mardi 13 mai 2008

Le 16 mars 2008, "Puteaux Ensemble" obtient 5 élus

LogoLe 16 mars 2008, un peu plus de 25% des électeurs ont voté pour la liste "Puteaux Ensemble". Nous avons obtenu 5 sièges sur 43 au conseil municipal. C'est un début. Jusqu'en 2014, nous serons une opposition à la fois exigeante et constructive. Les contributions des Putéoliens publiées sur www.puteaux.org seront notre constante référence.
Christophe Grébert

mardi 01 janvier 2008

Après le débat citoyen, place à notre campagne !

NOUS VOUS INVITONS DÉSORMAIS A SUIVRE NOTRE CAMPAGNE SUR WWW.PUTEAUXENSEMBLE.COM

Ouvert depuis le 21 juin 2007, le chantier du projet des citoyens putéoliens s'est symboliquement achevé le 31 décembre.

Toute l'équipe de Puteaux Ensemble réunie autour de Christophe Grébert, tient à remercier tous les Putéoliens qui ont apporté leurs contributions ou qui ont déposé leurs commentaires, permettant ainsi la construction de ce projet 100% citoyen.

Le temps est maintenant venu d'entrer dans une nouvelle phase en rassemblant et en regroupant l'ensemble de ces idées pour produire d'ici quelques semaines : le programme municipal des citoyens putéoliens.

Nous vous invitons à rejoindre notre équipe sur Puteaux Ensemble à l'occasion de l'élection municipale des 9 et 16 mars prochains.

Avec Christophe Grébert : Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble !

lundi 31 décembre 2007

Urbanisme : « Un PLU pour faire de Puteaux une ville de villages » par Stéphane Pétrault

PuteauxvueaeriennePuteaux a semble-t-il bien du mal à se doter d’un PLU et continue à gérer l’utilisation du sol avec un Plan d'Occupation des Sols (POS). Le PLU va au-delà du POS et constitue une démarche plus réfléchie et élaborée. S’inspirant vaguement de l’étude de l’Université de Paris 7, le PLU de Puteaux en est encore à l’état de projet. Dans sa dernière mouture, l’ébauche de PLU présente «12 propositions» qui semblent n’avoir convaincu personne. En attendant que le PLU voit le jour et pour amener notre pierre à l’édifice, nous nous permettons ici d’avancer quelques idées et réflexions.

QU’EST-CE QU'UN P.L.U. ?

Le PLU est un outil d’expression et de mise en œuvre d’une politique d’urbanisme à long terme. Le PLU comprend des documents d’analyse de la trame urbaine, d’intention d’aménagement et d’application réglementaire et cartographiée.

Le PLU nécessite avant toute chose un diagnostic territorial pour en identifier les composantes, les mécanismes et les enjeux. Ce diagnostic comprend une analyse fine du territoire urbain et fait la synthèse sur deux points spécifiques que sont l’habitat et l’environnement.

L’autre volet du PLU est le Projet d’Aménagement et Développement Durable (PADD) qui définit les objectifs et les lignes de conduite d’une politique urbaine à long terme et énumère les projets d’aménagement à mettre en œuvre.

PUTEAUX, UN TERRITOIRE SOUS CONTRAINTES

Presque entièrement urbanisé, Puteaux reste un territoire sous contraintes :

- un tissu urbain est dense et peu d’espaces verts
- un centre ville et des commerces de proximité en perte de vitesse
- des quartiers à la structure urbaine décousue
- des liens et une circulation entre quartiers irrationnels
- un marché de l'immobilier soumis à de fortes tensions
- d’importants besoins en logements à loyer modéré à couvrir
- un parc de logements HLM ancien –voire vétuste- et fortement concentré sur certains quartiers (haut de Puteaux)
- un résiduel de logements insalubres
- des nuisances générées par des axes de circulation à fort trafic
- un trafic de transit par le centre ville excessif
- un reliquat d’espaces naturels de plus en plus menacés
- la présence d’une installation classée en milieu résidentiel, source de CO2
- une partie du territoire de la ville exposée à des risques d’inondations
- peu de réserves foncières disponibles, ce qui contraint toute politique urbaine

Géographiquement Puteaux est engoncée entre Nanterre à l’Ouest, Suresnes au Sud, la Défense au Nord et bordée à l’Est par la Seine. Les solutions d’expansion territoriale quantitative sont inexistantes.

PUTEAUX, TERRITOIRE EXCEPTIONNEL

Puteaux est en même temps un territoire exceptionnel parce qu’une des composantes du Grand Paris, lieu d’édification d’une grande partie de la Défense et d’urbanisation dressée en bord de Seine.
Puteaux bénéficie d’un bon accès aux réseaux routier et de transports en commun de l’agglomération parisienne et de la présence immédiate d’un environnement de qualité (l’île de Puteaux, le bois de Boulogne).

Puteaux compte nombre d’édifices à l’architecture remarquable : outre la Défense, citons le groupe scolaire Marius Jacotot et sa piscine, exemple remarquable de bâtiment de briques rouges des années 30, l’hôtel de ville, édifice colossal sur sa vaste place ou la symbolique Tour France de 1973. Puteaux c’est également ces innombrables témoignages du début du XXe siècle que sont ces immeubles sur cours, écoles, boutiques, remises, garages, pavillons et jardins.

Son site marqué par un dénivelé lui confère les caractéristiques d’une ville à étages (on parle du bas et du haut de Puteaux).

DIAGNOSTIC ET PROPOSITIONS DE L'UNIVERSITE PARIS-DIDEROT (PARIS VII)

Le rapport élaboré par l’Université Paris-Diderot apporte des propositions pour le Projet d’Aménagement et de Développement Durable. Nous retenons les idées suivantes :

- Pour La Défense, trouver une nouvelle dimension culturelle grâce à l’implantation de grands équipements permanents et renforcer ses fonctions de convivialité.
- Les franges du quartier de la Défense seront traitées pour faciliter les liaisons avec la Défense. Proposition est faite de transformer le boulevard circulaire en boulevard urbain, ce point étant d’ors et déjà acté.
- Au quartier des Bergères, créer une centralité secondaire et s’interroger sur le devenir paysager de cette entrée de ville. Il est recommandé d’accentuer l’action de réhabilitation, de céder une partie des logements sociaux des ensembles afin d’introduire une mixité sociale et de programmer la construction de logements neufs.
- Pour le centre ancien, relancer les ZAC et prolonger l’OPAH. La place du piéton et la circulation doivent être reconsidérées. La ZAC du Théâtre a pour rôle d’affirmer le Centre Ancien par une place plantée située sur un parking souterrain bordée de commerces en rez-de-chaussée. Il est proposé de lancer une réflexion sur l’avenir de l’îlot industriel Ellis.
- Etudier un aménagement piétonnier et cycliste des berges côté ville pour faciliter l’approche du pont et la traversée vers l’île. Une passerelle pourrait être envisagée.
- Un programme global de circulation alternative à l’automobile et de stationnement est à entreprendre. Les bus se déplacent et stationnent partiellement en sites propres.
- La lutte contre le bruit par un travail commun avec la RATP, la SNCF et l’aviation civile
- Un inventaire du patrimoine bâti de la ville pour apporter des mesures d’aide au ravalement et à la rénovation.
- La démarche Haute Qualité Environnementale adoptée pour les programmes d’équipement.

Logo_mairie_fleuriePUTEAUX, VILLE DE VILLAGES...

