique et aux nouvelles technologies.

Parrainage

- Mettre en relation des personnes en âge d’être grands-parents avec des parents d’enfants qui en sont privés afin de créer entre eux une relation affective aux effets durables.

Convivialité

Le « café des âges » se veut être un lieu de débats continu entre les générations, de débats sur les relations entre les générations.

Hormis le fait de donner aux seniors le moyen de jouer pleinement leur rôle de citoyen catalyseur d’un dialogue et d’une solidarité entre les générations, la ville Puteaux en dehors du fait d’être le catalyseur d’un dialogue et d’une solidarité entre les générations se doit aussi de favoriser le développement de services innovants à l’attention des seniors.

Les services à la personne globalement regroupent aujourd’hui les services de la vie quotidienne et les services aux personnes dépendantes. De nombreux acteurs publics ou privés interviennent sur ce secteur et ce de manière cloisonnée.

Sans interférer notamment sur les missions légitimes et le périmètre de certains de ces acteurs comme le CCAS et afin de développer des services innovants en adéquation avec les attentes et les besoins actuels des seniors, il nous paraît intéressant de réfléchir à la mise en place d’une plate-forme rassemblant acteurs privés et publics disposant d’expertises. Mise en place par la ville de Puteaux , cette plate-forme aurait une double mission :

1° Evaluer en mettant en place un service de veille les nouveaux services à offrir aux seniors

2° Participer à la mise en place de bouquets de nouveaux services aux seniors.

3° Mettre en place un point d’entrée unique en terme d’information et d’accès à ces nouveaux services.

L’ensemble de ces nouveaux services seront à même de favoriser autant le développement économique que la mixité intergénérationnelle.

Certains expériences intéressantes dans ce domaine ont été initiées et développées par des municipalités citons par exemple :

Le service civique de la solidarité proposé aux ados par la municipalité de Gouvieux ( 60). Durant l’année de leurs 16 ans, les jeunes de la ville ont la possibilité de réaliser un service de solidarité à domicile, qui a pour objet de répondre à des besoins d’accompagnement de personnes qui résident à Gouvieux et sont confrontées à des difficultés.

Le portage des livres a domicile. Le service retraités d’Athis-Mons a mis en place une action de portage de livres et de lecture à domicile et en résidence par un réseau de bénévoles de tous âges.

Le service de visites à domicile . Ce service permet à des personnes en situation d'isolement de bénéficier de visites à domicile. Pour rompre l'isolement, les bénévoles rencontrent les personnes qui le souhaitent puis établissent et construisent une relation en fonction du besoin de la personne visitée. Les rencontres peuvent consister à jouer, faire des promenades, de la lecture, bavarder......

Argent

La ville de Paris offre un service aux personnes âgées désireuses d'être accompagnées à la banque. Objectif : tranquilliser un population qui a trop souvent peur d'aller chercher de l'argent.

Santé

« e-care » développée par une jeune société française est une offre de service d'accompagnement et de surveillance des personnes âgées ou fragilisées. In fine, « e-care » a pour vocation de redonner confiance aux personnes fragilisées, notamment quant à leur mobilité. Il vise à les aider à maintenir des liens sociaux souvent dégradés par la peur de sortir, de marcher, de chuter.

Ces personnes sont équipées d'un pendentif communiquant, qui assure une détection post-chute, ainsi que les inactivités anormales et permet d'envoyer manuellement ou automatiquement un message de détresse à un professionnel de santé ou un aidant (famille, proche, …)

Mais l’intergénération c’est agir aussi pour les personnes dépendantes car la capacité d’accueil globale des établissements pour les personnes âgées reste à Puteaux bien en dessous des besoins de la population. En tout et pour tout Puteaux ne dispose aujourd’hui que d’une capacité d’accueil de 125 places répartie sur deux types d’établissements :

• 50 places en soins de longue durée au Centre Hospitalier de Puteaux

• 75 places au Foyer-Logement Richard Wallace

Aujourd’hui à Puteaux nous devons repenser ensemble les moyens d’actions pour accompagner la vieillesse, et développer les structures d’accueil nécessaires. Ceci n’est pas un luxe mais un devoir.

Philippe Le Bourbouach

D'autres liens avec cette contribution ? Pages vie sociale du site municipal - Pages seniors de Monputeaux - Site Semaine Bleue - Ministère du Travail et de la Solidarité

mercredi 12 décembre 2007

Citoyens : "Mettons un terme au marketing politique putéolien" par Anne Guéret et Vincent Brack

Vue_cadeauxLa richesse de Puteaux n’est plus à commenter tant cette « richesse » est diverse et variée. La ville ne manque jamais d’utiliser cette opulence pour parfaire son image de ville généreuse. Il n’est pas rare de voir de jeunes enfants agiter des ballons ou autres objets publicitaires floqués du logo de la ville, ou d’assister au retour d’anciens revenant d’une sortie récréative organisée par la commune.

Où se situe le mal nous direz-vous ? Quel mal peut-il exister à offrir quelques loisirs aux anciens et des présents aux plus jeunes ? Rien, effectivement, si ce n’est le dégoût que nous inspire certaines de ces représentations, lorsqu’elles sont détournées à des seules fins partisanes visant à affermir son autorité naturelle et à entretenir la vision d’une ville où il « fait bon vivre ensemble ».

Nous souhaitons que Puteaux passe de la politique spectacle à la politique active et citoyenne. Nous souhaitons combattre l’instrumentalisation des enfants de la commune lors de grandes messes biannuelles, ainsi que l’infantilisation de nos aînés qui ont encore de belles choses à apporter et à partager.

Comme beaucoup, nous rêvons d’une ville qui offre un développement de l’intelligence chez nos enfants et qui veille au respect de la sagesse incarnée par nos aînés.

Les outils pédagogiques en direction du jeune public, doivent être - en partenariat étroit avec les enseignants - véritablement mis en place et réellement utilisés à cette fin. Le cas de l’exclusion numérique dans nos écoles primaire demeure une cruelle et honteuse réalité. Rendons enfin le pouvoir décisionnel aux gens qui enseignent à nos enfants. Chaque euro dépensé pour un enfant putéolien, doit l’être dans un souci d’équité et de promotion sociale.

De même, comment ne pas désirer une politique d’accompagnement en direction des personnes âgées qui ne consiste pas simplement à leur faire de menus cadeaux en omettant de leur apporter une nouvelle offre diversifiée en matière d’aide sociale (repas à domicile, suivi médical, déplacements…) et de rupture de l’isolement.

Notre rêve n’est pas complet si nous ne parlons pas de mettre un terme définitif à ce marketing politique qui utilise la crédulité de nos enfants et la faiblesse des personnes âgées, comme des jouets de propagande au rendu nul pour la collectivité.

Le rôle d’une commune est de respecter la devise « liberté, égalité, fraternité ». Ici, ces valeurs ont trop longtemps été perverties. Une ville citoyenne, c’est une ville qui donne les moyens à tous ses habitants d’être tirés vers le haut et non d’être nivelés par le bas.

Anne Guéret et Vincent Brack

vendredi 07 décembre 2007

Associations : "Relevons le pari associatif..." par Alain Sakot

Vue_liberte_associationLe milieu associatif en quelques chiffres

On recense à Puteaux un certain nombre d’associations. Combien exactement ? Difficile aujourd’hui de statuer sur un chiffre exact. Nous avons à Puteaux 50 associations pour lesquelles la collectivité a pris un engagement financier, on imagine, je l’espère, qu’il en existe plus…

À Suresnes par exemple, on compte une association pour 100 habitants ! Le calcul est rapide : 39 000 habitants = 390 associations.

À Neuilly-sur-Seine, le tissu associatif compte plus de 500 associations intervenant dans des domaines aussi variés que l'action sociale, la santé, l'éducation, l'entraide, le sport, la culture...

La moyenne nationale tourne autour des 200 associations pour les villes de 40 000 habitants… Notre ville ne compte elle que 70 associations à peu près…

Le site officiel de la Ville de Puteaux, annonce fièrement ceci : « La vie associative constitue une composante essentielle dans le dynamisme et l’animation de notre commune. À ce titre, la Maison des Associations et du Citoyen joue un rôle de tout premier plan. La mission de la Maison des Associations consiste à soutenir les initiatives, à la fois pour ceux qui souhaitent créer une association ou pour ceux qui désirent participer activement à l’animation locale. C’est à la fois un lieu d’accueil, d’écoute, d’information et de dialogue (ouvrages juridiques), au service de la vie associative putéolienne.

Marie-Pierre Panunzio, responsable de la Maison des Associations, est l’interlocuteur privilégié pour solliciter un conseil ou une aide de la part de la Mairie. Depuis sa prise de fonction, elle a reçu plus de trente nouvelles associations et est également en contact avec un grand nombre de structures déjà existantes. Très soucieuse de soutenir les associations putéoliennes, elle se fait le relais de leur actualité auprès du service Communication et permet ainsi à certaines de se faire connaître par le biais du magazine municipal… »

Certaines se font donc connaître, et les autres ??? Une question reste en suspens : comment peut-on afficher aussi clairement qu’il y a des associations reconnues et … le reste du monde ? Et c’est bien là que le bât, à Puteaux, blesse !

Les responsables associatifs ne doivent pas vivre dans le doute, et être assurés que la municipalité mettra tout en œuvre pour assurer la promotion et le subventionnement de leur association, s’ils en font la demande.