A ce niveau de la réflexion sur les orientations urbaines de Puteaux, Nous vous proposons l’élaboration et la mise en forme d’une politique urbaine autour de 4 axes majeurs :

1- Renforcer l’identité de chaque quartier et préserver les sites :

- Faire du centre-ville un pôle équilibré, le rendre agréable et attractif ; la rue Jean Jaurès devra s’ouvrir sur les rues voisines pour élargir le centre et redéployer ses fonctions et commerces
- Définir et respecter les traits architecturaux et paysagés identitaires de chaque quartier
- Faire émerger un pôle de centralité sur le quartier des Bergères, repensé autour d’une place centrale, par l’apport d’activités et le report de la circulation automobile de transit (RN13) en souterrain
- Conférer une valeur identitaire propre aux quartiers périphériques à la Défense
- Donner à la Défense la possibilité de se régénérer et cadrer son extension
- Promouvoir le choix d’une architecture audacieuse et l’intégration paysagère lors de la construction de nouveaux équipements publics
- Assurer des opérations d’aménagements pour ouvrir la ville sur la Seine
- Redéfinir pour chaque quartier de véritables lieux de vie, en se donnant comme priorité l'accès aux commerces de proximité et aux services publics

2 - L’environnement au cœur de tous les choix d’aménagements et de développement :

- Préserver l’île de Puteaux et ses espaces naturels
- Recourir systématiquement aux normes environnementales les plus avancées pour les travaux neufs et de réhabilitation des bâtiments publics
- Créer en ville des espaces verts durables (essences et arbustes adaptés, faibles besoins d’entretien et d’arrosage) et accessible à tous
- Par une politique de réhabilitation exemplaire et innovante, faire de Lorilleux un quartier vert neutre en CO2

3 - Repenser les liens et la circulation :

- Créer une passerelle entre la ville et l’île
- Repenser les liaisons piétonnes entre la ville et la Défense
- Améliorer les liaisons entre le haut et le bas de Puteaux
- Concevoir un plan de circulation pour diminuer le trafic de transit et favoriser la quiétude des quartiers et les déplacements des piétons et cyclistes
- Repenser l’accessibilité et développer les voies réservées aux bus

4 - Garantir la qualité et la mixité de l’habitat et des fonctions :

- Réhabiliter l’ensemble du parc de logements HLM existants pour garantir un haut niveau de confort et améliorer la consommation énergétique
- Déployer sur l’ensemble du territoire de la commune et intégrer dans chaque quartier un habitat social de qualité
- Garantir les moyens en locaux et en espace d’une politique culturelle variée et de qualité
- Faire émerger, piloter l’implantation et animer un réseau de petites et moyennes entreprises autour d’un projet fédérateur et porteur pour la ville

ANIMATION ET DEVENIR DU P.L.U.

Au-delà du diagnostic, des intentions d’aménagements et des aspects réglementaires, le PLU s’appuie sur des dynamiques territoriales en constante évolution.

Le PLU est un projet collectif qu’il faut porter et animer. Se pose la question de la nécessité de maîtriser les paramètres et les outils d’une telle politique d’urbanisme. Puteaux ne devrait-elle pas se doter d’une solide structure d’urbanisme qui regroupe les compétences nécessaires pour faire avancer ce type de projet ?

Un territoire qui évolue, ce sont des équilibres, des enjeux et des paramètres qui évoluent. Quatre paramètres en particulier vont par la force des choses évoluer et influencer les équilibres territoriaux et la politique urbaine de la ville :

a) Puteaux, ville humaine où chaque quartier offrira un cadre de vie harmonieux à ses habitants en assurant le lien entre tradition et modernité.

b) La Défense, sa gestion, son expansion, son devenir dans une logique de plus en plus marquée vers le développement durable.

c) La coopération intercommunale avec les communes limitrophes sur des enjeux de territoires communs.

d) L’émergence d’un Grand Paris et la prévalence de projets d’intérêts communautaires à cette échelle

Stéphane Pétrault

D'autres liens pour cette contribution ? Pages P.L.U. (en cours d'élaboration) sur le site municipal - Pages urbanisme sur MonPuteaux - Site du Conseil Général 92 - Le PLU en rupture avec le POS - Le PLU selon la loi SRU - Site de la Fédération Nationale des Agences d'Urbanisme

dimanche 30 décembre 2007

"Les résultats du Lycée « Agora » de Puteaux" par Annie Keszey

Lgt_agoraChaque année, le Département de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance du Ministère de l’Education Nationale publie un classement des lycées d’enseignement général et des lycées polyvalents à dominantes tertiaire et industrielle. Ce classement inclut trois indicateurs : le taux de réussite aux baccalauréats, la capacité à faire progresser les élèves et la capacité à accompagner les élèves de la 2de à la Terminale. Le dernier classement, publié par l’Express, porte sur les années 2004, 2005 et 2006. L’autoévaluation interne du lycée n’est pas connue.

Le lycée Agora est 1860ème sur 1865. Les 3 indicateurs sont faibles. Cette contre-performance n’est pas exactement financière. Le bâtiment placé sous la responsabilité du Conseil Régional est beau et un lycéen français coûte, à l’Etat, 26% de plus que dans la moyenne des pays de l’OCDE.

Objectivement cependant, ces deux tutelles ensemble, et surtout l’Etat, ne réussissent par leur mission. C’est donc l’impérieuse nécessité d’un devoir d’ingérence solidaire que de proposer aux acteurs les aides extérieures de la Municipalité, des Parents d’élèves et des Associations.

L’Education Nationale est injuste du fait de son incapacité à compenser le mécanisme de la reproduction des élites (les 20 lycées de tête, dont 11 privés, sont, en particulier, des lycées qui ne pratiquent pas la mixité sociale). Le système éducatif fonctionne sur le remarquable principe constitutionnel de l’égalité formelle des droits dont la dérive, décryptée minutieusement par Pierre Bourdieu, conduit, chaque année encore, trop d’élèves vers l’échec scolaire lourd : 20 % d’une génération !

La faiblesse ancienne du pilotage ministériel et la crainte de rectificatifs qui s’apparenteraient à une discrimination positive, principe anticonstitutionnel, n’induisent que très lentement des mesures limitées pour égaliser les chances, dont les principales, d’ailleurs, ne concernent pas le lycée Agora : moyens supplémentaires attribués aux Zones d’Education Prioritaires, conventions entre les ZEP et l’école de Sciences Politiques, soutiens qualitatifs d’élèves par l’ESSEC, bourses EURIS et SFR…En 2009, les baccalauréats professionnels devraient être accessibles par des études plus courtes. Seul, le recul des épreuves du bac, en accordant aux lycéens une semaine de travail supplémentaire, sous la pression légitime des parents, pourrait concerner, peut-être, positivement, l’Agora.

Ces lycées de derniers rangs ont des difficultés communes. Leur recrutement de fin de collège ne porte que sur une partie des élèves, les autres, les meilleurs ( ?), choisissant des lycées privés ou sollicitant des dérogations. La formation de base de ces recrutés est déficiente et leur motivation souvent aléatoire : il faut agir surtout, avec un fort volontarisme, en amont du lycée. Deux principaux déficits marquent une partie de cette population lycéenne : une inégalité du pouvoir d’expression et un manque d’estime de soi. Le linguiste Alain Bentolila dénonce cette langue parlée au vocabulaire exsangue et à l’organisation imprécise des phrases : « mots de la communion (de voisinage), plutôt que de communication qui condamnent ceux dont ils constituent l’essentiel du vocabulaire à renoncer à imposer leur propre pensée à l’intelligence des autres ». L’école n’a pas su doter chaque élève de l’ensemble des registres de langue, indispensable à tout type d’études. L’Agora cependant s’est engagé dans le dispositif académique d’aide individualisée en seconde, pour le français.

De même, on sait qu’avec le seul enseignement de l’anglais scolaire, les élèves n’auront pas un niveau suffisant pour se présenter aux concours d’entrée dans les Grandes Ecoles, réussis par les adeptes des cours particuliers et voyages scolaires. Il faut compenser.

Tous ces lycées n’ont pas encore ouvert une section d’excellence de proximité, concrétisant le niveau de qualifications professionnelles exigeantes et facilitant peut-être l’accès de tous à un haut degré d’ambition afin de lutter contre le découragement. En effet, l’indicateur négatif d’accompagnement des élèves révèle des abandons importants de scolarité en 2de et ultérieurement. De nombreuses mesures de fixation existent pourtant : tutorats, adultes référents, relevé des absences par informatique, sur le logiciel « Pronote » et transmission aux familles en temps réel, récupération des cours manqués en soirée ou pendant les vacances…Il faut vaincre ces résistances et ne perdre personne.