Je n’ose même pas décortiquer les chiffres de la répartition tellement le constat de « chouchoutage » pour certaines est édifiant ! Je préfère diriger mon regard vers un champ de construction beaucoup plus intéressant…

Partout, des individus donnent de leur temps pour améliorer la vie de leurs concitoyens et participent à des activités communautaires. Ils aident leurs voisins et leurs amis, deviennent membres d'organisations philanthropiques et soutiennent les causes qui leur tiennent à cœur…

Le secteur associatif est devenu un support fondamental de développement, d'innovation et de cohésion de la société. Qu’il s’agisse de répondre aux besoins les plus élémentaires (les soins, le logement...) ou aux préoccupations de la vie quotidienne (l’emploi, la formation, les loisirs, l’éducation, la culture, le sport...) ou encore aux questions de société (la protection de l’environnement, la lutte contre le sida, la défense des droits de l’Homme...)…

Vue_europeAssociations de France et d'Europe

France / Création d’emplois et recyclage de papiers
« Elise » a choisi de créer des emplois pour des personnes issues de l'insertion, et d’innover grâce à la valorisation de papiers. 15 emplois créés - réduction des nuisances de décharges.

Allemagne / L’essaimage des banques alimentaires
L’association « La Tablée de Berlin » récupère tous les mois 100 000 kg de nourriture et les met à la disposition des centres sociaux. 5.000 personnes nourries chaque jour – 250 associations ont été créées sur ce modèle.

Royaume-Uni / Auto habitation à Londres
Dans le quartier londonien d’Islington, 23 personnes en situation de précarité se sont regroupées pour construire leurs propres logements. Réalisation de 13 maisons – réduction du coût de construction pour le promoteur.

En France, en Europe comme sur d’autres continents, des institutions, des sociétés, des élus s’investissent au quotidien dans le développement social

Italie / coopérative de solidarité et création d’emplois
Créées à l'initiative de citoyens désireux de combattre les marginalités nées du chômage, ces coopératives développent l'insertion professionnelle et sociale des publics désavantagés. 40.000 salariés -15.000 bénévoles -1.500 milliards de lires de chiffre d'affaires

Ecosse / Domiciliation des SDF
La Bank of Scotland ouvre des comptes aux vendeurs du Big Issue, l’un des journaux de rue les plus connus au Royaume-Uni. Pas de problème s’ils sont sans logement ; dans ce cas cette banque de Glasgow les domicilie au bureau local du magazine.

International / Des salariés au service de pays en voie de développement
Aquassistance, créée en 1994 lors du drame du Rwanda, regroupe aujourd'hui 500 membres de tous niveaux hiérarchiques. Les salariés du groupe ont décidé de mener des actions humanitaires : amélioration du réseau d'eau potable en Roumanie, alimentation en eau d'un village en Inde, expertise de traitement de l'eau en Ukraine… 12 projets menés à bien chaque année - Réduction des coûts d’intervention.

Tous ont pour objectif de rechercher l'intérêt général de la communauté et l'intégration sociale des citoyens. Le rôle et l’implication des personnes ne sont plus déterminés par les simples valeurs financières, mais sont surtout inspirés par les valeurs humaines…

Importance du tissu associatif Putéolien

Parlons de rayonnement associatif, de service à la personne, aux personnes, proches ou éloignées, aux valides, aux invalides, au tout petits, aux jeunes, aux moins jeunes, aux anciens, à tous, sur le plan local, national et international.

Parlons plus concrètement d’épanouissement des structures, d’épanouissement pour les hommes et les femmes qui les habitent, qui les font vivre au jour le jour, et qui grâce à leurs actions souvent bénévoles portent les valeurs de « mieux vivre ensemble » en haut des marches du lien social.

Parlons de galvaniser cette merveilleuse source de maillage social, tournons nos sens dans le bons sens, vers des actes plus fondateurs que clientélistes !

Le rôle des futurs élus est avant tout de garantir la qualité d’une mission de partenariat entre le milieu associatif et la collectivité, dans un cadre contractuel, responsable et respectueux de l’autonomie de chacun.

Cette mission doit instaurer une démarche qui affirme clairement des codes de bonnes pratiques entre notre ville et le monde associatif, et doit se donner les moyens de la transparence, du suivi et de l’évaluation nécessaire à son respect. Elle doit constituer également une opportunité pour faire des propositions indispensables au développement et à la consolidation du tissu associatif Putéolien, et à la clarification des rapports entre les Associations et la Collectivité Locale.

À l’heure où les mécanismes du marché dominent les rapports sociaux, où les pouvoirs publics s’interrogent sur les politiques à mettre en œuvre pour corriger les déficiences du système et de la société, où les citoyens s’impliquent de plus en plus pour retisser les liens sociaux, les associations s’avèrent constituer un espace de socialisation et de participation où s’élaborent de nouvelles formes du « vivre ensemble ».

Nous devons donc créer un contrat de partenariat entre la Collectivité Locale et les associations. Un partenariat qui se construira dans le concret de la vie citoyenne de la ville et de ses quartiers. Il sera sans cesse à inventer et à développer. Des engagements, réciproques, clairement définis et régulièrement évalués, permettront de créer dans la durée le climat de confiance mutuel nécessaire à ce partenariat respectueux de l’identité et de la place de chacun.

Par la spécificité de leur organisation et par leur mode de fonctionnement, nos associations se situent à l’interface de la société civile et de la société politique.

Vue_charte_associationRelevons le pari associatif !

Distinctes des institutions publiques et administratives et des organisations marchandes lucratives, les associations constituent, pour les citoyens, un corps intermédiaire perçu comme un des éléments essentiels de la respiration sociale et de la participation citoyenne. Les associations participent ainsi, chacune à sa manière, à la cohésion sociale. Elles sont considérées de ce fait comme créatrices de société car elles irriguent le tissu social de l’intérieur, lui donnent de la solidité et le fait exister. Parce qu’elles sont issues du terrain, proches des citoyens, elles sont en capacité d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux problèmes sociaux. Que ce soit dans le domaine de la santé, de l’aide à domicile, de l’accompagnement social, de l’animation sportive et culturelle, de la lutte contre les exclusions et de l’insertion par l’économique, etc…

Les associations assument la fonction souvent dérangeante de veilleur et « d’alerteur » et jouent un rôle d’innovateur de modèles d’intervention. Elles demeurent le lieu naturel d’engagement des citoyens pour la défense des intérêts collectifs et pour la promotion des causes d’intérêt général. Elles sont l’expression de la vie civique et de la Citoyenneté engagée. Lieux de débat éthique et critique, elles expriment la vie démocratique, elles sont même substantielles à toute vie démocratique.

Mais pour que les associations demeurent des écoles de démocratie, et pour que le dynamisme associatif soit un véritable atout pour la démocratisation de la vie publique, il est absolument nécessaire qu’il y ait un espace d’autonomie qui permette aux acteurs associatifs de donner corps aux idées de progrès.

Face au défi complexe de la société d'aujourd'hui, le monde associatif a donc un rôle essentiel à jouer. Car ni les mécanismes du marché ni les décisions des pouvoirs publics ne sont en mesure à eux seuls de relever efficacement et pertinemment ce défi.

Les uns et les autres ont besoin des initiatives citoyennes et des contributions des associations. C’est pourquoi il est de l’essence de la démocratie de valoriser les démarches partenariales. La substitution de telles démarches contractuelles à celles des décisions unilatérales représente aujourd’hui un progrès dans la responsabilisation du monde associatif, dans l’efficacité des politiques publiques et dans la pertinence de la vie démocratique.

Des relations permanentes ou ponctuelles, dans le cadre des structures de concertation ou pour la réalisation des projets, seront établies entre la Ville de Puteaux et le monde associatif. Elles constituent un volet important de la politique municipale et de la Démocratie Participative.

Vive les associations ! Toutes les associations !

Alain Sakot

D'autres liens pour cette contribution ? Page "Maison des Associations et du Citoyen" sur le site municipal - Pages "Associations" sur MonPuteaux - Site du Conseil Général 92 - Portail du Ministère de la Santé et des Sports en charge de la Vie Associative

lundi 26 novembre 2007

Grands Evènements Locaux : « Puteaux en Plage ? Oui ! mais avec de nouvelles règles du jeu !» par Laurent Méliz

Laurent_melizAu-delà du simple choix de telle ou telle manifestation, et en dehors du simple aspect de divertissement, les grands événements agissent directement sur l’économie locale et sur la dynamique populaire.
Notre ville n’a pas un besoin vital de fédérer ou de développer une économie autour de l’évènementiel, nous pouvons encore vivre en vase clos et contenter simplement les putéoliens. Où est le mal ?

Ce qui peut-être reproché à la majorité actuelle n'est pas tant le fait de faire des choix, - Puteaux en plage est un succès populaire incontestable – Mais il en est assez de cette centralisation du pouvoir décisionnel et de subir certains aléas liés aux calendriers électoraux, qui laissent en toile de fond le gaspillage des fonds publics ajouté à une éco-irresponsabilité omniprésente.

En termes purement administratif, Il est très complexe même de réaliser une traçabilité et d’établir un coût exact. Toutes les charges de fonctionnement qui se rajoutent au simple achat de cette manifestation font exploser les budgets. La dépense par habitant ne fait qu’augmenter dangereusement à l’approche du prochain scrutin municipal, c’est scandaleux.

Concernant le choix des manifestations, il faut rester axé sur une volonté collective et participative. Les putéoliens fourmillent d’idées mais se heurtent trop souvent aux choix unilatéraux des élus. Il faut créer le débat et construire ces projets de manifestations avec les putéoliens. Se renouveler dans la continuité impose que rien ne se fera sans l’avis des habitants et de leurs propres initiatives. L’appui de cette participation par les élus peut aussi, grâce à la concertation, aider un projet comme Puteaux en neige ou celui des animations de Noël à devenir éco-responsables et civiques, dans une gestion juste et non restrictive.