De l’école maternelle jusqu’à l’entrée en seconde, pendant le temps de présence à l’école, sans cours (de 17H à 19 H), la municipalité doit rationaliser ses aides, cesser ses dispersions et servir, en priorité, la réussite scolaire. Tout doit concourir à préciser et développer le langage, à savoir et aimer lire, à accéder à la littérature dès le plus jeune âge, à ne redoubler surtout aucune classe, à combler les lacunes révélées par les évaluations nationales des CE1 et CM2…Il faut militer aussi pour rendre publics les résultats des établissements scolaires, les craintes syndicales des effets de la concurrence n’étant qu’anecdotiques tant il s’agit d’instaurer, à Puteaux, la justice scolaire.

Annie Keszey

D’autres liens pour cette contribution ? Pas de lien sur le site municipal – Pages éducation sur MonPuteaux – Classement de l’Express des lycées des Hauts de Seine – Portail Ministère de l’Education Nationale

Contrat Local de Sécurité : du constat de méfiance au contrat de confiance

SecuriteSur les 36 communes qui composent notre département, en termes de délinquance sur les crimes et délits, la Ville de Puteaux occupait le sixième rang en 2003, ce qui au sein d’un département relativement « calme » est une note rassurante. Police municipale, Contrat Local de Sécurité, Citoyens Volontaires, tout à Puteaux semble mis en œuvre pour faire de notre commune : la ville où il fait bon vivre…

Tranquillité donc, jusqu’ à devenir ville fantôme, comme le disent ironiquement certains gardiens de la paix de Seine-Saint-Denis, qui observent le contraste avec leur réalité quotidienne. Pourtant cette paix sociale ne tient pas que sur une action de sécurité publique.

Lors du Conseil Municipal du 21 Juin 2007 était évoquée, l’affaire du racket de jeunes enfants près du Square du Puits. La réponse du Maire fut claire : pas d’éducateur de rue à Puteaux sur un travail revenant à la Police Municipale, en mettant l’accent sur la responsabilité (complicité passive) des parents des racketteurs. La ville ne prend donc pas ses responsabilités en termes de médiation sociale et masque ainsi une partie de la vérité.

Sur cette affaire comme sur le déficit de la ville en matière de prévention sociale, les seules sources d’informations pour les citoyens ne viennent que de l’opposition municipale, de MonPuteaux et les associations de parents d’élèves Peep ou Fcpe.

Récemment encore, un autre parti d’opposition s’est interrogé sur les récentes dégradations survenues rue Cartault (vitres de véhicules) cassées, en mettant en avant la question : Que fait la police ?

En écho, il conviendrait de reformuler cette question en : Quels sont les choix politiques engagés par la municipalité pour assurer la sécurité de ses concitoyens ?

Securite_monnaieBUGDET MUNICIPAL 2007 CONSACRE AU POSTE « SECURITE »

Cette année, les sommes globales allouées au poste SECURITE se sont élevées et sont réparties en :

Budget de fonctionnement : 3.417.070 € (dont 95% pour la Police Municipale, 3% pour les Pompiers, la prévention incendie et les secours et à 2% pour l’Hygiène et la salubrité publique).

Budget d’investissement : 1.088.008 € (dont 67% pour la Police Nationale, 17% pour la Police Municipale et 16% pour les Pompiers, la prévention incendie et les secours).

Source : Budget officiel Ville de Puteaux

Concrètement en 2007, la Ville de Puteaux a consacré 0,00 € (soit 0,00 %) au titre des actions de prévention de la délinquance.

Fort de ce constat et des efforts plus que limités engagés par l’actuelle majorité municipale, il convient d’adopter une démarche démocratique et républicaine pour proposer et agir sur les questions de sécurité.

Il existe un nombre assez important de réformes et de mesures simples qu’il convient d’adopter pour que le bon sens entre en action et que nous ne nous placions plus en position de simples observateurs.


SOLUTIONS ADAPTEES ET ADAPTABLES

Comme nous avons tenté de le démontrer ci-dessus, la prévention se présente comme un facteur déterminant dans la lutte contre toutes les formes de délinquance. En ce sens, le Contrat Local de Sécurité actuel doit subir un certain nombre de modifications en y ajoutant des avenants concernant la prévention et la médiation sociale.


Mediation_socialea) Les médiateurs sociaux plutôt que les Citoyens Volontaires

Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur et Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, avait initié l’idée des Citoyens Volontaires. Ces citoyens devaient assurer un rôle de médiation sociale auprès des habitants, reprenant ainsi le travail de personnes formées à cette tâche, à une exception près qu’ils ne disposaient d’aucune formation et d’aucune expérience pour assumer leur mission.

Puteaux avait répondu présent en recrutant quelques volontaires parmi les putéoliens. Cette expérience s’est vite révélée sans intérêt puisqu’aucun rapport d’évaluation n’a été présenté par la municipalité et que les « citoyens volontaires », demeurent invisibles sur le terrain !

Il convient donc d’envisager une re-professionnalisation de la médiation sociale à Puteaux à l'image de ce qui est proposé par la ville d'Igny (91), en confiant la surveillance des espaces publics à des personnes formées pour cela et conscientes des réalités du terrain.

Accrocheaddictionb) Une communication municipale de sensibilisation

« Mieux vaut prévenir que guérir » dit-on. Vieil adage qui trouve ses limites dans la communication filtrée et expurgée que la Ville présente à ses habitants dans son bulletin municipal ou par le détournement de campagnes nationales (comme cela a été le cas pour la lutte contre le SIDA en janvier 2005 avec le détournement de l'œuvre de Pierre Maraval).

Pourtant la sécurité est indiscutablement couplée de près ou de loin aux questions de santé. Sur ce point, il faudra compter sur des campagnes de sensibilisation réelles et non suggérées comme c’est le cas aujourd’hui.

Les risques liés : à l’absorption de substances toxiques et psycho-actives (cannabis, cocaïne, LSD….), aux maladies sexuellement transmissibles (Hépatites, SIDA, MST…), aux différentes formes d’addiction (alcool, tabac, jeux…), à la prévention routière et à lutte contre la cyber et pédocriminalité, doivent être ouvertement et clairement traités.

Tous ces sujets trouveront leur place dans les pages du Puteaux-Infos et feront l’objet de campagnes d’affichages axées en direction des publics concernés. Ce dispositif sera complété par la tenue régulière de colloques ou de conférences.

Liens utiles : Mission Interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie - Drogues & Dépendances - Info Santé 92 (maladies sexuellement transmissibles) - Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES)

Violences_2c) Engagements fermes contre toutes les formes de violence et de discrimination

La loi très contreversée sur la réforme de la carte judiciaire a épargné la Ville de Puteaux, qui conserve son Tribunal d’Instance, à ce titre elle se doit d’être exemplaire en renforçant notamment ses actions en faveur du droit des victimes (juridiques et psychologiques).

- En mettant l’accent sur les risques liés aux violences intrafamiliales (violence faîtes aux enfants ou aux femmes). Une cellule de médiation conjugale existe déjà à Puteaux, elle doit enrichir et compléter ses domaines d’action.

- En mettant en place un espace de conciliation et de concertation entre les enfants et les parents en grande difficulté.

- En renforçant son travail sur la question de la violence scolaire (verbale et comportementale) et des jeux dangereux dans les cours de récréation (jeu du foulard..). Ce point relève du principe de la veille éducative déléguée aux acteurs locaux de l’éducation.

- Et en s’engageant à mener une lutte active et effective contre toutes les formes de discriminations ayant rapport avec : les origines sociales ou ethniques, l’orientation sexuelle ou la pratique d’un culte. La stricte parité entre les hommes et les femmes doit être valorisée.