Les habitants son conscients de tous les grands problèmes de notre monde. Une majorité impose des directions politiques dictées par les savoirs-faires et les envies des citoyens. Alors : ensemble, tout devient possible ! De la vie de quartier aux évènements saisonniers, en passant par de grandes manifestations départementales ou régionales, voir plus encore, tous les projets des putéoliens pourront faire l’objet d’une concertation pleine et entière.

Le budget d’investissement et de fonctionnement doit être concentré sur la notion participative et autogérée par une commission associant les commerçants, les associations et les putéoliens (à travers leurs futurs et réels représentants de quartier).

Enfin, pensons aussi à l’avenir ! Si la municipalité a jusqu’ici volontairement appliqué son devoir d’ommission, il faudra avoir le courage d’aborder la question du financement de toutes ces manifestations. Il faudra bien expliquer un jour aux putéoliens que la baisse programmée de la taxe professionnelle les exposent à une modification importante de leur fiscalité locale. Si nous ne voulons pas demain être contraints de nous interdire ou de nous priver de distractions, il convient de revoir dès maintenant les modes de financement et la création d’une diversité de nouveaux revenus.

Laurent Méliz

D’autres liens pour cette contribution ? Pages « culture et loisirs » du site municipal – Pages « fêtes » de MonPuteaux – Dossier « communiquer de façon éco-responsable » sur le site du Ministère des Finances – Pages « culture et sorties » du Conseil Général 92

lundi 19 novembre 2007

Jeunesse : "Jeunes putéoliens : Puteaux vous appartient aussi !" par Laurent Méliz et Régis Sada

Logo_jeunesse"La jeunesse exprime un besoin de reconnaissance auquel la société française ne répond pas"

Le thème de la Jeunesse est un vaste sujet regroupant tous les thèmes de société et un recentrage des dispositifs autour des jeunes. Mieux qu'un stage, la possibilité de se forger de multiples expériences sur tous les sujets de société au travers des loisirs, de la vie associative de la vie des quartiers et de la citoyenneté.

Le service jeunesse a été mis en place très tardivement à Puteaux, réparant ainsi un oubli de la ville en la matière. La forte demande sur les activités qu’il propose ne se dément pas, fallait-il donc attendre que les habitants soient aux abois pour penser à combler un tel vide ?

A trop vouloir en faire, on n’en oublie souvent l’essentiel : « la jeunesse » n'est pas une seule personne, que l’on peut cloner à l’envie. Il y a toutes les jeunesses, tous les jeunes qu’il faut satisfaire. De la même façon que toutes les cultures doivent être défendues, aucun jeune Putéolien ne doit se sentir exclu de ce que sa ville propose en matière d’activité.

Tout en saluant le travail exceptionnel mené par le personnel du Centre Jules Verne, c’est tout de même parce que leur ville les a oubliés –et volontairement méprisé- que nombre de jeunes putéoliens ont fait du Grand Paris une terre d’exil pour exprimer leurs envies et leurs passions sportives, culturelles ou artistiques.

Prenons encore l’exemple des regroupements de jeunes ici où là à Puteaux. Tantôt jugés comme voyous potentiels, tantôt jugés comme gênants sur l’Esplanade de l’Hôtel de Ville.

« Mais pourquoi donc ils glandent plutôt que de travailler ou de s’occuper à autre chose ? » Justement parlons-en… En dehors des très jeunes - à qui de nombreux ateliers municipaux sont destinés - que propose-t-on aux adolescents et aux plus grands ?

La possibilité d’exil du Grand Paris ne s’applique bien entendu qu’à ceux qui en ont les moyens ! Pour tous les autres, le néant trouve sa conclusion par l’effet de regroupement qui s’organise dans les rues de Puteaux.

La misère sociale ou culturelle ne dérange que lorsqu’elle s’affiche sous vos propres fenêtres. Cette réalité visible –parfois nuisible- est le reflet des échecs de notre société et des renoncements de notre municipalité.

Putéoliens, soyez honnêtes avec vous-même : personne n’osera médire de voir nos anciens se réunir au Club 102. Normal, ils disposent d’un espace qui leur est dédié ! Appliquons donc cette évidence à toutes « les jeunesses » de notre commune !

Nous souhaitons entamer le débat sur la jeunesse ! Sur son exclusion, sur ses particularités, sur cette minorité que l’on juge mais à qui l’on refuse de donner la parole. Ecoutons-là... elle représente une force silencieuse. Elle existe, elle pense, elle aimerait agir. Elle souffre aussi parfois….

Nous ne détenons pas forcement toutes les clés, d'autres aussi les détiennent avec leurs propres codes, leur approche personnelle. Nous projetons l’image d’un futur municipal basé sur notre seule expérience, mais celle-ci ne fait pas loi ! Conduire une politique d’excellence citoyenne et responsable implique une addition d'expériences et de compétences.

Jeunes putéoliens ! à vous de nous amener vos cartes routières, et ne vous inquiétez pas : vous pourrez conduire la voiture aussi. A condition de rentrer avant minuit et de ramener la monnaie du pain !