Autres liens utiles : Institut National d'Aide aux Victimes et de Médiation (Inavem) - Tout savoir sur les Droits de l'Enfant - Allô 119 - Observatoire National de l'Enfance en Danger (Oned)

Videosurveillanced) La vidéosurveillance

Si la délinquance zéro n’existe pas, il faut redoubler de vigilance. Chaque atteinte physique aux biens et aux personnes ou les dégradations volontaires sont des actes intolérables qui doivent être réprimés et sanctionnés.

En cela, les caméras de vidéosurveillance constituent un outil préventif de sécurité publique dont il ne faut pas se priver. Ne pas s’en priver sans en abuser au risque de provoquer un effet pervers et inverse. La fantaisiste volonté affichée de la municipalité de se doter d’un parc de 350 caméras à l’origine du projet en 2002/2003, était un projet totalement surdimensionné et dont le coût total n’aurait jamais trouvé d’amortissement en termes de rendu de sécurité.

La vidéosurveillance est utile et bénéficie aux habitants, lorsqu’elle couvre des zones qui le nécessitent (parkings et passages souterrains, passages peu ou pas accessibles, parcs et squares et édifices accueillant des enfants). Les putéoliens doivent la considérer comme une alliée objective de leur sécurité et non comme un outil de restriction de leurs libertés individuelles. Une multiplication de caméras sur le territoire communal ne constitue pas une réponse à l’insécurité si aucune action préventive n’est engagée sur le terrain.

Cette vidéo-protection se révèle efficace lorsqu’elle est associée au travail d’une vraie police de surveillance « en patrouilles » ou « d’ilotage ».

Police_municipalee) La Police Municipale

Les missions de la Police Municipale –placée sous la responsabilité directe du Maire de la commune- sont d’un autre ordre et concernent l’application stricte des arrêtés municipaux, la sortie des écoles ou l’encadrement des manifestations.

Dans certaines villes (Neuilly Plaisance) la Police Municipale assure différentes tâches : accompagnement de personnes handicapées ou personnes âgées qui souhaitent effectuer des déplacements dans la ville (banque, médecin, pharmacie..). Pour ce faire, la ville a équipé sa Police de véhicules pouvant prendre en charge les personnes en fauteuils roulants. Un exemple parfaitement adaptable chez nous malgré les réticences exprimées lors du Conseil Municipal du 12 décembre 2007, liées à l’investissement que représente un tel équipement.

Une police de proximité et de prévention de la sécurité publique : une prévention civique et sociale. Bien sûr il ne faut pas négliger le travail de maintien de l’ordre public et mettre tout en œuvre pour faire encore reculer le sentiment d’insécurité.

Les polices municipale et nationale ne peuvent être opposées l’une à l’autre, puisqu’elles sont complémentaires et que leurs missions sont différentes. Leurs actions sur le terrain doivent donc être coordonnées et ne pas se chevaucher.

Les missions de la Police Municipale seront redéfinies de façon à lui assurer une visibilité et une reconnaissance auprès de la population. En devenant une véritable Police de proximité cela lui permettra de tisser des liens avec les habitants tout en leur apportant un sentiment de sûreté. Nous savons les personnes âgées ou les mamans avec de très jeunes enfants, très sensibles à cette surveillance accessible.

Son rôle sera déterminant pour installer une relation de confiance avec les jeunes, dont les regroupements attirent souvent la méfiance ou la crainte des riverains, permettant ainsi de dénouer les éventuels nœuds de tension.


Puteaux se donnera les moyens d’appliquer une sécurité préventive

Puteaux n’est pas une ville vierge de toute délinquance. La délinquance zéro n’existe pas et cet objectif ne peut-être atteint par une politique répressive dénuée de toute action liée à la prévention de la sécurité publique.

Cet effort nécessite d’y consacrer des moyens… un minimum de moyens, et certainement pas de présenter un budget municipal où pas le moindre centime d’euro n’est dépensé pour assurer une politique capable de s’attaquer à la délinquance et aux violences physiques et psychologiques.

La synthèse de ces propositions entre au cœur d’un nouveau Contrat Local de Sécurité. Le sujet est vaste et s’ancre profondément dans une volonté de paix sociale, et cela bien au-delà de nos seules frontières communales.

Si le souci de tous est de veiller à une véritable cohésion sociale en visant le vœu pieu d’une éradication des maux qui baignent notre société, cela passe également –et plus particulièrement à Puteaux- par une volonté d’insertion des personnes en difficulté et non d’une exclusion sociale devenue presque coutumière.

L’équipe de Puteaux Ensemble

D’autres liens pour cette contribution ? Pages sécurité de MonPuteaux – Blog Surveillons le VidéoSurveillance à Puteaux – Site de la Préfecture des Hauts de Seine – Portail du Ministère de l’Intérieur – Dossier vidéosurveillance dans Service Public – Dossier médiation sociale sur le site du Ministère de la Ville – Site de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (H.A.L.D.E.)

samedi 29 décembre 2007

Relations internationales : « Puteaux, ville européenne ? » par Olivier Jacques

Espace_shengenAu moment où l’Europe vient d’abolir les frontières entre 24 de ses états membres, permettant ainsi la libre circulation dans son espace de près de 400 millions de personnes, nous pouvons nous demander comment, dans un projet de renouvellement politique, nous pouvons définir la place d’une ville comme Puteaux face à la Communauté Européenne.

Il m’a semblé utile de se poser deux questions de fond sur ce sujet :
- quelle politique de développement et d’orientation européenne une ville comme Puteaux peut-elle mener ?
- quelle est la place accordée par la ville aux membres de la Communauté Européenne, et en élargissant ce point, à toute personne étrangère résidant sur son territoire ?

Développement et orientation européenne

Sur le premier point, le constat est un peu décevant : Puteaux est jumelée avec 8 villes dans le monde, dont 6 en Europe. Qui connaît, parmi les Putéoliens, cet état de fait, et qui est susceptible d’en citer ne serait-ce que deux, puis de les situer sur une carte ? Quand a-t-on vu des manifestations d’ampleur suffisante pour amener nos concitoyens à s’ouvrir un peu plus à d’autres sensibilités, d’autres cultures, d’autres ressentis ? Quels échanges forts existent, quels propositions de collaboration auraient-elle été mises en place ?

Sachez donc que Puteaux est jumelée avec Offenbach, banlieue de Francfort en Allemagne (1955), Mödling, à 16 km de Vienne en Autriche (1956), Zemun, commune de Belgrade en Serbie-Monténégro (1956), Esch-sur- Alzette, à quelques kilomètres de Luxembourg au Grand-duché du même nom (1956), Velletri, proche commune de Rome en Italie (1958), Braga, à 50 Km de Porto au Portugal (2001), ), Gan Yavné, sur la côte méditerranéenne d’Israël, à 40km de Jérusalem (1973), et enfin Kati, à 15 Km de Bamako au Mali (1985).

Force est de constater que ces jumelages sont pour la plupart fort anciens et peu mis en valeur. Ils nous permettent pourtant d’émettre quelques propositions et pistes de réflexions : chacune de ces communes a du ou doit réfléchir à la gestion de son territoire et de ses administrés avec des contraintes qui sont parfois bien différentes de celle de notre ville. Pourtant, on le sait aujourd’hui, il y a des solutions de gestion, en matière d’économique, d’urbanisme, d’écologie, de politiques culturelle ou scolaire, qui peuvent trouver une application universelle.

Une première idée de rapprochement plus fécond pourrait être d’échanger avec ces villes amies sur les solutions innovantes qu’elles ont pu être amenées à développer.

Pour donner un exemple concret : Braga, ville dotée d’un centre historique riche, a trouvé des solutions à la gestion piétonne d’une partie de ce centre, avec une activité économique et urbanistique maîtrisée. Ne pourrait-on imaginer une réflexion jumelée destinée à Puteaux, qui souffre terriblement d’une gestion urbanistique peu élaborée ?

Une autre piste serait de se demander si des échanges peuvent se développer dans le cadre scolaire : déplacer une classe « verte » dans le Latium Romain de Velletri peut être aussi passionnant que de le faire en Normandie ou en Bourgogne, mais peut se révéler plus enrichissant encore pour les enfants par la rencontre avec une culture et une langue différentes. Ceci étant, bien sûr, vrai dans l’autre sens : Puteaux, déjà riche de plusieurs communautés d’expatriés, trouverait un souffle certain à se confronter chez elle à d’autres ressentis.

La même Velletri a mis en place un agenda 21 local, une démarche dérivée de l’Action 21, imaginée lors du premier sommet de la Terre en 1992, et qui consiste à raisonner l’ensemble de la gestion d’une entreprise, d’une ville ou d’un pays sous l’angle du Développement Durable. Puteaux souscrit à cette démarche, mais semble avoir du mal à la mettre en application ! Plus généralement, on touche à ce qui nous manque profondément : une ouverture aux autres plus intense, plus riche et plus positive.

Cette dynamique municipale, on le sait, peut très vite se révéler un moteur formidable pour le développement de la Ville, et pour l’ouverture des esprits. Nous sommes tous inquiets de la bureaucratie européenne, des diktats que celle-ci imposerait à tous. Pourtant, une meilleure lecture des opportunités que nous offre le cadre européen, à travers notamment une politique d’échanges et de relations plus intenses, nous prouverait certainement très vite et très concrètement que le cadre européen est fait pour nous aider à avancer et non pour nous empêcher de progresser.

Europe_flagsEuropéens oui, mais putéoliens aussi !

La seconde question de fond est la place réservée aux Européens dans notre commune, et la manière dont ceux-ci l’occupent. Rappelons un fait simple : tout citoyen issu d’un des pays membre de la Communauté Européenne est potentiellement électeur aux élections municipales de sa commune de résidence permanente ET éligible dans une équipe municipale.

Beaucoup d’Européens ne sont pas au fait de ces dispositions. Pourtant, quelle meilleure étape pour s’intégrer à la vie d’un pays que de pouvoir y voter, voire participer activement à la vie sociale, économique ou culturelle de sa commune ?

Il semble donc nécessaire que les membres des diverses communautés de Puteaux, issus de pays de l’Union, n’hésitent pas à faire entendre leur voix aux municipales. Nous ne comptons pas pour rien (je dis nous, puisque Belge résidant en France depuis 25 ans, je fais partie de cette présence européenne, et je compte bien m’exprimer les 9 et 16 mars, en plus de cette tribune).

Pragmatiquement, rappelons à ceux qui ne l’auraient pas encore fait, qu’ils ont jusqu’au samedi 29 décembre 2007, 11h55 pour s’inscrire à la Mairie au service des Elections.

Mais il est aussi nécessaire que chaque communauté présente sur la commune fasse valoir son existence sous toutes les formes possibles : associations, propositions d’échanges, rencontres, manifestations culturelles spécifiques…

L’écho donné à ce qui existe est faible, et sans aucun doute nous gagnerions tous à mieux savoir ce qui se passe sur le territoire de la Commune. Il sera donc nécessaire d’envisager des relais au niveau municipal plus actifs, plus enclins à valoriser ce qui peut donner relief à des présences différentes, riches de découvertes et de possibilités nouvelles.

Nous connaissons la présence d’une communauté portugaise importante par exemple, dans notre Ville. Ne pourrait-on envisager une manifestation importante, avec une résonance forte autour de la culture portugaise ? Un festival du Fado, une exposition sur Fernando Pessoa ou les grands auteurs brésiliens, une rétrospective du jeune cinéma portugais, une mise en perspective de la puissance du Portugal, plus grand colonisateur des XVe et XIVème siècles pour l’ouverture sur le monde (Qui se rappelle des voyages précurseurs de Vasco de Gama ?) Et nous ne parlons ici que de la communauté lusophone. Mais il y a bien d’autres groupes qui ont contribué, et contribueront encore à tisser la culture de Puteaux et l’enrichir de leurs apports. Apprenons à les écouter, poussons-les à se faire entendre.

Olivier Jacques

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vendredi 28 décembre 2007

Entreprises & Développement Durable : "de la pensée globale à l'action locale" par Sophie Carnot

EnvironnementL’Assemblée générale des Nations Unies, 5 ans après le Sommet de la Terre à Rio, a constaté la globalisation économique, « le déclin de l’aide publique », « le rôle des investissements privés et des Entreprises » comme acteurs identifiés du changement.

I. Aussi, en 1997, sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) est lancée une démarche internationale pour amener les Entreprises à élaborer un « Bilan Sociétal » : la Global Reporting Initiative (GRI). L’Entreprise établit ce Bilan annuel parallèlement à son Bilan Financier, et elle rend ainsi compte de la façon dont son activité contribue à l’amélioration ou à la détérioration des conditions économiques, environnementales et sociales, au niveau local, régional et global.

Grâce à des Indicateurs de performances, l’Entreprise est amenée à travailler ses équilibres de survie en créant de la valeur pour son profit à court terme mais également à long terme et de façon plus élargie pour ses Parties Prenantes stratégiques : les Acteurs qui influencent et/ou sont influencés par ses propres activités (employés salariés ou externalisés, clients, fournisseurs, actionnaires, Collectivités locales et autorités de régulation, médias, experts professionnels ou académiques, associations, consommateurs, syndicats...).

Obligatoire en France pour les ENTREPRISES COTEES EN BOURSE depuis la Loi sur les Nouvelles régulations Economiques (NRE) de 2001, le bilan sociétal impose une vision intégrée, dans laquelle le développement économique ne peut-être dissocié des aspects sociaux et environnementaux » ; sur le long terme, cela implique de faire évoluer les modes de production, les pratiques de consommation et les comportements au quotidien. Ce bilan est accessible à chacun d’entre nous, comme aux Collectivités locales, et notamment aux mairies.

Il appartient en effet aux Collectivités locales d’impliquer les Entreprises, porteuses de l’emploi et du développement économique local. Une Mairie souhaitant dialoguer avec une Multinationale (ou sa Filiale, son Fournisseur ou Sous-Traitant) installée sur son territoire peut prendre pour base de travail son Bilan sociétal et ses indicateurs de performance.

Parmi la centaine d’indicateurs de performance GRI, on peut citer l’Indicateur S01 qui demande à l’Entreprise de lister les programmes qu’elle a mis en œuvre et ses pratiques en terme de gestion des impacts de ses activités sur les Communautés (Habitants) vivant sur le même territoire qu’elle. La Commune peut ainsi engager des partenariats avec l’Entreprise en toute connaissance de cause.

SemdevdurableII. La logique même du développement durable est de valoriser les ressources et filières locales, de sensibiliser les acteurs économiques aux opportunités territoriales, d’encourager les circuits courts de commercialisation (soutenir les commerces de proximité, soutenir l’économie sociale et solidaire et les emplois non délocalisables), de faire des activités économiques un facteur d’animation et de diversification de la vie locale.

Qui dit local dit PME. Depuis la « Stratégie Nationale de DD» adoptée en 2003, les PME sont également incitées à « prendre en compte individuellement et concrètement le DD ». Elles sont d’ailleurs demanderesses de cette responsabilisation, 89% d’entre-elles considérant que le DD est un élément incontournable du développement d’une entreprise. La Commune peut aider les PME sur ce point :

- Depuis la réforme du code des Marchés Publics de 2004, les Acheteurs Publics dont font partie les Mairies, peuvent préciser leurs exigences sociétales dans leurs appels d’offres ; ils peuvent choisir leurs Fournisseurs sur des critères sociétaux et les accompagner dans l’adaptation de leurs produits et services.