Laurent Méliz et Régis Sada
Venez visiter nos blogs respectifs ! Melizo et Avec les mots de Régis Sada...

D’autres liens ? Pages « Jeunesse » du site municipal – Pages « Jeunesse » de MonPuteaux – Site Jeunes 92 édité par le Conseil Général du 92 – Site du Ministère de la Jeunesse et de Sports

lundi 24 septembre 2007

Citoyens : « Ma vraie vie à Puteaux » par Philippe Etienne

Casque_2J’habite Puteaux depuis 14 ans maintenant. Je crois pouvoir dire que je ne m’y suis jamais bien senti en dehors de mon appartement.

Combien de fois lors de mes déplacements professionnels ou autres, j’ai goûté au plaisir de déambuler dans des villes où il faisait bon flâner, faire du lèche vitrine, boire un verre à une terrasse pour y retrouver quelques amis.

A Puteaux, je crois pouvoir dire jamais. Et je sais maintenant précisément pourquoi.

Cette ville est une ville dortoir .Tout y a été fait pour que le calme y soit préservé et ainsi faire plaisir aux personnes âgées. En soi, la mesure est louable mais les conséquences multiples :

Pas de cinéma - Pas de boutiques ou très peu car elles ferment toutes les unes après les autres (la proximité de la Défense est rédhibitoire !) - Peu de terrasse de café en tous cas aucune sur l’esplanade de la mairie là où on est relativement loin de toute circulation automobile - Pas d’espace aménagé pour la déambulation - Pas de piste cyclable sur les principales artères (Wallace et Jean Jaurès) - Peu d’espaces verts (on préfère abattre des arbres centenaires pour construire des parkings).

Et pourtant…. Puteaux est une ville dont la topographie est assez étonnante :

- Une partie haute véritable balcon avec une perspective quelquefois unique selon les immeubles.

- Une partie basse avec une vieille ville et des immeubles de charme le tout séparé par cette ligne de chemin de fer, doublé du tramway et cette gare comme point culminant du bd wallace.

Et enfin surtout le joyau de la ville, l'île de Puteaux avec ses nombreux équipements sportifs et ses espaces verts mais un accès difficile à pied et à vélo et un parc de stationnement insuffisant

Tout ceci confère à faire de cette ville un endroit où il ferait « bon vivre » si on mettait les moyens pour la rendre réellement attractive.

1 - A quand cette fameuse ZAC des Bergères qui redonnerait une vie à ce quartier sans vie et sans commerce ?

2 - Pourquoi ne pas imaginer le bd Wallace et la rue jean Jaurès entièrement piétons (comme le centre ville de Suresnes) et faire remonter les voitures du pont de Puteaux par la rue Auguste blanche et les faire redescendre par la rue Godefroy ?

3 - Créer en tous cas un centre d'activité avec éventuellement un gros porteur (un cinéma, un restaurant ou un commerce de renom) dans cette zone dédiée aux piétons.

4 - On pourra imaginer dans cette idée de réanimer le centre ville par l'intermédiaire d'une piste cyclable qui permettra de rallier l'île de Puteaux au rond point des Bergères. De la même façon, relier l'est à l'ouest par une piste cyclable sur la rue Jean Jaurès jusqu'à Bellini (Pourquoi ne pas imaginer aussi d'accéder à l'Esplanade en vélo ?).

5 - Puteaux a aussi besoin de terrasses de café autour d'une place de marché digne de ce nom.

Les putéoliens ont besoin de se parler, de recréer un lien social, de ne plus se sentir épiés en gros de fonctionner comme dans une vraie démocratie citoyenne et pour cela, il faut leur donner des lieux où ils se sentent bien.

Philippe Etienne

Contribution personnelle de Philippe Etienne, Président de l’Association S.A.C.S.O. (Sauvons les Arbres Centenaires du Square Offenbach) – Visitez le blog de l’association SACSO de Puteaux.

D’autres liens pour cette contribution ? Site de la municipalité – Blog de MonPuteaux – Pièce « Nouvelle Démocratie » - Pièce « Ecologie Urbaine » - Pièce « Dynamisme Economique » - Pièce « Vie Sociale »

jeudi 20 septembre 2007

Citoyens : « La Task Force des idées neuves » par Laurent Méliz

Casque_2Quelle bonheur d'être opposant, on se laisse aller à rêver que l'on peut tout changer, on renoue avec ses convictions pures et neuves. L'imagination au service du dévouement politique et des collectivités locales. Mais la naïveté nous guette. Toutes les cinq minutes, j'ai une idée qui me traverse l'esprit comme guidé par une voix divine et démocratique soutenue par des dictons moralistes. Et passer de la plèbe à la tribune n'est pas une affaire faites que de revendications, mais de convictions, de connaissances du terrain, d'investigations. Un chemin étroit.