- Une Mairie peut se rapprocher des Services Consulaires pour aider ses PME à rentabiliser leurs activités tout en respectant leur environnement. Par exemple, Chambres de Commerce et d’industrie peuvent aider les PME à réaliser des pré-diagnostic environnementaux, qui peuvent aller jusqu’à des Eco-Audit, et à s’insérer dans des réseaux d’entreprises éco-responsables. La PME apprendra à identifier, mesurer et réduire ses rejets dans l’air (bilan solvant), son niveau sonore (carte bruit machines), ses déchets (diagnostic déchet, tri sélectif, bourse aux déchets pour diminuer le coût indirect de leur traitement). Elle sera aidée à mettre en place des méthodes (analyse du cycle de vie) pour envisager ensuite, dès leur conception, des produits et services qui respectent l’environnement et peu énergivores (éco-conception, éco-labels NF-Environnement ou labels européens). La PME sera aidée à respecter la réglementation en matière de rejets liquides (convention de raccordement avec la Commune, autorisation de rejet), informée sur les fonds qui peuvent lui être redistribués par les Agences de l’Eau, en échange de la maîtrise de ses rejets polluants dans l’eau, sur la manière de recycler l’eau pour réduire ses coûts économiques et écologiques. La PME apprendra à optimiser sa consommation d’énergie, économiser et valoriser ses matières premières ou secondaires (recyclages). Enfin la PME sera aidée à intégrer les contraintes réglementaires lors de la vente d’un site, apprendra à éviter les risques de pollution de son sol par l’utilisation de nouveaux procédés de technologies propres, à éviter les risques technologiques sur le territoire (aide des Ingénieurs du réseau ARIST, avantages financiers auprès des Assurances et des Banques).

Graphique_durableIII. L’exigence de DD va dans le sens d’une logique d’ENGAGEMENTS RECIPROQUES entre la Commune et l’Entreprise.

- Par exemple, le remboursement des fonds publics peut être prévu si l’Entreprise délocalise ou supprime des emplois prévus dans le contrat durant une certaine période, et/ou bien est bénéficiaire.

- Les schémas d’aménagement du territoire peuvent stipuler la transformation des subventions aux entreprises en prêts remboursables, excepté pour les entreprises qui apportent un plus en terme de responsabilité sociale (l’économie sociale et solidaire, le commerce équitable, le tourisme responsable), par exemple les sociétés coopératives assurant une vie démocratique en leur sein…

- Les projets envisagés entre la Commune et l’Entreprise peuvent être conditionnés à l’estimation de leur «empreinte écologique sur l’ensemble de leur cycle de vie » (effets sur la biodiversité, sur la santé, empreinte énergétique, quantité de gaz à effet de serre produite, consommation globale de fluides : eau, gaz, pétrole, électricité).

La logique de DD pousse également à la COOPERATION INTER-ENTREPRISES, aux synergies locales, à la MUTUALISATION DES SERVICES au bénéfice de l’homogénéité du territoire et de sa gestion intégrée et plus économe : Enumérons des domaines d’engagements collectifs possibles :

- Partager les réseaux urbains (approvisionnement en eau, énergie, électricité, télécommunications…) entre différentes entreprises utilisatrices, pour une gestion rationnelle des ressources…

- Utiliser en commun les services communaux (réseaux d’assainissement…)

- Utiliser les ressources locales, lien entre la ville et son milieu : soleil, chaleur souterraine, cours d’eau ; par exemple, il est possible d’utiliser des lignes fluviales de transports et/ou de marchandises et/ou déchets…

- Imaginer la distribution des marchandises au centre ville à partir d’une plateforme de distribution logistique administrée par les services de la Commune, avec des circuits de distribution établis en concertation avec les Entreprises utilisatrices, à partir de points relais dans les quartiers, pour réduire au maximum la pollution par les transports ; utiliser des véhicules de livraison de petite taille, aux modes de propulsion les moins polluants et les moins bruyants…

- Mettre en place des plans de déplacement d’Entreprises (PDE) coordonnés favorisant les transports domicile-travail en mode alternatif à la voiture individuelle, visant à accroître la fluidité du trafic des transports collectifs, renforçant la sécurité routière, améliorant la mobilité des personnes handicapées…

- Ouvrir des « bureaux de proximité multi-entreprises » , des « centres d’activité » pour maintenir les PME et artisans au cœur des villes et pérenniser leurs emplois, construire des logements au plus près de leurs lieux d’activités…

- Créer de petits pôles multifonctionnels, où chaque entreprise puisse trouver la majorité des services dont elle a besoin : veille commune en matière réglementaire & d’innovation environnementale, mutualisation des structures d’appui à la formation/recherche/développement, partenariats entreprises/écoles, apprentissage & alternance, services communs de proximité (garde d’enfant, services publics, santé, banque, lieux de sport et culture), pôles accessibles facilement et restant bien connectés au reste de la ville pour éviter de créer des enclaves…

- Rendre le foncier moins cher pour les Entreprises qui enclenchent des démarches de bâti énergétiquement performantes (et développement de solution énergétiques renouvelables) pour leurs bureaux… ou faire bénéficier les bâtiments très économes en énergie d’une plus grande surface constructible (coefficients d’occupation des sols plus importants)…

- Favoriser le développement des techniques de chantiers moins intrusives et donc plus économiques, l’utilisation de nouveaux matériaux meilleur marché, la gestion des chantiers de construction en maîtrisant et valorisant les déchets, en prévenant les pollutions, les nuisances sonores et les émissions polluantes…

- Lutter contre les artificialisations et l’imperméabilisation des sols, favoriser la végétalisation de leurs espaces extérieurs par les Entreprises…

- Demander aux sites industriels de récupérer l’eau de pluie, ou aux supermarchés compte tenu de la superficie de toiture dont ils disposent (pour les toilettes, l’arrosage des espaces verts, les machines à laver la vaisselle des cantines, les réserves pour incendie…)

- Favoriser la valorisation et la préservation du patrimoine du territoire (dons, fondations d’entreprises)…

Sophie Carnot

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jeudi 27 décembre 2007

Chauffage Urbain : "Chaufferie Roque de Fillol : que faire pour limiter le risque ?" par Evelyne Hardy, Annie Keszey et Valérie Saliou

Parisien310506Sur notre commune, le risque industriel majeur est indiscutablement la Chaufferie du 80, rue Roque de Fillol. Il s’agit d’une installation industrielle qui dessert les immeubles du Front de Seine (le France, Bellerive…), soit 3 à 4000 logements. Elle est classée pour la protection de l’environnement (ICPE) et soumise, à ce titre, à des obligations légales et réglementaires particulières.

L’attention s’est une nouvelle fois portée sur cette chaufferie début 2007, avec l’enquête publique intervenue sur le remplacement des chaudières existantes (fioul lourd et fioul) par des chaudières mixtes (gaz + fioul domestique), et le passage de 7 à 12 mois d’exploitation annuelle. L’expert a rendu ses conclusions et recommandations le 23 mars 2007. Il semble que celles-ci soient restées lettre morte et que la mairie de Puteaux ne les ait même pas réclamées à la préfecture !

Cette chaufferie est dangereuse pour l’environnement et pour la population. Elle génère de nombreuses nuisances. Elle pratique des prix prohibitifs. Il faut donc impérativement s’interroger sur les mesures à prendre.

Une chaufferie dangereuse pour l’environnement et pour la population

- Pollution de l’air : La chaufferie est située dans un secteur particulièrement pollué, du fait notamment de la circulation automobile. Après le changement de combustible, la situation devrait s’améliorer au niveau des rejets de produits soufrés, dioxydes, suies etc., le gaz naturel étant sur ce plan plus « propre » que le fioul lourd. Par contre, l’enquête a révélé une augmentation de 3,5 % des émanations de gaz carbonique (les effets de ce gaz sur la santé n’étant d’ailleurs pas abordés dans l'étude d'impact). L’industriel est particulièrement cynique sur ce point indiquant qu’un peu plus de pollution ne change pas grand-chose !