On pense qu'une fois investi de fonctions républicaines et démocratiques nos belles idées toutes neuves vont se répandre comme dans les Happy Ends : une fois le mal battu, l'herbe repousse et les gens s'aiment sous un soleil de printemps. Les fédérations de Rugby s'investissent dans des missions luttant contre la faim dans le monde, mais pour que la fête soit vraiment belle on cache tous les biffins des alentours du Stade de France (SdF). Voilà une distorsion typique, on ne peut pas créer un lien direct entre un problème local et une idée généraliste et moraliste. La guerre c'est mal ! Oui d'accord. Il suffit de le dire et hop c'est fini ? Il suffit de le penser ? La violence quotidienne remplit les cellules de dégrisement de nos commissariats. Le racisme, le communautarisme, la délinquance, la pauvreté, le chômage ne seront pas éradiqués par juste un peu de bon sens, même près de chez soi.

Vivre_ensembleUn truc simple : Tout le monde veut habiter un lieu tranquille, sûr, pour nos enfants. Allez vous promener à Stains, à Villetaneuse, à Aulnay sous Bois, et à Vaucresson ou à la Celle Saint-Cloud... Rien ne vous choque ? Pas de discriminations ? La mixité sociale est respectée ? Voilà un thème choquant où les politiques ne savent plus trop quoi dire et, d'ailleurs ne disent rien. Ni discrimination positive ou négative, pas de discriminations... Ca vous gêne vous qu'un mari soit polygame, alors que tout le monde prend maîtresse et trahit les liens du mariage, sous prétexte de libertés sexuelles ? Ca vous gêne que les homos se marient pendant que des couples d'hétéros maltraitent leurs enfants ?

Les idées neuves c'est pour quand ? Vous voulez qu'on parle d'éducation ? J'en ai des idées de club de pétanque pour que tout le monde se rencontre, à condition que les gens le veulent, mais on préfère s'acheter des indulgences, ne serait ce que par un bulletin de vote. La misère et les problèmes restent loin. Comment gérer la polygamie tout en faisant avancer les mentalités sans être encore colonialistes et parer au plus urgent contre les mentalités ? Comment expliquer que le déboisement des forêts africaines est un acte anti-culturel ? C’est une continuité de l'anthropologie physique, tare de notre culture.

Enfants_vivre_ensembleLa culture c'est ça aussi, pas simplement, pouffer sur des blagues intellos, ou comprendre les angoisses d'un metteur en scène. La culture c'est confronter les différences, regarder et recevoir. C'est comme ceux qui ont un désir d'enfant et qui ne savent pas qu'un jour ils ne vont plus comprendre leur môme, et qu'une gifle bienfaitrice leur échappera, pour que votre gamin pense que vous êtes vieux et dépassé. La famille Ricoré c'est à la télévision et les méchants barbus aussi. Mais au dessus de chez vous il y a qui ? Vous habitez où ? Dis moi où tu habites je te dirais qui tu es...

Alors avant de penser où les gens vont se rencontrer, on va penser à comment ils vont se rencontrer. Transcender sa communauté, transmettre le savoir, tenter une pédagogie sociale, ça ne veut pas dire éduquer les masses laborieuses, mais aussi les masses dirigeantes. La citoyenneté, le civisme, le respect des lois et de leurs jurisprudences, sont des combats, qui une fois remportés montreront ici et là de nouveaux signes d'apaisement et de stabilité sociale. Pas de naïvetés politiques, s'il vous plaît !

Laurent Méliz
Venez visiter mon blog personnel !

D’autres liens sur la Task Force putéolienne ? Le blog « Puteaux Ensemble » et « MonPuteaux » avec Christophe Grébert

lundi 17 septembre 2007

Seniors : « attentes et désirs des personnes âgées » par Jacqueline Daleau

SeniorsMonsieur Grébert,

Comme vous êtes à ce jour le premier candidat déclaré à l’élection municipale de Mars 2008, je tiens à vous faire part des attentes et des désirs des personnes âgées de notre ville.

Elles souhaitent tout d’abord le maintien des deux repas annuels organisés par le Centre Communal d’Action Sociale, ainsi que les goûters organisés sur l’Ile de Puteaux.

Elles espèrent que le colis de Noël que la commune offre chaque année à ses aînés –constitué de chocolats et autres cadeaux- ne soit pas supprimé.

Une maison de retraite médicalisée et un moyen de transport aidé et adapté (style Age d’Or Services) -permettant des déplacements médicalisés, hospitaliers, aide aux courses et autres différents services- seraient également les bienvenus.

De nombreuses améliorations sont à apporter dans notre commune.

Croyez, Monsieur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

J. Daleau

Plus d’informations ? Page « personnes âgées » et « santé » du site municipal – pages « séniors » de MonPuteaux – le site des Séniors des Hauts-de-Seine - Site « Age d’Or Services » - Site de la semaine nationale des retraités et des personnes âgées « semaine bleue » - site « maison de retraite » de France

P.S. : Madame Daleau nous a transmis sa contribution par courrier. Conformément à la F.A.Q. "comment participer sans accès internet", la publication de son texte et les contributions complémentaires "séniors" lui seront adressées à son adresse postale. Vous aussi, contribuez par courrier !

vendredi 07 septembre 2007

Citoyens : un Café pour les habitants

Logomes_voisinsOn dit souvent que les habitants d’une commune sont sensibles à leur cadre de vie et s’intéressent de près à la vie de leur quartier. C’est bien plus vrai en province qu’en région parisienne pour une raison simple : les habitants travaillent souvent loin de leur domicile et le temps passé dans les transports ne favorise pas l’envie de s’impliquer dans la vie locale.

La richesse de Puteaux n’est pas concentrée dans son aisance financière, les prestations qu’elle propose ou les infrastructures dont elle dispose. Non, la véritable richesse de cette ville ce sont les gens qui y habitent.

Comme dans toutes les communautés, les putéoliens offrent tous les visages de la société : des jeunes, des parents, des anciens, des actifs… Pourtant notre communauté dispose de deux spécificités bien réelles : elle compte 45% de personnes seules et les habitants d’un même quartier ne se croisent rarement en dehors des circuits habituels (commerces ou activités municipales).

Outre ces spécificités, l’activité nocturne est nulle et les habitants ne disposent d’aucun lieu leur permettant de rompre la solitude ou le train-train habituel.

Allez soyons fous, un brin utopiste et essayons de penser un peu à notre vie commune ! Et si on se créer un endroit sympa, coloré et ludique ?

- Un endroit rien qu’à nous où chacun à sa place et peut y venir quant il le souhaite au gré : de ses envies, de ses humeurs et de ses besoins.
- Un endroit où on croiserait nos voisins et plein de putéoliens très gentils.
- Un endroit où l’on viendrait se détendre après une journée de travail.
- Un endroit où les mamans viennent avec leurs enfants pour prendre un café avec leurs copines et où elles peuvent trouver des annonces pour faire garder les petits.
- Un endroit où les plus âgés peuvent venir jouer aux cartes ou aux échecs, les jours où ils ne veulent pas aller au Club 102.
- Un endroit où les ados peuvent venir avec leurs potes pour discuter ou pour draguer. Pendant les vacances, le soir ou après la sortie du bahut.
- Un endroit où il y a un espace prévention ou d’information santé.
- Un endroit où il y a des jeux, de la musique et des livres.
- Un endroit où il y a des conférences et des débats.
- Un endroit où les artistes font des expositions.
- Un endroit où les associations viennent présenter leur travail et chercher de nouveaux bénévoles.
- Un endroit avec un accès Wifi gratis.
- Un endroit où les consommations sont accessibles à toutes les bourses. Pas de distributeurs de café ou de friandises, mais des machines à café collectives, des fruits et des légumes et des trucs à grignoter.
- Un endroit où l’on peut partager de grands évènements devant un écran géant.
- Un endroit avec un jardin extérieur.
- Un endroit sans tabac et sans alcool.

Bref, un bel endroit où chacun à sa place, où chacun à des droits et des devoirs, où chacun est libre de faire ce qui lui plait dans le respect de l’autre et des différences.

NON ! Pas un Disneyland ! Un endroit chaleureux et ouvert où les putéoliens se sentiraient bien parce qu’ils feraient vivre cet endroit. Un endroit où les parents savent que leurs enfants sont en sécurité. Un endroit à eux, rien qu’à eux, où ils pourraient : parler, jouer, échanger, rire, s’informer, s’instruire, se reposer…vivre ensemble tout simplement.

Pour la gestion ?
Une association loi 1901. Du moment que l’endroit est public et non sélectif, la ville peut en assurer la gestion aussi. Il n’y a pas de problème : il n’y a que des solutions.

Pour le nom de cet endroit?
On verra avec les colocataires de 2008 !

Pour la déco ?
On verra avec les colocataires aussi ! Mais avec de la peinture, des tables, des chaises, de grands canapés et plein de coussins : on doit arriver à s’en sortir !

Pour le lieu ?
Les palais et autres maisons ne manquent pas à Puteaux :o) Il y en a des beaux endroits mal utilisés...

Nous ne rêvons pas. Nous ne sommes pas si utopistes que ça et nous ne sommes pas plus fous que les autres. Ce type d’endroit existe. Des habitants les font exister ailleurs, en France, dans notre pays.

Pourtant, la réalité est tout autre à Puteaux : ce lieu commun n’existe pas et les habitants continuent à vivre leur vie de leur côté sans rien changer à leurs habitudes.

En manque d’idées ? visitez les liens suivants : Le site de « Place Publique » dédié à la vie en collectivité – Comment créer un bar associatif - Bar associatif « le bastringue » à Lyon – Café des Petits Frères à Paris

lundi 03 septembre 2007

Petite Enfance : "Dur, dur de faire garder bébé à Puteaux !" par Vincent Brack

643b78kQuelle galère ! Tous ceux qui ont été, sont ou vont