- Risque industriel : Quid en cas d’accident ? Est-il besoin de rappeler que la centrale de Courbevoie a explosé en 1994 ? A Puteaux, les riverains ne sont pas particulièrement informés de la conduite à tenir. Des mesures de sécurité sont prises au niveau de l’usine, mais au-delà de ses grilles, il n’y a pas de périmètre de sécurité. La nuit et le week-end, la chaufferie est surveillée à distance et sans présence humaine, ce qui ne simplifie pas la prise de décision en cas d’accident. Ce quartier est archiurbain et particulièrement dense, les permis de construire continuent d’y être accordés sans précaution particulière. La pression foncière et immobilière ne fait pas bon ménage avec la sécurité. On imagine la catastrophe en cas de problème grave. Bref, la présence même d’une chaufferie dans un tel environnement est une aberration !

Une centrale pratiquant des tarifs prohibitifs

Les tarifs pratiqués par la chaufferie sont extrêmement élevés. Une rapide comparaison effectuée entre d’une part, un appartement de 80 m2 à Bellerive chauffé par le chauffage urbain et d’autre part, un appartement de 65 m2 rue Roque de Fillol chauffé électriquement fait apparaître un écart au m2 de 38 % sur le montant de la facture annuelle de chauffage, eau et électricité. Devinez qui paie le plus cher ? Bellerive bien sûr (21,36 euros/m2 contre 15,52 euros/m2). Consultez le tableau comparatif suivant Téléchargement cout_chauffage_bellerive2007roquedefillol171207.xls

Il ne faut pas perdre de vue le contexte économique de cette affaire. La chaufferie est gérée par CICEO, filiale de DALKIA (groupe Véolia), principal concurrent d’ENERTHERM ( qui gère la chaufferie de Courbevoie).

Cette chaufferie renvoie par ailleurs au dossier complexe du juteux marché du chauffage urbain de la Défense. Actuellement dirigé par Charles Ceccaldi Raynaud, le SICUDEF (Syndicat intercommunal de chauffage urbain de la Défense) réunit le département des Hauts-de-Seine et les 3 communes concernées par le chauffage urbain de la Défense (Courbevoie, Nanterre et Puteaux) ; c’est le SICUDEF qui a concédé à Enertherm le marché du chauffage de la Défense. Rappelons le rapport de la cour des comptes et les enquêtes judiciaires en cours sur la gestion du SICUDEF.

Autre facteur important : la demande en chauffage urbain tend à diminuer. La plupart des bâtiments nouvellement construits disposent de leur propre système de chauffage et de climatisation. L’offre, quant à elle, croît. Les environs comptent déjà deux énormes chaufferies à rayon de desserte de plusieurs kilomètres, celle de la Rue d’Alençon à Courbevoie (récemment « relookée ») et celle, en cours de construction malgré l’avis défavorable du commissaire enquêteur d’alors, de la rue Noël Pons à Nanterre. Ne serait-il pas judicieux d‘organiser une meilleure synergie entre ces deux installations et celle de Puteaux ?

La chaufferie putéolienne est une « petite » installation dont la rentabilité et l’utilité peuvent être remises en question.

Que peut-on faire ? Pour l’instant, cette chaufferie existe et il faut faire avec.

Dans l’immédiat, il faut la mettre sous étroite surveillance et faire le point sur les mesures existantes et celles à prendre en termes de sécurité.

Cela signifie tout d’abord, la mise en œuvre immédiate des préconisations de l'expert-enquêteur Téléchargement ciceo.pdf:

- assurer une information transparente et objective des riverains sur les travaux en cours et sur l’installation en général,

- informer la population sur les dispositions prises pour limiter les dangers et les nuisances réelles, sur la surveillance et la signalisation de la chaufferie,

- communiquer les dispositions prises entre les pompiers et CICEO en vue d’intervention éventuelle,

- faire effectuer des analyses indépendantes et régulières de l’air et prendre des dispositions en cas d’alerte à la pollution de l’air. Il est notamment possible d’intervenir auprès de CICEO pour le contraindre à signer un protocole avec Airparif concernant ces points.

Il semble qu’il ait un projet d’extension de zone géographique de la chaufferie. Si un tel projet existe, il faut bien sûr s’y opposer.

À plus long terme, il faut tout remettre sur la table : Un contrat de concession a été signé le 1er septembre 2005 pour une durée de 15 ans entre la Ville de Puteaux et CICEO. Il faut d’ores et déjà penser à l’après et notamment : analyser tous les accords passés avec l’exploitant, évaluer les besoins exacts, réaliser un audit sur les avantages et les nuisances réels de l’installation, et éventuellement rechercher avec l’exploitant et les différents intervenants des solutions alternatives pour remplacer ce système. La seule énergie non polluante étant celle que l’on ne consomme pas, il convient également d’intervenir au niveau de la maîtrise de la consommation, notamment en améliorant l’isolation des bâtiments publics et privés.

Evelyne Hardy, Annie Keszey et Valérie Saliou

D'autres liens pour cette contribution ? Pages chauffage urbain de MonPuteaux - Dossier attention chaufferie des Verts - Enquête de l'observatoire des réseaux de chauffages urbains - Profession ingénieur : le chauffage urbain c'est quoi ? - Site de la FG3E - Portail du Ministère de l'Industrie (catégorie risques industriels)

Intercommunalité : "Puteaux, La Défense : axes majeurs alto-séquanais" par Bernard Caumartin

La_communaut_de_communesButs de l’Intercommunalité et du SCOT

Optimiser et mutualiser les énergies, les projets, les coûts…

Positionnement

La Commune, l’Intercommunalité, le Département, la Région et la Nation

Pourquoi l’Intercommunalité et le SCOT ?

Juste au dessus de la commune, et en dessous du Département, l'intercommunalité est l’étage supérieur d'administration locale français depuis la loi Chevènement de 1999.

Ces structures intercommunales, plus souvent maillées administrativement que fonctionnellement, cofinancent, en grande partie, les transports publics, le ramassage des déchets, les grands équipements sportifs, culturels et aussi les programmes d'urbanisme (PLU).

Elles permettent, notamment, de mieux unifier les politiques publiques (harmoniser le développement des zones commerciales et artisanales), de lisser des dépenses ou les requalifier, de faciliter la vie des citoyens (si tarifs différents dans les établissements culturels et sportifs)…

Le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) quant-à-lui remplace l’ancien « Schéma Directeur ».
Son importance est cruciale, car il doit rendre compatible le P.L.H. (Plan Local de l’Habitat, les P.D.U. (Plans de Déplacements Urbains) et les S.D.C. (Schémas de Développement Commerciaux), sans parler des opérations foncières ou d’aménagement…

De plus, il doit respecter un périmètre et des délais

Organisation

Matricielle (projets transverses et transcommunaux) : villes (zonages : cf. illustration ci-dessous) X thématiques (les transports publics, le ramassage des déchets, les grands équipements sportifs, culturels et les PLU…)

Plan_de_situation_cle28a7e9_2


Quelles Formes d'intercommunalités pour Puteaux ?

Les E.P.C.I. (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale), les syndicats intercommunaux , à vocation unique (SIVU) ou à vocation multiple (SIVOM) et les syndicats mixtes à fiscalité propre, la communauté d'agglomération, créée par la loi Chevènement du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale, etc…

Qui ?

La pièce de l’Intercommunalité (via le SCOT) est stratégique dans la « Maison Puteaux » et mérite une pièce à elle-seule.

Son importance est telle, avec le SCOT, qu’une grande partie de l’avenir de la « Maison Puteaux » dépend de cette seule pièce.

Conclusion / Proposition

Le futur Maire de Puteaux devra être un visionnaire ; il sera le guide, l’inspirateur principal des axes de développement de sa Commune.

Il pourra bien sûr et sans doute compter sur son équipe, mais il devra être représenté à « plein temps », par un Conseiller Municipal, ou mieux un Adjoint, ambassadeur du Maire auprès des tiers (autres communes, administrations…) capable de convaincre et de faire avancer Puteaux sur le chemin du modèle de la « Maison Puteaux ».

Bernard Caumartin
Président de l'Association Soyons Fiers de Puteaux !

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mercredi 26 décembre 2007

Stationnement : "Chacun à sa place !?!" par Marjolaine Chiriaco

BornePuteaux est une ville de banlieue, et malgré la proximité de Paris et la diversité de l’offre de transports en commun (RER, train, tram, métro, bus), les putéoliens doivent souvent utiliser leur véhicule particulier pour deux grandes raisons : les transports en commun presque exclusivement orientés Paris-banlieue font de la voiture le choix naturel pour les trajets banlieue-banlieue (entre 20 minutes de voiture et une heure de RER en passant par Châtelet, le choix est rapide !) ; la population de Puteaux comporte de nombreuses familles qui se déplacent plus facilement « en bloc » dans une voiture qu’à vélo ou en transports en commun.

On peut alors aisément identifier trois sortes d’automobilistes putéoliens, qui n’ont évidemment pas les mêmes besoins en termes de stationnement :

- les utilisateurs quotidiens habitants la commune : ils utilisent la voiture pour aller travailler, et ne restent donc pas stationnés en journée mais ceux qui n’ont pas de parking privé connaissent tous les soirs les désagréments de la recherche d’une place – parfois 20 minutes en passant régulièrement en bas de chez soi…

- les utilisateurs occasionnels : ils utilisent la voiture pour les sorties, essentiellement le weekend, leur véhicule reste donc longtemps en stationnement.

- les non-putéoliens : ils rendent visite aux putéoliens, essentiellement le soir et weekend, et les salariés de la Défense.

Une fois ce constat établi, il convient de répondre à ces questions : comment libérer des places de stationnement pour nos trois catégories d’automobilistes ? Quels tarifs appliquer ? Pour la première catégorie et pour les salariés de la Défense, recherchons plutôt à la solution « parking ». Nous parlerons ensuite de la solution « stationnement résidentiel » qui semble plus adaptée à notre deuxième catégorie. Il faudra modifier le stationnement non résidentiel pour les visiteurs.

LES PARKINGS

Les utilisateurs quotidiens sont à l’origine de l’engorgement des rues de Puteaux aux heures de pointes. Chercher à offrir des places de parking fixes à un maximum de Putéoliens permettrait de limiter cet effet, surtout en fin d’après midi, lorsque l’engorgement des voies est augmenté par la recherche d’une place libre, et cohabite dangereusement avec un plus grand nombre de piétions à ces heures.

La municipalité de Puteaux propose 5 parkings à ses habitants : les parkings Rive Ouest, Roussel, et Oasis, situés presque dans le même pâté de maisons, le parking Jules Verne, plus dans les hauteurs, et le parking Godefroy, plus près des quais de seine. Le tarif est de 69 euros par mois : il s’agit à peu près du prix d’une place privée, la mairie pourrait donc faire un effort financier de ce côté-là. Par ailleurs, d’après les dire du service du stationnement de la mairie, les parkings sont saturés, les demandes nombreuses, et il est fréquent qu’une demande donne lieu à un refus ou à une attente très longue.

Pourquoi donc ne pas regarder également du côté des parkings de la Défense en jouant la carte du partenariat entre la société gestionnaire (Vinci Park) et la mairie de Puteaux. Ces parkings sont ouverts 7J/7et 24H/24. Le tarif de base pour une formule 24H/24 est à partir de 117,90 € / mois avec des déclinaisons pour une semaine et un mois.

Pour les habitants de Puteaux limitrophes de ces parkings, n’est-il pas envisageable de négocier une tarification adaptée avec, pourquoi pas, une prise en charge assumée par la municipalité ? De même pour les salariés de la Défense, une forme de partenariat avec les entreprises du quartier d’affaires n’est-elle pas une solution possible, de manière à désengorger les rues de Puteaux ?

En complément, il serait utile que la municipalité mette en place un service qui collecte toutes les places de parking privées mises en location par leur propriétaire, permettant aux éventuels locataires de trouver plus facilement un bail.

LE STATIONNEMENT RESIDENTIEL

C’est au début des années 2000, lors de la mise en place des premières actions environnementales, qu’est né à Paris l’idée de « stationnement résidentiel ». Ce concept a été mis en place afin d’inciter les parisiens à emprunter les transports en commun plutôt que leur voiture, par souci d’écologie. Dans notre ville où de nombreuses familles ne peuvent aujourd’hui se passer d’une voiture, le stationnement résidentiel a été mis en place afin de limiter les effets des « voitures ventouses », des visiteurs (dont les salariés de la Défense) et de faciliter le stationnement pour les habitants de Puteaux. Il faut s’en féliciter, mais ne pas s’en contenter.

Au printemps 2007, le Conseil Municipal a validé l’extension du stationnement résidentiel au quartier du Vieux Puteaux, après avoir mis en place celui-ci en 2006 dans les quartiers Bellini-Front de Seine, Colline et Rosiers-Lorilleux. Les tarifs proposés sont les suivants : 0,10 € / jour et 0,60 € par semaine (pour les résidents sur zone), 1€ / heure (visiteurs et résidents hors zone) et 1€ / heure (maxi. 2h consécutives) pour les artères commerçantes.

LE STATIONNEMENT NON RESIDENTIEL

Le stationnement résidentiel ne s’adresse qu’aux putéoliens, et c’est sans doute une bonne chose. Il ne faut pas pour autant oublier les non putéoliens en visite dans notre ville. Si ces visites sont de courte durée, les véhicules peuvent s’adapter au stationnement payant tel qu’il existe aujourd’hui. Mais pour les visites de plus longue durée comme c’est le cas souvent le week-end (famille et amis), la note est un peu salée !

Envisageons donc de rendre le stationnement gratuit le samedi, comme c’est déjà le cas le dimanche. En effet, la tarification du stationnement non résidentiel est en partie faite pour inciter les salariés de la Défense à ne pas stationner en ville : cet argument n’est plus valable le samedi.

Nous pouvons également penser à libérer certaines places aujourd’hui inutilisables. Un exemple est celui des places occupées par les palmiers rue Jean Jaurès : pourquoi ne pas remettre en activité certains de ces emplacements pour les livraisons – et pour les livraisons uniquement, la police municipale devra y veiller.

LE STATIONNEMENT ABUSIF ET DE CONFORT

Si le principe de favoriser le stationnement des habitants n’est pas remis en cause, le fait de constater que l’anarchie et les incivilités perdurent (et ne sont pas sanctionnées) dans de nombreux quartiers n’est pas admissible ! Les débordements constatés dans le quartier des Rosiers en sont la triste illustration et amènent à se poser la question des directives données à la Police Municipale : combien de fois a-t-on vu une voiture de la police municipale passer à côté d’une série de voitures garées en double file et ne pas y prêter attention ou pis, s’ajouter à la file ? La police municipale doit faire respecter la loi, y compris pour les automobilistes !

Il n’est pas question de sanctionner les propriétaires de voitures. Il est question du partage des espaces communs, du respect du code la route et de libérer les voies de circulation (notamment pour des raisons de sécurité vis-à-vis des services d’urgence ou de la visibilité). Les automobilistes indélicats doivent aussi être verbalisés quand ils ne respectent pas ces règles.

Il faut pourtant observer que le stationnement anarchique est la conséquence d’un manque de place de stationnement. L’embellissement des rues a en effet souvent provoqué la suppression de nombreuses places. Réussir à lier les volontés souvent opposées d’embellissement d’espace urbain et d’amélioration de la situation du stationnement montre l’accent qu’il faut mettre sur la rentabilisation des places disponibles.

A plus long terme, n’oublions pas que limiter le nombre de voiture et leur utilisation nous rendrait bien service sur le sujet du stationnement ! Je vous renvoie pour cela aux diverses contributions sur les transports, la circulation, les circulations douces…

Marjolaine Chiriaco

D’autres liens pour cette contribution ? Pages transports du site municipal – Pages stationnement de MonPuteaux – Site de l’EPAD – Site de VinciPark (gestionnaire des parkings de Puteaux et de La Défense) – Dossier circulations douces de l’Association Colline de Puteaux

Pièce des citoyens